I. Otiùmnanasi det rms de Fhmce^ t. I, p. 82, 83 et
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résolues par les fameux ÉtablissemerUs de saint Louis; mais tout a été perdu. Les historiens du temps ont complètement négligé ces faits. Il y a lieu de croire que cette participation du tiers-état| au moius à certaines affaires administratives d*uD ordre général, eut lieu d'une manière à peu près régulière sous saint Louis, peut-être encore sous son fils Philippe le Hardi, mais certainement sous son petit-fils Philippe le Bel. On possède deux ordonnances, sur les monnaies^ qui en sont la preuve^ Or cette participation du tiers- état dans les affaires administratives^ quelque médiocre qu'on la suppose, était certainement un acheminement à l'idée de leur donner une place dans les assemblées générales delà nation. Cette idée fut réalisée par Philippe le Bel dans les États généraux de 1302 •.
Je m'arrête ici : je touche aux origines du gouvernement représentatif. Si j'allais plus loin je deviendrais historien; telle n'est pas ici ma tâche. Mon but n'était que de démontrer qu'il existait des formes de gouvernement qui n'étaient pas comprises dans la classification que nous avons
i. Ordonnances des rois de France ^ 1. 1, p. 5i9 et 548.
2. On trouvera un tableau très-étendu et très-complet des transformations opérées dans le système féodal à la fin du treizième siècle, dans La France sous Philippe le Bel^ par Edgar Bontaric.
empruntée aux aDcieris. Je crois Tavoir fait. J*ai peut-être trop longuement insisté sur la période de transformation de là royauté féodale en monarchie ; mais il y avait là des faits peu connus, qui jettent une grande lumière sur les temps postérieurs. J'ai cru devoir les rappeler.