‹ Traité de pyrotechnieChapitre 32 sur 69 · MATIÈRES VÉGÉTALES NON DÉCOMPOSÉES · texte numérisé non relu

MATIÈRES VÉGÉTALES NON DÉCOMPOSÉES

Les matières végétales non décomposées (résines, huiles essentielles), n ° développent pas par leur combustion une chaleur suffisante pour amener L 1 décomposition des nitrates. Le nitrate potassique se fond à la chaleur produit® par les huiles essentielles avec lesquelles on le mélange, mais ne se décom' pose pas. Les résines ne le font même pas fondre. Le chlorate potassique est décomposé par la combustion un peu prolongée des huiles essentielles, ma* 5 non par celle des résines. Ce ne serait donc qu’avec le chlorate de potasse et une huile essentielle qu’on pourrait former une mixture qui ne conti r,t aucun autre combustible. Lorsqu’on emploie les nitrates on ne peut donc

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ajouter une huile essentielle qu’à l’une des mixtures (§ 179-181], dans lesflhelles le charbon ou le soufre décompose le sel.

Les substances végétales non décomposées agissent de deux maniérés ; d’abord par la flamme de carbure d’hydrogène qu’elles produisent, et ensuite par leur excès de carbone. Le premier ne participe pas à la combustion de la mixture, mais le charbon le fait ; et par suite l’ingrédient oxigéné doit parler Son oxigène entre ce charbon eh excès et l’ingrédient combustible. Or, c omme la proportion du combustible est constante, il y aura un maximum pour le carbone en excès; si ce maximum ést dépassé, du carbone non comburé restera dans le résidu. La quantité de carbone en excès qiie fournit une substance v égéla!e, détermine donc la dose de cette substance qu’on peut ajouter à Une Oiixlure , sans laisser du carbone non Comburé dans le résidu, ce qui trouble hi combustion. Par conséquent on pourra ajouter à un mélange donné plus d’huile essentielle que d'huile grasse, et plus de cette dernière que de résine, parce que c’est suivant cet ordre que ces inatières se classent sous le rapport de là quantité decarbure d’hydrogène, et inversement pour le carbone en excès Qu’elles fournissent (§ 117]. Quant à la méthode qu'il faut employer pour déterminer le mélange d’après la nature de la substance végétale employée, voyez § 190- Dans les formules quisuivènt le terme C, H? représente ducarbure d'hydrogène dont la proportion du mélange des deux espèces de ce carbure (§102) est incertaine.

Si du carbone en excès vient s'ajouter à la réaction des X, £if-f-2S ISO), il 116 permettra pas que X reste indécomposé (comme nous l’avons dit § 183];

n)a *s si X est décomposé, X, S ne peut pas se former, et S môme ne se forme ^ as (§ 179) ; mais l’un des S se transforme en S comme § 179 et l’autre s’unit a ^ et forme X, S. Par conséquent les quatre al. d’oxigène du X, S devienî '° r >t libres pour le carbone , de manière que s’il doit se former de l’oxide carbone on peut ajouter 4 G, et s’il doit se produire seulement de l’acide Car bonique, 3C. Parconséquent le maximum de substance végétale à ajouter a :N-j-2S, est déterminé par la condition que le carbone en excès de substance ne dépasse pas 4 C, sans cela une partie de ce carbone ne >r uleret pas. S’il faut donc une quantité de substance végétale que nous nom- Iïle fons Z pour donner C (78,4] de carbone en excès, on pourra mélanger : X, ï + 2 S -f 4Z

** se formera alors

X, S + S 4 --f- 4C .-J- 4 [Z — G] C, H ? (V. § 187) baris celte formule X, S représente le résidu solide (le sulfure au lieu du sul-

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fate), et S (l’acide sulfureux), N (azote) 4 C (l’oxide carbonique) avec le carbure d’hydrogcne fourni par les 4 Z constituent le produit gazeux.

Si l’on ajoute la substance végétale à la mixture X, & + S + 3C

celle-ci ne peut plus fournir d’oxigène que si au lieu de 3C (acide carbonique) il se forme 8C (oxide de carbone), ce qui met 3 at. d’oxigène en liberté; ceux-ci peuvent transformer en 3C trois autres atomesde carbone. On doit donc ajouter toutau plus 3Z (§ 188), ce qui donne :

X, ïi + s + 3C + 8Z

et par la combustion :

Dans le mélange

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