‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 212 sur 237 · P. JANET · texte numérisé non relu

P. JANET

Dans un grand nombre d’études relatives à éducation des enfants, à la répression des criminels et surtout à la thérapeutique des maladies mentales il est nécessaire de considérer la psychologie d’une manière particulière. Cette science doit devenir plus objective et doit considérer les faits sous leur aspect visuel et auditif de la même manière que les autres sciences. Elle a alors pour objet l’étude de la conduite der hommes, l'étude des mouvements partiels, des attitudes générales ou des déplacements d’ensemble par lesquels l'individu réagit aux actions que les divers objets environ nants exercent sur lui. La psychologie doit décrire ces réactions, les classer et en découvrir les lois, afin de pouvoir dans une certaine mesure les prévoir et les modifier. C’est pour parvenir à ce but qu’un certain nombre de théories ont été peu à peu édifiées, parmi lesquelles les plus intéressantes et les plus utiles nous semblent celles qui sont relatives aux tendances, aux degrés d'activation de ces tendances, aux degrés de tension psychologique qui permettent l’activation de telle ou telle tendance, et aux oscillations de cette tension. Un grand nombre de nos travaux précédents ont été consacrés à ces études ; nous nous bornons à en indiquer ici les résultats généraux d’une manière nécessairement un peu abstraite, en souhaitant que ces idées générales inspirent le désir de les vérifier par l'examen des observations plus concrètes.

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