DIRECTION DE BIRÉFRINGENCE NULLE 3I
£ à l'état liquide ou à l'état dissous, existe évidemment encore dans ,1, et il paraît d'ailleurs normal que tous les corps qui possèdent le rotatoire moléculaire possèdent aussi le pouvoir rotatoire cristallin, îjà cette idée qui avait guidé Biot dans son étude des cristaux de lais il avait été impossible, au XIX^ siècle, de la soumettre à un expérimental sérieux, car la plupart des substances actives donnent :.aux biaxes.
travaux de Pocklington, de Dufet et de Longchambon ont montré ce du pouvoir rotatoire dans tous les cristaux provenant de subsctives en solution qu'ils ont examinés : on peut aujourd'hui consimme absolument certain que l'activité des molécules dissymétriques se retrouve toujours dans l'état cristallisé.
xistc d'ailleurs -aussi, parmi les cristaux biaxes actifs, un groupe ndant à celui du quartz', formé par des substances ne présentant ouvoir rotatoire moléculaire : nous reviendrons plus loin (§§ 198 ur l'interprétation de ce phénomène.
autre fait important, mis en évidence. dès les premières mesures de ;ton, et sur la signification duquel nous reviendrons également plus 94), est V inégalité possible du pouvoir rotatoire suivant les deux axes Pocklington a trouvé, pour les deux axes du saccharose , des rotar mïlliriiètre qui étaient respectivement + 6^,4 et — 2°, 2. ;i, d'après Longchambon, les valeurs des rotations par millimètre tain nombre de cristaux biaxes pour la radiation verte \ = 5461 A ure.
stances ne présentant pets le pouvoir rotatoire moléculaire :
ormiate de plomb anhydre 18°
Drmiate de strontium à 3 H^O. ...;'. 1°
jlfate de magnésium (çpsomite) 2^,30
cide iodique S^^â
ubstances présentant le pouvoir rotatoire moléculaire :
. laxea'. . + 6Q,i9' [p] = + 366° [a]=+ 79°
'^® ■ ' ■ "iaxe a . . — l°,8o — , lll°,2
droit d'ammonium . — 10° -^ 625° + 40°.
jmalate d'ammonium. + 37°,2 +16240 -1-2550,8
ène-camphre droit . . + loo + 8810 ■ + 5280
ïmphre droit . . . . — 820 — 37930 + 484°, 8
s ce dernier tableau ou a inscrit, pour chaque corps, le pouvoir spécifique [a] observé en solution, pour la même radiation, et le. 'otatoire spécifique cristallin [p] calculé par la m£me règle (§ 105),
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c'est-à-dire défini, à partir de la rotation p par millimètre (o,oi décimètr et de la densité d du cristal, par la relation :
On remarquera que les pouvoirs rotatoires spécifiques, qui sont ramen dans les deux cas à une même quantité de matière active, ont des valeu nettement différentes pour le cristal et pour le corps à Vétat dissous : ils pe\ vent même être de signes contraires. C'est d'ailleurs le résultat qu'ava donné depuis longtemps l'étude des corps uniaxes, pour lesquels voici que ques valeurs du rapport [ç'JD./EalD '-
Sulfate de strychnine +25 (Descloizeaux).
Camphre de Matico. .:..... -|- 6,14 (Traube).
Camphre des laurinées -+- 1,17 (Traube).
Tartrate de rubidium — 14,8 (Wyrouboff).
185. Dispersion rotatoire cristalline. — Nous ne reviendrons pas si l'étude, que nous avons déjà faite ( § 136), de la dispersion rotatoire du quar j ' et des formules qui ont été proposées pour la représenter : il est certain qu
de tous les corps actifs, à activité moléculaire ou cristalline, le quartz e celui dont la dispersion rotatoire a été étudiée avec le plus de précision dans le plus grand domaine de longueurs d'onde. La dispersion d'un ce tain nombre d'autres cristaux cubiques et uniaxcs actifs a été détermin^ par Rose [672] et des mesures sur le chlorate de sodium ont été égalemei faites par Perucca [673]. L'un et l'autre de ces auteurs ont montré que 1 résultats obtenus pour les cristaux incolores peuvent être convcnableme: représentés par des formules de Drude (§ 133).
La dispersion rotatoire des cristaux biaxes n'a jamais été étudiée d'ui façon complète : la dispersion des axes oblige à n'employer aux mesur que des radiations presque parfaitement monochromatiques (§183); paraît difficile d'obtenir une lumière suffisamment monochromatique en même temps assez intense par purification spectrale de la lumière bla che; les mesures n'ont pu être faites jusqu'ici que pour la raie jaune c sodium (X == 5S93) et les raies jaunes (X = 5770 et 5790), verte (X= 546 et indigo (X= 4358) du mercure. Du moins Longchambon a-t-il eu soi pour tous les cristaux qu'il a étudiés, de mesurer le pouvoir rotatoire po les différentes raies du mercure, et ces mesures ont fourni, pour les cristai donnés par des substances actives, un résultat particulièrement rema quable : bien que le pouvoir rotatoire spécifique moléculaire {en solution < à Vétat liquide) soit très différent du pouvoir rotatoire spécifique cnstalU et ait même quelquefois un signe opposé, les deux phénomènes présentent l