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C. — Signification générale des centres nerveux

L'emploi de ces différentes techniques à permis, au total, de procéder à des analyses et à des synthèses. Une méthode d'analyse, comparable à celle des chimistes, a réalisé d’abord sur les centres nerveux des analyses immédiates, les décomposant en organes, en noyaux, en faisceaux, en systèmes plus où moins bien individualisés ; puis une véritable analyse élémentaire, qui a, grâce aux belles découvertes de Cajal, conduit à l'identification d’un seul élément fondamental, le neurone.

Partant de cet élément, on s’est hardiment exercé par synthèse à construire, au travers de l’échafaudage des pièces morphologiques, de vastes systèmes d’arcs constitués uniquement des neurones et de leurs relais, systèmes d’ares sur lesquels peuvent se jouer les différentes fonctions analysées et synthétisées par les physiologistes.

Dès lors on à pu concevoir de façon plus large et plus précise la signification propre du système nerveux central,

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A l'ascension des espèces dans la série animale correspond une conglomération graduelle des éléments nerveux dans les centres ; de ce processus Spencer a voulu donner la formule dans sa « loi d'intégration longitudinale et transversale du système, nerveux » (cf. CAJAL, t. I, 14).

A cette constitution de centres paraissent attachés des avantages que Cajal a exprimés par sa « loi d'économie du protoplasma nerveux transmetteur et du temps de transmission » (cf. CAJAL, t. I, 15).

Mais c’est un autre ‘perfectionnement qui conditionne anatomiquement et physiologiquement l’élévation des centres. C’est la superposition à un système nerveux dispersé, exerçant un contrôle diffus, d’un système centralisé. Sa caractéristique anatomique est le neurone connecteur (appa-

raissant chez les Vers) interposé entre le neurone récepteur et le neurone effecteur ; sa caractéristique physiologique, c’est l'interruption de la continuité anatomique par des relais entre ces neurones, par des sortes de surfaces de connexion ou synapses, Où peuvent se régler la perméabilité et se déterminer le sens de la conduction. Ce système synaptique (cf. . SHERRINGTON, À, 312), qui, à mesure qu’il se développe, se substitue de plus en plus au système diffus, le dépossédant de ses attributions, constitue essentiellement chez les animaux supérieurs et chez l’homme l’organe nerveux central.

Le développement et le perfectionnement résident donc surtout dans la multiplication et dans la richesse d’agencements des voies connectrices interposées aux voies réceptrices multipies et aux voies effectrices ; celles-ci, en nombre plus restreint, assurent des réponses communes à des sollicitations de divers ordres et d'origines différentes et méritent de ce fait le nom de voies finales communes. Les voies connec-

trices ou internunciales, en s’entremettant, règlent l’utilisation harmonieuse et pure de la voie finale pour la combinaison d'effets qui prévaut au moment donné.

C'est, en définitive, ce système synaptique qui réalise, à son haut degré de perfection, l’action intégrative du système merveux (SHERRINGTON).

D. — Aperçus d'ontogenèse et de phylogenèse.

Certaines données tirées de l’ontogenèse et de la phylogénèse sont de nature à préciser encore la signification générale des centres nerveux et à guider dans leur étude.

1. ONTOGENÈSE. — Le système nerveux se différencie à partir du feuillet externe de l'embryon, l’ectoderme.

Suivant l’axe de l’embryon apparaît d’abord un, épaississement ou sillon neural, bordé de deux crêtes ou Zames neurales qui, en se surélevant, dessinent une gouttière et finalement, en se rejoignant, achèvent la formation du canal ou tube neural. Cette jonction commence à l’emplacement du futur cerveau moyen.

L’extrémité postérieure ou caudale du canal neural communique temporairement avec le tube intestinal; puis ce canal neurentérique S’oblitère.

L’extrémité antérieure ou céphalique du canal neural se renfle et forme l’ébauche de l’encéphale; celle de la moëlle épinière est représentée par le reste du tube.

A l’origine, le renflement céphalique est divisé par deux étranglements en trois cavités ou vésicules encéphaliques primitives : antérieure (prosencephalon), moyenne (mesencephalon) et postérieure (rhombencephalon). Puis surviennent des transformations.

La vésicule postérieure se divise en deux parties en même temps que se développent à ses côtés deux petites annexes, les vésicules auditives.

La vésicule antérieure se divise aussi en pus: parties et émet deux petites annexes, les vésicules oculaires.

La vésicule moyenne reste indivise.

Le développement aboutit ainsi à un nouveau stade (v. fig.1) comprenant cinq vésicules :

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