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e nouveau. Pôur Barat ce trouble est distinct de la sur- 4ité verbale proprement dite.
Un fait pathologique important qui montre bien le fonctionnement de cet automatisme est lhallucination verbale auditive ?, On la rencontre parfois sous la forme dite hypnagogique et dans le rêve. Elle est très fréquente chez les aliénés. Elle reproduit, avec la plupart des caractères de la perception vraie, des mots ou des phrases, qui ont généralement conservé leur correction grammaticale. Nous n’avons pas à nous étendre ici sur le mécanisme psychologique de son apparition ; nous
‘ TeMmarquerons seulement qu’elle paraît au malade tout à fait
étrangère à sa volonté. Les images verbales ainsi reconstruites s’accompagnent en général de mouvements d’articulation à peine ébauchées’; dans d’autres cas, C’est l'inverse, <t c’est alors qu’on parle d’hallucinatiors psycho-motrices +. Le malade attribue ces « voix » à des personnes étrangères, mais il ne les projette pas à l'extérieur. Ces baïlucinations rentrent dans la classe des hallucinations psychiques.
À la constitution de cet automatisme correspondent des différenciations cérébrales dont la pathologie à appris à pré- Ciser le siège dans l'hémisphère cérébral gauche, dans le lobe temporal. La lésion de cette zone différenciée peut entraîner des troubles dans la compréhension des signes, sans pour cela
4 s'accompagner nécessairement d’un affaiblissement de l’acti-
vité psychique.
Cet automatisme se compose, comme nous Pavons vu, de plusieurs mécanismes qui peut-être ont des localisations différentes. C’est ainsi que A. PICK croit qu’il y à pour la mise en ordre des mots suivant la syntaxe un centre spécial dont la lésion produirait « Pagrammatisme ». En tout cas l'intégrité de ces centres verbaux de la région temporale gauche est indispensable à l'émission correcte du langage parlé. Les apha-
1. Comme on l'a vu plus haut (p. 743, note 1), nous ne croyons pas que l'amnésie puisse être considérée à part. — Ph. Chaslin.