PREFACE
Lt' 'l'raitc di' Tohiriniétrir. de I\'f, lUmhai, dont s'enrlchii an.jourdlmi la Colleclion de la Kovuc ir()i)litiuc, a suHaiU pour objets comme railleur findiijne lui-même, dans riiilrudiictidn, Vexammi délaillé des appareils servant aux mesures polan'méiriijues, l'élude ■-■ en se li'mitaiU à la partie expérimentale ■ du pouvoir rolatoire moléculaire, du pouvoir rolaloire crislallin, de la polarisation rolatoi/e magnétique. H s'agit là, comme ou sait, de suj\.ls que M. hruhal a travaillés lui-môm.e avec succi^s au laboratoire et dont il peut parler e)i- toute couiinissauce de cause. Sur ces queslioii-s, M. Jiruhat indlquyi avec précision et clarté l'état actuel de nos connaissances, il montre aussi que, par bien des ctUés, ce va.'^'t.: sujet d'études mérite toujours n-ne atteniion parlii'ulière de la part drs physiciens cl des cliimisles : de nomudles recherches s'imposent cl elles n'auront pas .'senlenuuit pour Jml de compléter des résultats édjà acquis.
La technique des mesures polar imétriques a /ait de grands progrès. Non seuUmvut on. a perjectionué les appareils de mesure, mais oit dispo.'ie ans.n de sources monochromatiques de grande brillauce, don-naul pourtant, des radialions suljlsammeni pures : or ces qualités de la source intervienuml directement dans la précision des résultais. Il est intére.^sant de comparer nos installations polarimétrlques actuelles avec celle dont Ih'ot s\sl servi pendant plus de quarante ans, oii. h: polariseur était une simple glace de verre noir. Biot .mvait si bien tirer parti de cet appareil pourtant si imparfait qu'il le préférait syslémaliqUemenl aux pri.tmes de Nicol, auxquels il ne ménageait pas, même en iSOo, ses criliques. Il aurait changé certainement d'avis s'il avait pu expérimenter ces polariscurs h r.liHmj) noruuil, tels que Lippich, le premier, en- a construit > l qui résultent d'une étude plus allenlive de la polarisation dans le, spath : il aurait été frap/>é, en regardant k soleil à travers deux de ces instruments croisés, de voir le disqw s'éteindre tout à fait, alors que, avec des glaces noires ou des niçois, il laissi' un résidu de lumière insupportable.
Depuis que P>iot a trouvé les premiers liquides agissa.n.t sur la himière polarisée, un a reconnu qu'un nombre considérable ■- on en connaît peutêtre actuellement mie centaine de mille — de composés liquides ou dissous présentent le pouvoir rolatoire. J.ès chimistes ne peuvent plus se passer du polar imètre, ils reconnaissent Unis les services immenses qu'il a' rendus, en leur permettant de distinguer par un simple examen si ufse molécule fst dissymétrique, en leur fournissant un 'nouveau procédé de dosagi., en suggérant enfin ces conceptions siéréochimiques qui jouent un râle coAsidêrable dans la