‹ Traite de PolarimetrieChapitre 2 sur 104 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

chimie actuelle. Aussi est-il toujours bon de rappeler le passage qui termine le grand mémoire de Biot, paru en 1860 dans les Annales de Chimie et de Physique, dans lequel il indiquait que petidant bien longtemps il avait cherché en vain à faire appliquer celte méthode physique nouvelle^ qui n^est entrée dans la pratique qu'après les découvertes de Pasteur :

« Malheureusement pour l'importateur de ces nouveautés, il arrivait étranger a dans le royaume, des chimistes, leur apportant des procédés et des méthodes dont « ils n'avaient aucun usage, ni ni:, sentaient L' besoin. Pendant bien des années, « il eut beau indiquer, signaler des sujets de recherches où Von aurait pu s'en « servir avec avantage, il ne trouva guère que des indifférents ou des incrédules» « Enfin, après beaucoup de temps vainement perdu à des instances devenues « presque incommodes, quelques naturels du pays, jeunes et ayant leur fortune « à faire, essayèrent d'appliquer les caractères optiques à leurs investigations <t de chimie pure ; et ils virent alors s'ouvrir devant eux des horizons de vérités « nouvelles que l'analyse pondérale toute seule aurait été impuissante à mani' infester.» 1

Biot, donnait aux chimistes un autre conseil qui n'a été suivi que bcauioup plus tard encore : il leur disait de faire systématiquement les mesures polari* métriques avec plusieurs radiations. Les laboratoires de chimie, surtout depuis les applications importantes qtie E, Darmois a faites de ces mesures de dispersion rotatoire, commencent à être outillés pouf' faire des déterminations avec deux radiations au moins,' deux raies du mercure. Mais, encore maintenant, pour l'immense majorité des corps naturellement actifs, on ne connaît , les pouvoirs rotatoires qtte pour la raie D. En ce qui. concerne, la polarisation rotatoire magnétique, il reste encore plus à faire. Il n'est pas douteux que les recherches sut ce phénomène vont êWe poursuivies phis activement, maintenant que les progrès dans la production des champs magnétiques viennent les faciliter. Il sera très important, du point de vue physique pur, de distinguer les divers modes de dispersion rotatoire magnétique au voisinage des bdndes larges ou des raies d'absorption, rfj voir aussi si réelUment les corps, paramagdêtiques se distinguent des corps diamagnéttques à ce point de vue. Ces deux' questions ne peuvent pas, je .crois', être séparées.,' il est très curieux en effet de consta^ter qVLe les corps paramagnétiques sont colorés, ou bien au mains qu'ils présmtent dans le spectre visihle — commt- c'est le cas de l'oxygène pat exemple — des. raies étroites. ■' '. . ; ' = . i \

On we manquera pas. d'êtru 'frjftp^é, enUéaH l'okikagè'de M, Bruhat, Je, trouver, parmi les qùesHms q-i/i,i m 's^t^tp^^vntcitf f^^luès, .^çlgues^ur^esldiii celles qui préçccupm^nt d'éfà^Bipi <Sii i^ï'l,*^^'! \ i\ \ i % , \ \ }j. l ; ç,i ,| f ■, { * i:l')

Vériigm$ posée parfè^^soîtk'èpiti avait fait de si Impies re&ftm^^\ consacré depuis tant .d'éf^i((k,\'^l rdiffïcile, il faudra, s^nà 4c^4^, fi^i^^'

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