‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 83 sur 237 · EU TS · texte numérisé non relu

EU TS

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dans chaque couleur :

rouge, ete. ;

quelle les lignes visuelles sont horizontales, la tête étant verticale, et dirigées droit en avant, D’après la loi précédente, les positions secondaires pourraient donc se réaliser, à partir de l& position primaire, sans rotation des yeux autour de leur axe antéro-postérieur, c’est-à-dire, suivant la terminologie adoptée en France, sans torsion. Soit FA (fig. 24) la direction du regard pour la position primaire ; pour toute autre direction du regard, la position secondaire que prendront alors les yeux sera donc telle qu’elle pourrait être réalisée par une simple rotation autour de l’un des axes BB”, CC’,etc., contenus dans un même plan perpendiculaire à FA, sans rotation autour de Paxe FA.

En fait, d’ailleurs, il y a généralement torsion mêmelorsque les yeux passent de la position primaire à une position secondaiïre ; c’est pourquoi il faut dire simplement, dans la formale ci-dessus : « pourratent être réalisées ».

La constance de l'orientation des yeux, qui constitue la loi de Donders, à cette utilité, en amenant toujours l’image d’un même objet fixé sur les mêmes régions dans chaque œil, de faciliter l'identification de cet objet, de permettre, en par- ticulier, de reconnaître rapidement, ce qui a une très grande importance pratique pour non s’il est vertical, horizontal où incliné.

Sensations de la rétine. — Parmi ces sensations nous devons citer d’abord les couleurs. On distingue d’ordinaire

19 La qualité ou le ton, qui fait qu’une couleur est bleue, A

20 Lintensité, qui fait qu’une couleur est plus ou moins lumineuse ; Fig. 24.

30 La saturation ou pureté :

une couleur est saturée lorsqu'elle ne contient pas de blanc ; elle est d’autant moins saturée qu’elle en contient davantage. Il ne peut être question, comme on voit, de la saturation du blanc lui-même.

La sensibilité pour les couleurs varie suivant les régions de la rétine, et elle varie différemment pour les diverses couleurs. Si on approche progressivement du centre du champ visuel d’un œil un fragment de papier coloré, le papier est - d’abord vu sars que sa couleur soit reconnue; et, si on se sert de papiers de diverses couleurs, on constate que, pour que la couleur soit reconnue, il faut que l’image qui se forme sur la rétine soit à une distance de la fovea variable suivant la couleur : le bleu, pour un œil normal, sera reconnu d’abord ; le champ visuel se rétrécira ensuite progressivement pour le jaune, le rouge, le vert, le violet.

La sensation produite par une excitation de la rétine n’atteint pas instantanément tout son développement soit comme intensité, soit comme ton. On vérifie aisément, au moyen de dispositifs tachistoscopiques, qu’il faut, pour qu’elle l’atteigne, un certain temps. D'autre part, la sensation ne cesse pas au moment même où l’excitant disparaît.

Supposons une lumière d'intensité modérée, agissant pendant un temps très court sur la rétine. On peut constater,

si on observe attentivement et dans l’obscurité, six phases

alternativement claires et sombres dans la sensation ; les trois premières sont très courtes (elles ne durent pas en tout 1 seconde), mais les trois dernières ont une durée assez longue. On peut employer, pour constater ces phases, deux méthodes : ou bien on observe leur apparition successive à l’endroit même de l’espace où s’est produit le phénomène lumineux, ou bien on déplace une lumière, par exemple une ligne droite iumineuse, devant le regard maintenu fixe, comme on en pourrait déplacer une devant un appareil photographique, et les diverses phases sont alors vues simultanément en diverses régions de l’espace. On aura quelque idée de ces phénomènes en allumant et éteignant brusquement la nuit dars une chambre une lampe électrique et en observant les phénomènes qui se manifesteront après l’extinction. Ils paraissent

d’ailleurs différer selon qu’on emploie une lumière d'intensité :

modérée ou une lumière vive. Avec une petite lanterne photographique éclairée par une bougie, pourvue de diaphragmes convenables découpés dans du papier noir, d’un verre blanc

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