XIV NOTICE SUR BUCHEZ
idées de la Révolution. Lorsque à la suite de Tinvasion française son pays eut été joint au département des Ardennes', il y exerça des fonctions départementales et municipales. Plus tard, il revint à Paris et fut placé en octobre 1798 dans l'octroi de la capitale; il était depuis six ans chef de ^ureau c(ans Tadministration centrale de ce service, quand la réaction de 1815 lui enleva cet emploi.
Son fils avait été élevé dans un pensionnat du Marais et y avait fait des études assez médiocres, non par défaut d'intelligence ni d^application, mais à cause de rinfériorité où étaient alors les études classiques. Mais le jeune Bûchez avait trouvé dans son père même un excellent guide. Quelques-unes des lettres que celuici lui a adressées pendant qu'il était en pension ont été conservées. Elles sont empreintes d'une certaine dignité et d'une é]évatioq de sentiments qui ont dû vivement impressionner l'écolier qui les recevait. « Livrez- vous avec constance ^u travail, disait une lettre de jauvier 18Û7, préparez par vos succès présents vos succès de l'avenir et suitovH n'oubliez pas qu'il n'es^ sur la terre ni repos ni bonheur réel sans la paix du cœur et la pratique desvertys. » Çiesleçons paternelles ne furent pas perdues. A l'âge de quinze ans, c'est-à-dire en 1811, Bûchez entra comme surnuméraire à l'octroi de Paris. Avide d'instruction, il p^'ofita de tous se§ moments de loisir pour lire des ouvrages de géographie et d'histoire. Les récits de voyages surtout lui offraient un vif attrait; il en lut un nombre considérable, dont son excellente mémoire garda fidèlement le souvenir, et c'est delà que datait en partie la prodigieuse érudition qu'il possédait dans cet ordre de connaissances. L'événement le plus marquant pour lui pendant cette période de sa vie Fut la mort de sa mère, en 1813. C'était une femme belle et grande.
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au type fla^ançl, et son fils cru^ pji^s tar4 retrouyçr ses traits dans une ëgure de f^u^ens, au niusçe c|u Loiivre. P'çtait ^'e]\e gu'il tenait sa nau|e ^aiUe et sa forte carrure et pe^^-^tre aussi cet^e jjoîité simple et naïye gu^ formait un c^es traits (|e son caractère. f|uchez aimai^ sa mère avec toute rénergie passionnée? quj constituait une a^|re c^e ses qualités distinçtiyes, et G[uand e^|e mourvit il se livra à un vér^tabje accès (^e désespoir,
Cepenc^ant tout çn conservant sa p|ace à ^'octroj, rétribuée ^epuis m2, |juchezselivi*a ^'après ^es conseils ^e son père ^ l'étude suivie c^es sciences naturelles. C'était l'époguç où les Cuyier, les Qeoffroj -saint-pilaire, ]es (lamark illustraient l' enseignement du Jardii^ des i^lanfes. ^pucpez suiyit leurs |econs avec ardeur et fut même admis aux manipulations e| travaux ^n|érieurs du cabinet de zoologie. Dès Iprs se manifestait aussi cliez lui cette faculté d'jnvéntion, cet^e puissance c^e créer des idées (ju*i| possçda^^ à un si haut degré et (i^nt ij a donné tant de preuves frappantes dans toutes |es questions dont il s'es^ occupé. Un jour il déposa sur ](e bu* reau de Cuvier, qui préparait ajprs une nouvelle édition de son Discours sur Ifis réifolutions du fflohe. un biljet où il posait sous forme du^pita^ive J'iiypo^^ièse de changements périodiques de Taxe terrestre.' IJ eut la satisfaction (Je. voir que puyier mentionna cette hypothèse dans son jiyre.
Avec les Bourbons étaient revenus j'agiiation politique et je mouvement ^es it^ées. foules les traditions de famille poussaient Buc|iez <|ans |1 opposition e^ il s'y lança avec toute j' ardeur de son caractère. ^1 perdit son père en 1816, mais iJ avait alors vingt ans et pouvait se diriger ]ui-m^me. l^ous ayons peu de renseignements sur cette période de sa vie. Nous savons seulement que dans les années qui suivirent la mort (i|eson père, il selia