‹ Traité de politique et de science sociale (volume 3)Chapitre 24 sur 54 · Ne pas organiser Tacceptation c'est pour · texte numérisé non relu

Ne pas organiser Tacceptation c'est pour

tO« TRAÎTft DE POLITIQUE.

le pouiroir, quel qu'il soît^ perdre une partie de son autorité. Un gouvernement qui Veut avoir k force et de plus la sécurité «t la durée qui sont les compléments de laforce, doit comprendre en luimême les deux conditions qui constituent la souverainetéi C'est Son premier et son plus grand intérêt. Un gouverneolent qui ne comprend que rnutorité executive ou le commandement , ignoré toujours^ quoi qu'il fasse, les sentiments qui jac*cueillent ses acteSi Plus il voudra savoir^ moins il saura; car il ne peut communiquer avec lé public que par les pires moyens : la délation et Tesptonnage. Plus il cherohei plus on se cache et plus il ignore. Il est de plus exposé à être trompé par ses propres agents et à coup sûr il le 8era> soit qu'ils dissiolulenty soit qu'ils exagèrent, soit qu'ils inventent» Cependant il est seul, livré à toutes les incertitudes^ à toutes les faiblesses^ à toutes les défaillances propres à la nature humaine « Heureux encore s il sent sa position. Il est une sorte de folie qui menace tous ceux que rien n'arrête^ que personne ne discute; c'est l'ivresse du pou-' voir. Elle peut le conduire à des fautes Irrépâra"^ blés. C'est d'elle qu'on peut dire qtios Jupiter mit perdere demtsntat. Ce n'est pas tout* Quelles que soient ses actions ou ses fautes^ sa responsabilité les dépasse^ Comme son intérêt serait de tout savoir^ son intérêt et sa volonté seraient Aussi que

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le despoiiame n'appartlnl qu'à lui seuL A cette condition^ en effet, son pouifoîr serait moins insupportable } mais, quoi qu'il Veuille, sa destinée est de donner naissance à une hiérarchie de petits tyrans qui usent de ^on autorité pour leurs pro*près affaires. Ils profitent du silence et de là crainte qu*il répand autour de lui, pour être maitreu à son image. Enfin le pire mais suprétue résultat de ce régime est de ne pouvoir se mâititedik* que par la terreur ou par la force, il abftt et il brise tout ce qui lui fait obstacle ou seulement le contrarie. Dans un pareil état , il n'y a dé paix que pour les hommes qui rivent au jour le jour, qui ne sont occupés que de choses absolument étrangères à toute pensée sérieuse et qui recherchent uniquement les charmes de Tégolsme^ (sans prévoyance ni pour les autres ni pour eut^ mêmes; car la prévoyance est fille de la liberté. Lorsqu'un pareil régime dure, et il y a des pays où il semble s'éterniser, Tespèce humaine se transforme en une nature esclave où il n'y a plus, comme chez les Turcs, ni activité, ni intelligence, ni bonnes mœurs«

S'il y a un intérêt pour les hommes qui sont à la tête du pouvoir, à ce que l'acceptation soit âUSsi complète que possible, il y en a un plus grand pour la nation. Je ne parle pas de son droit qui est absolu. Je ne parle pas de la multitude des indi^

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