COMESTIBLES
Soufre .
Soit d’après le § 9, la formule pour l’ingrédient oxigéné X, ¥
^présentant par conséquent aussi bien les nitrates que les chlorates. Si nous ajoutons à l’at, de ce sel 1 at. de soufre (S), celui-ci formera (V. § 83) i at.
( 1 acide sulfurique (S), parce que l'acide ¥ de l’ingrédient oxigéné abandonne atonie de base X , qui devient libre. Trois at. d’oxigène provenant de l’acide
84 TRAITÉ
sont donc absorbés, et deux restent disponibles. Ces derniers suffisent pour convertir un at. de soufre en un at. d’acide sulfureux (S) (V. § 83). Il ne peut plus se former d’acide sulfurique, parce que l’atome de base qui est en pré' sence se trouve complètement saturé par l’at. d’acide sulfurique formé de l’at. de soufre et des 3 at. doxigène. — On ne peut absolument pas imaginer d autre proportion entre le soufre et le corps oxigéné, tout autre mélang e devant fournir un excès ou d’oxigène ou de soufre, et dans ce dernier cas celui-ci devrait brûler dans l’atmosphère.
La formule générale pour toutes les mixtures entre les ingrédients oxigénés et le soufre sera donc :
Et par la combustion il se formera :
Le sulfate X, S comme résidu solide ; S -J- ¥ h l’état de gaz échauffés.
Charbon.
Soit de nouveau la formule de l’ingrédient oxigéné ,
qui représente un nitrate. L’acide qui devient libre contient 5 at. d’oxigène 5 il en faut en tout cas deux pour former avec un at. de carbone un at. d’acide carbonique (§ 100), puisqu’un at. de base se trouve en présence. Restent donc encore 3 at. d oxigène disponibles. Si le carbone doit former de l’oxide de carbone ils suffisent pour saturer trois at. de carbone • si au contraire d doit se former de l’acide carbonique, les trois at. d’oxigène ne peuvent saturer que I - at. de carbone. Il y a donc deux combinaisons possibles.
X, N + 4 C et X , N -f- 2 } C
La première donnerait par sa combustion
X C -J- 3 C -f- $, et la seconde X C -f- 1 l ’c }
Dans les deux produits le carbonate X,C forme le résidu solide; danslepr e ' mier 3C -f- et dans le second l a C -j- rf sont gazeux.
C) On commence par supposer le carbone parfaitement pur. (Y. § a53 pour les changé ments quand le charbon contient différentes proportions d’hydrogène.) A’ofc de l'auteur■
Lorsque l’ingrédient comburant est une chlorate, la réaction est differente , parce qu'alors le chlore de l’acide s’unit au métal de la hase, ce qui rend les 6 at. d’oxigène disponibles , et le résidu, qui devient minime, ne retient rien des gaz nouvellement formés. Il existe encore deux formules; dans l’une chaque at. de carbone est converti en oxide, et dans l’autre il l’est en acide carbonique, ce qui exige 2 at. d’oxigène par at. de carbone. Ainsi l’on a
X , €1 + OC et X , Q + 3C Par la combustion il se forme :
X, G1 + OC et X , Gl -f 30
Le X, G1 (chlorure métallique) forme toujours le résidu solide; dans la première les 6 atomes d’oxide de carbone, et dans la seconde les 8 at. d’acide carbonique constituent le produit gazeux.
Charbon et soufre.
Lorsque le carbone et le soufre réagissent simultanément sur la partie non décomposée (X) du nitrate, celle-ci se décompose également, (§ 16). Le métal s’unit au soufre , et l’oxigène avec le carbone. Par là 6 at. d’oxigène deviennent libres au lieu de 8 (§ 184), et la combinaison du soufre avec le métal (X, S) n’est plus une base , et par conséquent ne retient pas d’acide carbonique pour se transformer en sel. Pour la formation du sulfure il faut sur un at. (X) un at. de soufre. Si donc pour (X, K) on ajoute 1 at. de soufre (S), 6 at. d’oxigène deviendront libres de s’unir au carbone , ejt on pourra à '’olonté en disposer pour former de l’oxide ou de l’acide carbonique. De là résultent les deux formules différentes :
X, N —{— S —J— 6C et X,ff + S + 8C
dont les produits de la combustion sont représentés par :
X,S + 6C + îf ou X, S -{- §C
bans les deux formules X,S représente le résidu solide; dans la première ^ produit gazeux est 6C , et dans la seconde
TRAITÉ
Celle réaction est beaucoup plus avantageuse sous le rapport de la quantité de gaz développée, que celle avec le charbon seul, parce qu'elle tire meilleur parti de l’oxigcne de l’ingrédient oxigéné , et produit plus de gaz et moins de résidu solide, en brûlant plus vivement, à raison des deux affinités qui (au lieu de celle du charbon seul) réagissent sur le salpêtre. De plus, le soufre qui n’est pas hygroscopique combat l’influence nuisible du charbon qui l’est à un haut degré, (§ 161), et enfin il donne du liant au mélange. Comme d’ailleurs les mélanges sans soufro (§ 181) n’ont absolument aucun avantage sur ceux au soufre, nous ne considérerons plus dans la suite les mélanges formés d’un ingrédient oxigéné et de charbon seulement (§ 181)»
D’après le § 182 le chlore des chlorates joue le rôle du soufre, en se combinant avec le métal de la base, Pourtant il est plus avantageux d’obtenir comme résidu un sulfure qu’un chlorure, parce que le chlorure potassique dont il s’agit ici, est décomposé par le fer de l’arme, d’où résulte la formation d’un chlorure de fer aux dépens de celle-ci. Si l’on ajoute donc du soufre afin d’expulser le chlore sous forme de gaz, on obtient au lieu des formules du § 182 , les suivantes :
X , tl" -J— S -j- 6 G
ou X, ëi + S-+ 8C
Les produits de la combustion seront alors :
x, s + sc + ei