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à Û ; * sut a 14 ARTE ( .
(109), correspond exactement à ma faculté de chant ra les sons que je ne peux pas chanter, je ne me les représente
pas non plus quand je chante intérieurement. Quand je # pense à quelque mélodie qui comprend plus de sons que je n’en puis produire, je fais en pensée ce que je fais en chantant, | je quitte l’octave que je ne puis chanter pour monter ou “
äescendre à une autre. » Il y à là uneexagération liéesans doute au type d'imagination motrice de Stricker. En réalité, beaucoup de sujets imaginent très bien les notes les plus graves et les plus aiguës. PAS dE Ÿ
Les sensations acoustiques utilisent beaucoup moiss que les sensations de la vue les cadres spatiaux. Dans une large mesure, le temps, à l'égard de louïe, tient lieu d’espace.
De même que, par une sorte d’appauvrissement de leur con-
tenu, les images visuelles pouvaient se réduire à de simples Schémas spatiaux, de même les images auditives peuvent se
présenter comme de simples rythmes, presque vides de sonc-
rité. Fréquemment, tandis que l’on recherche les mots d’un vers, une succession de sons inarticulés, mais rythmés, représente en quelque sorte la structure de celui-ci ; quelquefois
iLs’y joint une conscience assez nette de l’intonation, depuis
la gradation alternativement ascendante et descendante de
Palexandrin classique, jusqu’au rythme brisé ponchalant et Se, 3
et imprécis du vers libre. À peine d’ailleurs s'agit-il d'images.
auditives. La représentation nette du rythme est plutôt constituée par les images motrices de respiration, de phonation et d’articulation, et l’image auditive peut disparaître
sans que s’affaiblisse la conscience du rythme. C. Images tactiles. — Nous n'’insisterons que fort peu sur
les images tactiles. Ce n’est pas qu’elles soient rares ou peu
importantes, mais dans la règle, elles ne sont pas évoquées isolément. On se représente rarement les propriétés tactiles d’un objet sans en évoquer en même temps son image visuelle. Bien plus, l’image tactile s’associe volontiers à des images de sensibilité profonde (orien ‘ation, équilibre), à des
phénomènes affectifs (piqûre, brûlure) ; enfin et surtout ik 4
Ji 8 s’agit D ent d’un simple coHtict immobile, mais le u
(1 toute une série de contacts. Aussi ren vOyYODS-NOUS AUX Para-
pos des images tactiles.
: D: Images olfactives et gustatives. — Nous réunissons ces deux ordres d'images. Elles sont, en effet, très voisines, par la
.. intime avec des états affectifs. Nous ne répéterons pas à leur sujet ce qui à été dit ailleurs des sensations correspondantes, l T1 est assez rare que les images olfactives et gustatives se présentent à la conscience à l’état d’isolément et avec une . netteté parfaite. L’évocation spontanée est rare, parce que ) lesi images riches en éléments représentatifs éveillent rareme nt ; par association les images pauvres en ces mêmes éléments, | et au contraire, facilement éveillées par ces dernières, attirent Pattention à leurs dépens. Pour des raisons analogues, l’évo- cation volontaire est difficile, faute d’associations préétablies, à moins d’une éducation sensorielle spéciale (dégustateurs, cuisiniers, parfumeurs) !.
ru A dioure les faits de reviviscence spontanée ou volontaire, quoïque rares, sont indéniables. Ribot et Peillaube en citent des exemples. Ce dernier auteur signale une statistique de … psychologues américains qui estiment à 7 p. 100 et 6 p. 100
En réalité d’ailleurs, le caractère agréable où désagréable
de l’image dépasse presque toujours l'intérêt du contenu
représentatif, si bien que :’étude des images gustatives et
. clactives se rattacherait presque à celle des représentations affectives.
BE. ps cénesthésique. —— L'existence ua
| sourds-muets, les he et quelques + Vi sauvages. (V. Peic-, AGBE, 76.)
| souvent d’une véritable image kinesthésique, reproduisant
à graphes suivants l'essentiel de ce qui pourrait être dit à pre |
paüvreté de leur contenu représentatif et par leur association
la proportion des images olfactives et gustatives dans lerêve. |
volontairement. En effet, non seulement les sensations cénesthésiques sont très pauvres en éléments représentatifs, c’està-dire très peu susceptibles d'analyse, de mesure, de comparaison médiate ou même immédiate ; non seulement elles g’accompagnent toujours d’un fort sentiment de plaisir ou de douleur, qui ne permet guère de les considérer objectivement, mais elles ne contractent aucune liaison solide avec les sensations d’ordre plus élevé. La modification orga-
-. nique qui les provoque ne peut également être vue ou tou-
chée. Il s'ensuit que ces sensations ne peuvent être que va-
.‘ guement localisées et qu'aucune notion de causalité ne leur
est attribuée. Aussi l'évocation volontaire de l’image est-elle à peu près impossible, faute de points de repère. Son apparition spontanée, considérée comme fréquente, sur$out dans le rêve et dans certains états pathologiques, où l’on parle même volontiers d’hallucinations cénesthésiques, est également douteuse, en ce sens que rien le plus souvent ne permet d’affirmer ou de nier l’origine périphérique ou centrale du phénomène. Le départ entre la sensation, l'illusion ou lhallucination cénesthésique devient donc à peu près impossible.
F. Images affectives. — Les images cénesthésiques servent en quelque sorte de trait d’union entre les états représentatifs et les états affectifs. Il n’y à pas plus de raisons de nier, ou d'admettre, l'existence des images affectives que celle des images de sensibilité générale, tant les deux ordres de phénomènes sont voisins l’un de l’autre. I1 semble bien qu’un état agréable ou désagréable puisse être, en l’absence de toute cause objective, ultérieurement rappelé et reconnu. Dire qu’il l’est grâce à l’adjonction d’images anciennes à un état affectif nouveau, c’est retomber dans la conception erronée de l’image-cliché. En réalité, les éléments représentatifs de l’état de conscience présent sont tout aussi originaux que ses éléments affectifs. S’il est facile de constater l’analogie entre les sensations qui accompagnaient l’émotion passée et les images qui sont jointes à l’émotion présente, la comparaison directe de l’émotion primitive et dusouvenir-émotion présent
doit être également possible. D’autre part, la possibilité d’évo-
quer volontairement un état affectif analogue à un autre état
passé a été signalée par une série d'enquêtes. Il y aurait là, semble-t-il, quelque motif de croire à l'existence des «images» affec- tives. La question reste ouverte (cf. Traité, I, 785 et II, 105). G. Images motrices et kinesihésiques. — Le terme d'images motrices, par lequel on désigne souvent les images de mouvements, esb doublement défectueux. D'une part, il semble créer une catégorie Spéciale d'images qui, a& lieu d’être les résultats, les résidus de l'expérience, en seraient la condition, l’anticipation. En second lieu, il tend à faire considérer ces images comme liées au fonctionnement d’un sens Spécial, alors qu’en réalité, toutes les catégories d’images peuvent être motrices, et plusieurs, kinesthésiques.
Quelques psychologues ont admis qu'entre la résolution en quelque sorte abstraite d'accomplir un mouvement, et la réception des premières Sensations musculaires ou articulaires qui marquent le début du mouvement, il y avait place dans la conscience pour des sensations ou des images dues, NON au mouvement lui-même, mais à l’état de tension nerveuse qui précéderait le mouvement, Si vraiment il en était ainsi, nous devrions considérer de tels phénomènes psy- Chiques comme des sensations, et non comme des images, puisque bien loin de ressusciter en nous une expérience passée, ils seraient la traduction consciente d’une modification cérébrale adaptée au mouvement futur. C’est pour- quoi WUNDT, qui a admis leur existence, les à nommés « sensations », et non images, « d’innervation », De plus, l’intro-
Spection ne nous révèle en réalité rien de semblable, et il
semble bien que de telles Sensations d’innervation aient été admises dans l’espoir de nous rendre intelligible le déclen-
chement du mouvement volontaire. Mais il saute aux yeux qu’une sensation, en tant que simple phénomène d’enre- . gistrement, ne saurait être par elle-même un principe de . mouvement. Il n’y à done ni Sensation ni image motrices, . Si on désigne par là des états représentatifs qui jouiraient . de cette propriété singulière d’être à la fois passifs et actifs, . Gause et effets du mouvement volontaire. (CF. Traité, I, 781). .. Si Pon veut dire d’autre part que l’image est motrice en
tant qu’elle est associée à un Mouvement, alors toute image,
éomme toute sensation, peut être motrice, les images visuelles et anditives aussi bien que les images tactiles. I ny a pas liai- <on absolue et exclusive d’une catégorie spéciale d'images à une catégorie spéciale d'actions centrifuges. Lefait à bien été. établi par PAWLOW (A) à propos des sensations. IH a montré
comment, à l'association immédiate et primitive de la sen-
sation gustative à la sécrétion glandulaire, et au réflexe direct
ou absolu qui en est la conséquence, se superposent, à la suite d’expériences répétées, des associations lointaines eb secondaires, et des réflexes indirects ou conditionnés *. Ce qui est vrai des sensations l'est aussi des images. Cha- ‘que catégorie de celies-ei n’est reliée directement qu’à une seule espèce d'actions centrifuges. Toutes peuvent être le point de départ de réflexes indirects intéressant toutes les fonctions vitales. a T1 n'existe donc point d'images motrices au sens strict. Par contre, nous avons une infñnité d'images de mouvement. Celles-ci sont essentiellement des images visuelles, tactiles ou kinesthésiques, toutes celles en un mot grâce auxquelles se constitue notre perception de l’espace. Les nier sous prétexte que image n'existe que dans le présent, tandis que le mouvement exige une durée, c’est oublier que toute image, comme toute sensation, dure et varie dans la durée. D'ailleurs, la représentation visuelle de scènes animées, le souvenir tactile d’un frôlement, de la marche d’un insecte sur notre Corps, SON des faits d'observation plus courante encore que la contemplation d'images visuelles fixes, le souvenir d’un contact immuable. PA Quant aux sensations kinesthésiques, qui, en dehors même des renseignements dus à la vue et au toucher, peuvent nous renseigner sur les mouvements de notre corps, il est moins CeTtain qu’elles puissent donner lieu à des images isolées. En général, en eflet, lorsque nous nous représentons un MOouve-
à. Le goût de la viande provoque chez lé chien, par réflexe direct, des sécrétions salivaires et gastriques chimiquement définies. Dès que le chien a maugé plusieurs fois de la viande, la vue seule de celle-ci, par association indirecte, suscite un réflexe conditionné qui se traduit par des sécrétions chimiquement identiques aux précédentes (v. Traité, 1,265 eb539). |
| ment, nous | évoquons plut ôt sa représentation visuelle où | tactile que l’image des sensations musculaires, tendineuses ou articulaires qui l’accompagnent. Il est cependant des cas privilégiés, Chez certains sujets dont l’attention se porte vèlontiers sur l’élément kinesthésique des représentations de mouvement, il semble bien que l’image kinesthésique puisse être évoquée isolément. Mais il y a encore bien des réserves à faire, et même les images motrices verbalés, auxquelles Stricker attachait tant d'importance, contiennent plus délé ments tactiles que d'éléments de sensibilité musculaire ou Va articulaire. À plus forte raison peut-on douter que les sensations de mouvement dues à l'appareil d’équilibration vestibulaire puissent donner lieu à des‘images isolées. Les eas cités par PEILLAUBE se rapportent manifestement à des illusions d’origine périphérique. Il semble bien que les images kinesthé- Siques et vestibulaires ne soient susceptibles de revivre que dans des représentations complexes, où les images visuciles et is restent au premier plan.
y VARIATIONS DANS LA FONCTION DES IMAGES
Les images mentales n’occupent point la conscience d’une facon permanente et n’y sont point d’une vivacité ni d’une richesse constante. Un grand nombre d’influences favorables ou défavorables s’exercent sur elles. Nous ne les passerons point toutes en revue ; en effet, les conditions qui favorisent leur fixation et leur conservation (intensité de la sensation originale, répétition, etc.), et celles qui permettent l'évocation volontaire ou spontanée (intérêt affectif, associations, ete.), seront étudiées naturellement avec la mémoire et l’ima- | gination. GA En dehors de toute Ds DOthece sur la conservation et l’évo-e cation des images, Ü est d'observation ancienne que celles-ci. ont, chez l’enfant, bien plus de richesse, de vivacité et d’importance que chez l'adulte et, surtout, le vieillard. D'autre ds il existe, à ce point de vue, des différences très nettes.
entre les individus, les uns utilisant presque uniquement des notions abstraites connotées ou non par des images verbales, les autres ayant fréquemment recours à leur imagination visuelle, auditive ou motrice.
Le type même d'imagination peut être différent ‘, les uns se servant de préférence de leurs images visuelles, d’autres de leurs images auditives, tactiles ou kinesthésiques. On sait à quelles exagérations cette remarque, juste en son principe, avait conduit Charcot lors de ses recherches sur l’aphasie. On ne rencontre en réalité presque aucun individu dont L’ « imagerie mentale » se réduise exclusivement à une catégorie d'images. A plus forte raison faut-il tenir pour fantaisistes les formules d’après lesquelles on à cherché à caractériser les races par leur type d'imagination.
Les influences extérieures, les variations de l'attention agissent constamment sur la vivacité et la fréquence des images. D'une façon générale, une sensation d'intensité moyenne ou forte supprime toute image de même ordre et gêne les images correspondant aux autres sens. Inversement la suppression de toute excitation sensorielle est très favorable à l'évocation des images. L’attention également tend à faire disparaître toutes les images sur lesquelles elle ne se fixe pas; si bien qu’absente de toutes ou de presque toutes les opérations d’un ordre élevé, présente au contraire dans les états de basse tension intellectuelle, l’image à pu être considérée, avec raison, semble-t-il, par les auteurs récents comme un élément pratiquement négligeable, un « sous-produit » * de l’activité psychique.
4. Cf. en particulier les discussions d'Egger et de Stricker sur la nature auditive ou motrice des images verbales : EcGer. La parole intérieure, Paris, 1904. Srricxer. Du langage et de la musique, Paris, 1885 et Studien über die Sprachvorstellungen, Wien, 1880.
®. C'est l'expression de Betts et de Bühler.
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