RES
lisation comporte donc essentiellement un souvenir associatif : il y a possibilité d'évoquer dans un certain ordre, conforme à la succession réelle, deux complexus sensoriels ; cela donne la localisation dans letemps. Quand cette évocation successive s'accompagne de l’actualisation des souvenirs moteurs d’exploration (par exemple le mouvement del’œil regardant les objets de gauche à droite), la localisation prend une forme spatiale. C’est là la forme proprement mnémonique delalocalisation. Quand, par suite d’oubli, elle n’est pas possible, le raisonnement peut parfois s’y substituer. Il y à également des cas où une localisation vague s'effectue grâcé à l’éveil de sentiments qui ont été associés à la perception, pénibles ou agréables. Enfin parfois la position d’un objet est repérée, et la localisation de l’objet fournit une notation verbale qui sera évoquée au même titre que tout autre souvenir et sera retraduite quand il y aura lieu ; le premier et le dernier terme d’une série peuvent en particulier donner spontanément lieu à une notation de cet ordre. | | En aucun cas la localisation n’apparaît comme un phénomène mnémonique distinct.