PAT TA LE SOMMEIL, LA FATIGUE, L'ÉMOTION, LES NÉVROSES
Si l’on tient compte non seulement des caractères généraux
de la dépression et de l’excitation mais des circonstances . À
dans lesquelles ces états se présentent et de la manière dont i ; ils évoluent, on se trouve en présence d’un très grand nombre d'états psychologiques dont quelques-uns ont déjà
été plus ou moins vaguement distingués par le langage, mais ; : dont.les relations ne sont pas toujours bien comprises. Je dois 2
me borner à rappeler quelques-uns de ces états et je signaleraï seulement le sommeil et la veille, la fatigue et le repos, les émo-
tions déprimanites et excitantes et enfin beaucoup de troubles ea.
maladifs connus sous le nom de névroses et de psychoses.
J’ai déjà souvent essayé de montrer Les relations de ces états 1 les uns avec les autres et le rôle que semble jouer dans tous
- la dépression et l’excitation ; je ne puis qu’indiquer ici quel. ques conclusions de ces études ?. 244
4. V. nos cours de 1918-19 et de 1949-20 sur Les oscéllations de Pactivité& :
psychologique et les deux derniers volumes des Médications psychole- D:
giques, 1949. 4 2. V.notre rapport au congrès de Saint-Louis sur la « mental pathology »,, "0
1904, in Revue des idées, 1905 ; et notre rapport sur la conception des éwa-
tions, in Revue neurologique, 30 décembre 4909. :#
ht nn LA TENSION PSYCHOLOGIQUE ET SES OSCILEATIONS 943
Quand on compare le sommeil à la veille, on constate dans
, le sommeil une diminution notable de toutes les fonctions
gs &
physiologiques, diminution qui à été particulièrement étu- \ diée dans le sommeil des animaux hibernants. Le rêve, qui
est la pensée de l’homme endormi, nous présente une diminution correspondante de la tension psychologique. Dans le rêve les diverses tendances d’ordre le plus souvent inférieur ne dépassent guère le stade de la pensée intérieure et n’arrivent que rarement au désir et à Peffort. On constate dans le rêve de la déclamation et de l’agitation mentale, des sugoes-
tions, des hallucinatiens, le rétrécissement du champ de la
conscience et des: troubles de la personnalité. Il y à dans le
rêve de l’amnésie continue qui empêche la fixation et la
persistance des souvenirs ; il y à aussi, chose curieuse, de l’amnésie rétrograde et de la mémoire retardante, car le rêve ne porte guère sur les événements tout à fait récents mais sur des faits déjà recülés dans le passé. La notion de labaisse-
mené de la tension psychologique est un des meilleurs résu-
més que lon puisse donner de l'état de l'esprit pendant le sommeil. Le réveil est une excitation : nous le savons si bien
que, lorsque nous nous sentons déprimés, nous disons quenous
dormonset quenousrévons continuellement ; nous demandons à être réveillés. L’oscillation du sommeil et de la veille est déjà un type remarquable des grandes oscillations régulières du niveau mental.
Un autre groupe de faits estégalement bien caractéristique : ce sont les faits réunis sous le nom de fatigue? et de repos. On donne le nom de fatigue à une certaine métamorphose dela conduite quise présente à la suite de Pactivation répétée et violente des tendances, surtout des plus élevées. Déjà
» DOUS avons remarqué qu'après une activation complète le
‘seuil d'activation d’une tendance élève; mais il faut ajouter !que la modification s’étend bientôt à toutes les autres ten- ‘dances. On observe dans la fatigue des phénomènes d’agitation qui ont été autrefois mis en lumière par Galton, agita-