Ordonnances des rois de France^ t. I, p. 82 , 88 et
276 TRAITÉ DE POUTIQUB.
résolues par les fameux Établissements de saint Louis; mais tout a été perdu. Les bistoriens du temps ont complètement négligé ces faits. Jl y a lieu de croire que cette participation du tïers-état, au moins à certaines affaires administratives d'un ordre général, eut lieu d'une manière à peu près régulière sous saint Louis, peut-être encore sous son fils Philippe le Hardi, mais certainement sous son petit-fils Philippe le Bel. On possède deux ordonnances, sur les monnaies^ qui en sont la preuve*. Or cette participation du tiers- état dans les affaires administratives^ quelque médiocre qu'on la suppose, était certainement un acheminement à l'idée de leur donner une place dans les assemblées générales delà nation. Cette idée fut réalisée par Philippe le Bel dans les États généraux de 1302».
Je m'arrête ici : je touche aux origines du gouvernement représentatif. Si j'allais plus loin je deviendrais historien; telle n'est pas ici ma tâche. Mon but n'était que de démontrer qu'il existait des formes de gouvernement qui n'étaient pas comprises dans la classification que nous avons