CONCLUSION
On s’étonnera peut-être que, dans un traité de psychok D nous ayons fait une aussi grande place à des phénoo . mènes de mécanique nerveuse ou musculaire dont le plus
AAC Nous passons sous silence les patientes recherches effectuées par h . F£ré (B) avec l'ergographe, parce que l’auteur, ne travaillant que sur lui-
. même, a vraisemblablement subi l'influence de ses idées directrices. Nous 4 revenons plus loin (IL, 627) sur les recherches de KRAEPELIN.
grand nombre sont plus souvent rangés dans le domaine de la physiologie que dans le domaine de la psychologie proprement dite. |
C’est que les phénomènes étudiés ici, les réflexes, l’inbibition, le tonus, les contractions des muscles striés, les réflexes conditionnels et, par-dessus tout, les mouvements volontaires ne constituent pas seulement des mécanismes importants de notre vie psyoho-biologique ; ils jouent aussi un rôle considérable dans cette adaptation de la vie physiologique à la vie sociale qui commence à s'exercer dès notre naissance et qui résumait, pour Auguste Comte, tout ce > que nous appelons psychologie. |
Sans doute, au cours des chapitres qui suivent, nous aurons l’occasion de marquer, avec plus de précision et avec plus de richesse, les mécanismes multiples par lesquels se fait cette adaptation dans l'expression des émotions, dans le langage, dans l’activité logique et rationnelle, dans Pévolution des
tendances les plus humbles ou les plus élevées et dans les | |
manifestations sociales de notre activité volontaire; mais on peut déjà, sans sortir de l’excitation et des modalités de la réaction motrice, signaler des processus d'adaptation sociale.
C’est parce que l'individu est capable d’exercer une action d'arrêt sur ses réflexes qu’il est susceptible d'éducation, au sens négatif du terme.
C’est parce qu’il est capable de réflexes conditionnels de plus en plus étendus qu’il est susceptible de dressage, au sens positif du terme, c’est-à-dire d’acquisition dans l’ordre des habitudes sociales et morales.
C’est parce qu’il est capable de ces réactions motrices complexes appelées volontaires, qu’il peut agir sur le milieu physique et social pour le modifier et s’y adapter.
C’est enfin par la contraction de ses muscles striés qu’il est capable de ce rendement social qu’on appelle le travail.
Il suffit, en quelque sorte, que la vie psycho-biologique soit donnée sous sa forme la plus mécanique et la plus simple, pour que le social puisse déjà s’insérer sur le biologique et se réaliser par lui. de :4
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