‹ Traité de puéricultureChapitre 5 sur 14 · APPAREILS « ALLAITEMENT · texte numérisé non relu

APPAREILS « ALLAITEMENT

Pour l’allaitement artificiel, on se sert d’une tasse, d’une timbale, d’un verre ou d’une cuiller, engins que nous condamnons sans réserve. Le biberon est de beaucoup préférable, car , pour absorber le liquide, les enfants sont obligés d’exercer la succion, dont les efforts font avantageusement fonctionner le jeu des muscles, ainsi qu’ils sont obligés de le faire, lorsqu’ils veulent obtenir le lait du sein.

Le biberon est un appareil composé d’un flacon de formes variées, surmonté d’un bouchon supportant une tétine en vrai pis de

vache, en caoutchouc, en liège, en ivoire flexible ou végétal, quelquefois même en éponge; l’industrie en a multiplié les modèles ; presque tous, plus ou moins, donneraient le succès à l’allaitement artificiel, si l’on ne négligeait les soins de propreté. 11 faut , de préférence, choisir le modèle qui, par sa construction, paraît le plus hygiénique et le plus facile à tenir propre ; un tube d’alimentation est urgent : par l’action de la succion et d’un courant d’air, il conduit sans fatigue le lait dans la bouche de l’enfant.

Destiné seulement à faire absorber aux enfants le liquide alimentaire, aussitôt le repas pris, le biberon doit être démonté et mis à tremper dans un vase rempli d’eau fraîche.

Très-souvent l’allaitement naturel a besoin d’appareils pour se maintenir dans de bonnes

conditions et obvier aux différents accidents qui peuvent surgir: ainsi le bout-de-sein, petit instrument en buis, gomme, caoutchouc, cristal, porcelaine, etc., est destiné à former préalablement le bout du sein chez les jeunes mères ou à préserver les mamelons malades.

Pour éviter dans les mamelles les dangers d’un engorgement de lait, source de nombreux abcès, longtemps on s’est servi de l’intermédiaire de petits chiens ; mais cette méthode répugnant naturellement à beaucoup de femmes, l’industrie a mis au service des mères et nourrices de nouveaux appareils, dits tire-lait, remplissant parfaitement le but.

En cas de maladie des enfants, et lorsque leur état est trop grave pour les déranger, on se sert aussi d’un petit instrument, le tirelait-bout-de-sein, dont l’avantage consiste à

faire téter au nouveau-né le sein de sa nour rice sans exposer celle-ci à une position fa tigante, qu’elle ne pourrait conserver long temps.

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