EXERCICES DE LECTURE
Indications concernant les transcriptions phonétiques.
Il a été expliqué (p. 8-11) l'utilité de la transcription phonétique, et les divers signes qu'on y emploie. En voici d'autres, de l'un desquels M. Ricquier s'est servi, et dont l'importance est très grande :
I La barre verticale indique un léger arrêt, sans abaissement ni élévation sensibles de la voix.
/ La barre inclinée à droite indique un léger arrêt, avec élévation de la voix.
\ La barre inclinée à gauche indique un léger arrêt, avec abaissement de la voix.
II // \\ Les doubles barres ont la même signification que les barres simples, quant à l'intonation, mais indiquent des arrêts un peu plus longs.
j - La barre suivie du trait d'union signifie qu'il faut à la fois ponctuer et lier. (Voir p. 91, les dernières lignes.)
Ces barres indiquent donc la ponctuation parlée, d'où dépendent le charme et la clarté de la diction. Nombre de lecteurs ont une façon monotone de lire ; ils font entendre la môme note dans toutes les cadences, ainsi appelle-t-on les terminaisons de phrases, de vers, que la voix accentue en s'y appuyant. D'aucuns ont toujours, en lisant ou en récitant, des cadences élevées ; d'autres, toujours des cadences basses. Il faut absolument varier les intonations
finales des membres de phrases, et ceux qui se serviront de ce manuel ne sauraient prêter une trop grande attention aux indications fournies par la ponctuation des textes phonétiques.
Certes, pour marquer exactement la variété des intonations, il faudrait employer un système bien plus compliqué que celui de barres placées de trois façons différentes seulement. Un tel système ne serait pas impossible à trouver, mais, outre qu'il rendrait pénible la lecture des textes phonétiques, il n'arriverait pas à signifier les mille nuances de la voix humaine. Contentons-nous d'indications incomplètes, mais déjà fort utiles. Il n'y a qu'à faire preuve, en les suivant, d'intelligence littéraire, et à se rappeler qu'elles sont approximatives au point de vue du temps comme à celui du ton. Dans tel endroit, une barre de ponctuation correspond à une pause d'une seconde ; dans tel autre, elle n'a la valeur que d'un quart ou d'un huitième de pause.
Les lettres entre parenthèses, qui suivent certains titres, renvoient aux notes placées à la fin de cette partie du traité.
fi*î\zëz-a dwbl pôktrià.sïô
il sera kôté a chakû / dœ sa mil frâ \\
il sera kôté a chakû dœ / sa mil frâ \\
rénjéz-â pê'r | lorskë vwz-oré vîku \\ swvënévw / ke le devwar de rwaz-ê la klémâs \\
rénjez-â pêT \\ lorskë vwz-oré vîku / swvënévw | ke le devwar de rwaz-ê la klémâs \\
ma port-ê twjwrz-wvôrt-ôz-onôtë 5a / èksèpté pâdâ la nui \\
ma port-è tw^wrz-wvêrl | ôz-onêlë ^âz-èksèplé / pâdâ la niii \\
pâsé-
la filozofi* I triôf-èzémâ de mô pâséz-é de môz-a venir \ mé I le mô prézâ / triôfe dèl \\
ô né gamê | si œrœ | ni si malœrcè / ko sima^in \\
tw le mô'dë ] se plî de sa mémwaT / é pêrsonë | ne se plî de sô ^ugëmâ \\
ô parle pœ / kâ la vanité ne fè pâ parlé \\
nwz-wbliïôz-èzémâ nô firtë | lorskèl ne sô su'ke de nw\\
Iwé lô prî-s I dé vertu kil nô pâ / se lœr di-r | -îpunémâ /dèz-r,u*r \\
lamvvr de la :,ustis | nè*t | -à la plupar déz-om / ke la krîtë de swfrir lî^ustis \\
la rochfwkô
atrup (a)
û sélèhr mèdsl | avé swanjè û pëtit-âfâ / pàdàl-un nialadi* dâjrœ-z \\ la mé-r rkonésâ-t / ariv ché Isôvœr dsô
mô dur I dokloT | ditèl / il-i a dé servis ki nspé pâ \\