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qu’il appelle l’ergographe, à étudié la fatigue chez l’homme. » Son appareil, qui est d’un usage courant, et qui sert à mesurer u d'ordinaire le travail du médius, immobilise l’avant-bras, la « main, l'index et l’annulaire, en laissant au médius toute la »
liberté de ses contractions pour une charge donnée (en général 8 kilogrammes) Un métronome permet au patient de faire des contractions régulièrement espacées et dont la vitesse
varie suivant le rythme adopté (en général 2 secondes).
Mosso se proposait, avec cet appareil, d'isoler le travail d’un
muscle, de manière à éviter qu'aucun autre musele ne pût
l’aider dans son travail, surtout quand il est fatigué (B, 33).
Comme il s’en est rendu compte lui-même, l'isolement n’est
pas absolu, puisque dans les cas les plus favorables, tel le” cas du médius, il y a deux muscles qui travaillent (le fléchis-… seur superficiel qui commande la deuxième phalange, le“
fléchisseur profond qui commande la deuxième et la troisième), et que les interosseux ne sont pas tout à fait exelus; . mais, même avec ces inconvénients, l’ergographe à constitué » un progrès considérable sur les dynamomètres et dynamo- graphes. | Si l’on impose au médius une charge trop faible ou un rythme trop lent, c’est-à-dire des conditions qui permettent la . restauration indéfinie du potentiel et l’élimination du résidu, . les contractions peuvent durer indéfiniment sans modification . de hauteurs ; mais, si l’on donne aux fléchisseurs une charge
… de 3 kilos et un rythme de 30 contractions à la minute, on
.… verra les muscles s’épuiser après 90 ou 100 secondes et l’on aura une courbe complète de fatigue que l’on pourra analyser. …. Cette courbe, que l’on obtient en réunissant tous les som- N mets des lignes inscrites, peut être différente suivant les char- . ges, les rythmes, les individus et leurs dispositions psychiques ou physiques du moment ; mais c’est un fait très remarquable - qu'elle est toujours comparable avec elle-même, pour un même . individu et des conditions identiques d'expériences. Si chaque jour, à la même heure, dans les mêmes conditions Organiques et mentales, nous faisons une série de contractions avec le même poids et suivant le même rythme, nous obtiendrons des tracés qui présenteront les mêmes ondulations, les mêmes hauteurs et les mêmes chutes; en ce sens chacun à sa courbe, c’est-à-dire la même façon de se fatiguer et de réagir. Voici (fig. 11), à titre d'exemple, les courbes des professeurs . Aducco et Maggiora obtenues par Mosso avec un rythme de 80 soulèvements à la minute !, Nous voulons rapporter, à propos de ces courbes, ce fait très intéressant constaté par plusieurs élèves du laboratoire de psychologie de Sainte-Anne, que, pour un même sujet étudié dans les mêmes conditions physiologiques et psychiques, les courbes de fatigue musculaire, prises à l’ergographe de Mosso, et les courbes de fatigue de l'attention, prises au chronoètre de d’Arsonval, présentent les mêmes ondulations et
4 1. Gomme on le verra plus,loin (Il, 697), les courbes ergographiques sont réductibles à trois tvnes principaux, entre lesquels il existe tous les {ypes de passage.
les mêmes chutes, comme si le sujet avait, dans l'ordre physique et dans l’ordre mental, la même formule de. dépense. On évalue le travail produit en kilogrammètres et on obtient les kilogrammètres en multipliant par la charge la | hauteur totale des soulèvements, mesurée par un ruban mé: | trique qui se déplace à chaque inscription ; soit pour la courbe d’ Aducco 3 kg. >< 1,177 m. = 3 Kilogramnètres 531. :)
Fig. 41. ‘
Depuis que Mosso à inventé son appareil, on s’en est beau- { coup servi pour mieux étudier qu'avec les dynamomètres et dynamographes l’influence des agents psychiques, toxiques, k: physiques sur le travail musculaire. On considère, dans ce cas, | goit les variations globales des kilogrammètres, soit les varia- M tions de la hauteur et de la durée des soulèvements. 4
Les bruits, les sons, les saveurs, les odeurs paraissent gr | par une action tonique sur les centres nerveux, tandis que 4 les agents physiques ou chimiques tels le massage, labsorp- 4 tion de sucre paraissent agir par l’action qu’ils exercent sur. le muscle, soit en accélérant la circulation, soit en lui apportant. À un surplus de potentiel. De leurs expériences sur les effets \ de la caféine, Hocx et KRAEPELIN (380) ont eru pouvoir tirer cette loi que le nombre des soulèvements renseigne sur l’état des centres et la hauteur sur l'état des muscles. A l’appuis
Ma cet loi ils invoquent les preuves suivantes : : les dispositions psychiques au travail, variables suivant les heures de la journée, influent surtout sur le nombre des soulève- ments; l’influence des repas en augmente la hauteur; l’exer- cice de l’ergographe augmente le nombre des soulèyements, la fatigue intellectuelle le diminue (ef. IoTeyxo, A, 100). 16] IoreyKxo à donné le nom de coefficient de fatigue au Wie rapport numérique qui existe entre la hauteur totale du . soulèvement et leur nombre dans un ergogramme (ibid.). Le quotient de la fatigue, d’après elle, mesure la qualité . du travail, c’est-à-dire le rapport entre l'effort musculaire ét l’effort nerveux dans un ergogramme (B, 110). : KRAEPELIN, qui à continué, avec OSERETZKOWSKY, les recherches commencées avec Hoch, a constaté que la caféine ‘augmente la hauteur des AE RO et en diminue le nombre en produisant une augmentation du travail; que l’alcool, pris à faible dose, augmente le nombre des benne et diminue la hauteur, c’est-à-dire qu’il excite les centres | psychomoteurs en paralysant progressivement les muscles ; qu'un travail intellectuel d’une heure augmente le nombre des soulèvements, tandis qu’une promenade le diminue. Comme … le dit très justement LARGUIER DES BANCELS (436), ces résul- | tats font pressentirles services que pourra rendre la méthode pe D à la psychologie, lorsqu’elle joindra l’analyse n ‘ : Mie des tracés à la mesure globale du travail effec- Fi tué,