‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 38 sur 237 · TRES EN RS RTS · texte numérisé non relu

TRES EN RS RTS

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(AUGUSTE TorrNaY)

NOTIONS PRÉLIMINAIRES À. — Rappel des données classiques de Morphologie.

Pour bien suivre l’étude anatomique et physiologique du système nerveux central, il est indispensable de se reporte d’abord aux divisions topographiques fondamentales de la morphologie elassique et de situer, par rapport à elles, les principales formations dont l’usage à fixé les noms et grâce auxquelles on peut se repérer (consulter texte et figures dans TESTUT, CHARPY, DEJERINE [A], VAN GEHUCHTEN, EDINGER).

Le système nerveux central apparaît formé d’un grand

cordon ou axe médian, l'axe cérébro-spinal, et de deux cordons

. Ou chaînes latérales pourvues de ganglions, les chaînes symvathiques.

L’axe cérébro-spinal comprend une tige irrégulièrement . cylindrique contenue dans le canal rachidien, la moelle épinière, et un renilement volumineux, l’encéphale, renfermé dans la boîte cranienne.

De l’encéphale et de la moelle paraissent naître les nerfs . périphériques, nerfs craniens et nerfs rachidiens. A ces derniers, régulièrement étagés, on reconnaît deux racines, l’antérieure

et la postérieure, dont la réunion forme le tronc radiculaire

à partir duquel s'effectue la distribution périphérique propre-

ment dite. Les racines postérieures portent toutes un renflement ou ganglion (v. fig. 3). Ces ganglions spinaux ou rachidiens ont pour homologues de pareils ganglions situés sur certains des nerfs craniens (v. fig. 4).

De la chaîne sympathique fondamentale se détachent des rameaux allant vers la périphérie et tout particulièrement les viscères où ils aboutissent à une distribution réticulaire complexe, parsemée de ganglions plus ou moins volumineux et de petits amas cellulaires.

Les deux systèmes cérébro-spinal et sympathique sont reliés entre eux par des tractus échelonnés, les rameaux communicants, gris et blancs.

La moelle épinière présente deux renflements ovoidesg situés au niveau de l’émission des racines dont l'union forme les plexus destinés aux membres supérieurs et inférieurs : renflement cervical et renflement lombaire. À la partie inférieure, elle se réduit en un cône terminal ; à la partie supérieure elle se continue dans l’encéphale par la moelle allongée.

Sur une coupe transversale (v. fig. 8), dont le pourtour à peu près circulaire est interrompu sur la Higne antéro-postérieure médiane par deux sillons, l’un antérieur ou ventral, l’autre postérieur ou dorsal, et de chaque côté par l'émergence des deux racines, la moelle montre en son centre un orifice répondant à la section du canal central tapissé par la membrane épendymaire et appelé canal de l’épendyme. Autour de ce canal se dispose la substance grise centrale qui tranche nettement sur la substance blanche périphérique. La coupe de la colonne grise figure approximativement un H, poussant en avant sa corne antérieure que continue la racine antérieure, en arrière sa corne postérieure où s’abouche la racine postérieure et vers le côté, à certains niveaux, sa corne inlermédiaire ou latérale. La substance blanche répond à la section de cordons de fibres longitudinaux que les cornes et racines postérieures séparent en deux groupes : cordons postérieurs et cordons antéro-latéraux.

L’encéphale est divisible en plusieurs parties (v. fig. 4 et 5).

. D en | RE at Re en RTE DS

À l'extrémité antéro-supérieure, une masse énorme recouvrant les autres, le cerveau. A l’extrémité postéro-inférieure, prolongeant la moelle, la moelle allongée ou bulbe. Entre le cerveau etle bulbe, l’isthme de l’encéphale, comprenant lui-même deux portions : une portion postérieure renflée, la protubérance . annulaire ou pont de Varole, une portion antérieure bifurquée, les deux pédoncules cérébraux, bien visibles sur la face ven- . trale de l’encéphale. Du côté dorsal, proéminant sous le pôle postérieur du cerveau, le cervelet qui recouvre le bulbe et la protubérance ; il est rattaché au bulbe par les pédoncules cérébelleux inférieurs ou corps restiformes, à la protubérance par les pédoncules cérébelleux moyens et il envoie en avant les pédonceules cérébelleux supérieurs qui vont se perdre sous des éminences recouvrant le côté dorsal des DORE cérébraux, les tubercules quadrijumeaux.

Le cerveau proprement dit, de forme ovoïde à grosse extrémité postérieure, est constitué par deux masses symétriques, les hémisphères cérébraux, reliés par une large commissure, le corps calleux, et par diverses formations interhémisphériques; à remarquer, au lieu de pénétration des pédoncules cérébraux, la présence de masses ganglionnaires conglomérées, les couches optiques ou thalami et les corps striés.

Des coupes transversales successivement étagées et certaines coupes en sens différents permettent de se rendre compte de la morphologie interne.

. Le canal de l’épendyme se continue vers le bulbe où il se dilate d’abord en une énorme cavité rhomboïdale, le quatrième ventricule, compris entre cervelet, bulbe et protubérance. Un canal rétréci, l’aqueduc de Sylvius, fait communiquer cette cavité avec une autre dilatation située entre les couches optiques, le troisième ventricule ou ventricule moyen, dans lequel s’abouchent de chaque côté les deux ventricules laté- . raux, inclus dans les hémisphères. A noter à la partie postérieure du troisième ventricule l’épiphyse ou glande pinéale . et à la partie inférieure une petite dépression, l’infundibulum. Sur les coupes du bulbe et de la protubérance on voit, en \ plus de masses grises fragmentées, pour la majeure part homologues de la substance grise médullaire et qui constituent

les noyaux bulbaires et protubérantiels, deux formations particulières, les olives, inférieures et supérieures. :

Dans les pédoncules cérébraux se précise une division en deux étages, l’un ventral ou pied, l’autre dorsal ow calotte ; à la partie antérieure de eette calotte siège un noyau très important, le noyau rouge. Sur la ligne médiane, au-dessous des tubercules quadrijumeaux, passe l’aqueduc de Sylvius, longé par la terminaison antérieure de la’ colonne grise des noyaux.

Le cervelet comprend une masse médiane ou vermis, flanqué de masses latérales plus développées, les hémisphères. Une couche d’écorce grise finement plissée recouvre la subs: tance blanche au milieu de laquelle la coupe montre des masses nucléaires, les deux olives cérébelleuses où noyaux dentelés, situées symétriquement de chaque côté des noyaux sus-jacents du toit du 1v® ventricule, les noyaux du toit.

De façon comparable, les sections du cerveau font voir une écorce grise, une substance blanche et des noyaux gris centraux. On juge surtout de la disposition topographique par deux coupes principales, l’une vertico-transverse, l’autre presque horizontale.

La région la plus importante est la capsule interne où la substance blanche, qui sous lécorce était étalée dans la couronne rayonnante du centre ovale, s’étire et se rétrécit au passage entre les diverses masses des corps opto-striés. De même que sur la coupe vertico-transverse, sur la coupe horizontale cette bande blanche est coudée, figurant un anèle obtus ouvert en dehors avec ici un côté ou bras antérieur, un côté ou bras postérieur et un sommet où genou.

Enfin, à la surface, écorce grise est plissée (v. fig. 9 et 10). Les multiples replis sont séparés par des dépressions. Certaines de ces incisures plus profondes, appelées scissures, ont permis une division fondamentale en lobes cérébraux, que des ineisures moins profondes, appelées silons, subdivisent en circonvolutions.

A la face externe des hémisphères, on décrit deux scissures fondamentales, l’une qui part du bord inférieur et se dirige | en haut et en arrière, scissure de Sylvius ; l’autre qui part …

u bord supérieur et se dirige en bas et en avant, scissure de Rolando (ou sillon central) qui ne rejoint pas'la précédente, mais en réste séparée par un bourrelet important, l’opercule rolandique.

Ces deux scissures délimitent trois lobes fondamentaux :

. dobe frontal, lobe pariétal, lobe temporal. À la partie postétieure de l’hémisphère un quatrième lobe, le lobe occipitai,

. n’a sa limite antérieure marquée que par une petite scissure partant du bord supérieur et bientôt interrompue, la scissure perpendiculaire externe (perpendiculaire chez le singe où elle est plus visible, oblique en bas et en avant chez l’homme). Sous l’opercule rolandique est caché, dans la profondeur de Vorigine de la scissure de Sylvius, un petit lobe en éventail, le lobe de l’insula.

A la face interne de l’hémisphère, l’extrémité toute supérieure de la scissure de Rolando est entourée par un petit territoire, le Zobule paracentral, qui complète la région rolandique. Sur le lobe occipital, entre la scissure perpendiculaire interne et une sCissure qui se dirige presque horizontalement : vers son pôle postérieur, la scissure calcarine, se un territoire triangulaire appelé cuneus.

À la face inférieure de l’hémisphère, l’origine de la scissure de Sylvius creuse une large démarcation entre le lobe orbitaire et le lobe temporo-occipital.

Cette subdivision de l’écoree, dont le type se reconnaît plus où moins aisément malgré de multiples variations, demeure incomplète en raison de l’existence entre les lobes de plis de passage, parmi lesquels les plus importants sont : Luis gyrus supramarginalis contournant l’extrémité postérieure de la scissure de Sylvius et le gyrus angularis où pli courbe contournant l’extrémité postérieure du premier sillon tem-

poral, dit sillon parallèle.

B. — Les moyens d'étude.

l structure, la texture et la signification ont été pénétrées grâce à l'emploi concurrent de multiples méthodes devenues de plus en plus précises et puissantes avec le perfectionnement des instruments et des techniques.

Sans pouvoir entrer dans des descriptions détaillées (consulter DEJERINE, A, 7, CAJAL, t. I, 21), il nous paraît indispensable d’énumérer ces méthodes, pour bien persuader le lecteur que les nombreux faits sur lesquels reposent nos connaissances actuelles ont été acquis par des moyens qui offrent, dans des limites définies, des garanties de précision scientifique.

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