‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 4 sur 237 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

ô pu y à, en effet, un remède pour cet inconvénient et ce remède est la division du travail. C’est la première

“a à ma connaissance, que ce procédé est employé Doi ‘

Dumas a eu l’heureuse idée d’appliquer à la psychologie un procédé déjà utilisé pour la médecine, pour l’histoire politique, l’histoire littéraire, ete. L’ensemble des quesons à traiter à été réparti entre vingt-cinq collabo-

wantages de ce procédé sont évidents. Il a permis d'aboutir en un laps de temps relativement court‘. En outre, le psychologue, même le plus instruit et le plus habile, n’est pas apte à traiter toutes les parties de la science avec un égal succès, tandis qu’un travail collectif permet d’assigner à chacun sa tâche suivant ses publice antérieures, sa compétence et son goût.

sible : ; et le désaccord risque d’être d'autant plus mani-

. Lorsque notre regretté maître écrivait ceci en 1914, il ne prévoyait pas que la première édition de ce traité ne verrait jamais le jour, par suite la mobilisation de la plupart des collaborateurs ; mais il avait raison

ous n'avions pas mis trois ans à exécuter notre travail. — L'édition qui ait aujourd hui. et qui est, en fait, la seconde, a été revue, augmentée, eunie, dès que la paix a permis aux collaborateurs de reprendre leur ivre individuelle et collective. Hélas ! trois manquent à l'appel : Lamere, officier mitrailleur, percé de cvups sur sa mitrailleuse pendant la emière bataille de la Marne; Berat, médecin aide-major, atteint d'un at d’obus au poste de secours où il était de service; Dagnan, médecin de-major, enlevé par la grippe qu'il avait contractée en faisant son devoir dans une ambulance du front. Les chapitres de Barat et un , itre de Dagnan, qui étaient complètement écrits, ont pu seuls être atilisés, après revision, dans ce traité,

teurs qui se sont mis au travail simultanément. Les

e dire que nous avions abouti dans un temps relativement cowt, car

VHIL | PRÉFACE

feste que les sujets à traiter ne comportent pas ici une

limitation stricte, que les diverses fonctions de la vie

psychique sont naturellement emmêlées, que nos divisions ne sont souvent que des artifices commodes pour étudier ou pour enseigner, et que chaque auteur à, par

suite, une tendance inconsciente et inévitable à ee di sur le domaine des autres.

Pour les publications collectives, l’affice capital de

directeur est de simplifier et d’unifier..

Cette tâche est délicate et difficile ; presque aussi pé- à.

nible, me disait l’un des collaborateurs, que de composer

soi-même l'ouvrage tout entier. Georges Dumas s’est

acquitté de sa fonction avec honneur. Dans une lettre

circulaire que j'ai eue sous les yeux, il écrivait à ses collaborateurs que, pour éviter l’impression d’un manque : d'unité, « il serait bon, sur les questions essentielles,

de s’en tenir, autant que possible, à un dogmatisme largement objectif; qu’il serait également utile que chaque auteur, avant de rédiger le chapitre qu’il à accepté, s’entendit avec ceux qui traitent des sujets connexes, pour, ce qui concerne les définitions où les théories générales. »

Re hr Ce

Malgré ces précautions, il va de soi qu’on ne saurait |

attendre de vingt-cinq collaborateurs une entente complète, qui aurait plus d’inconvénients que d'avantages

dans une science en formation où les faits ne sont pas

toujours bien connus, où les théories les plus diverses

s'opposent souvent avec une égale vraisemblance, et où

l’unité ne pourraitse faire qu'aux dépens de la complexité et de la vérité.

La véritable unité de ce volumineux ouvrage est dans

son but et sa méthode, dans la conception d’une psycho-

ae

Page 1