‹ Traité de pyrotechnieChapitre 39 sur 69 · MIXTURES CONTENANT DES SUBSTANCES VÉGÉTALES NON DÉCOMPOSÉES · texte numérisé non relu

MIXTURES CONTENANT DES SUBSTANCES VÉGÉTALES NON DÉCOMPOSÉES

L’addition de résines et d’huiles essentielles agit tantôt pour rallenlir là combustion, tantôt pour l’accélérer. Le temps nécessaire à la décomposition de la substance végétale, est plus grand que celui qu’exigent même les compositions lentes. Comme la décomposition de la substance végétale n’est pas notablement modifiée parla combustion simultanée de la mixture, l’addition de ces substances devrait toujours rallenlir lacombustion. Mais lorsque avant l’addition de la substance végétale, le soufre était le seul corps combustible de la mixture, elle accélère la combustion en fournissant son excès de charbon. Par conséquent l’addition de la substance végétale au s. n. produit en même temps un rallenlissement et une accélération , et il résulte de l’expérience que le premier a un léger excès sur la seconde, de sorte que le s. n. brûle plus lentement mélangé avec une matière végétale que seul. Dans les mixtures p. n. la matière végétale rallentit toujours , parce que la cause de l’accélération , savoir l’excès de charbon de la plante qui se substitue au soufre dont la combustion est plus lente , ne subsiste plus , vu que dans les p. n. le charbon existe déjà comme combustible proprement dit, ce qui fait que le charbon superflu provenant du végétal, ne peut avoir pour résultat que de faire convertir tout le carbone en oxide au lieu d’acide carbonique, ce qui produit une combustion plus lente. Par conséquent dans ce cas la combustion est rallentie, et par la décomposition de la substance végétale, et par l’excès de charbon qu’elle abandonne. Le p. n. mélangé avec une matière végétale brûle donc très-lentement; sa combustibilité devient à peu près égale à celle du s. n. contenant une substance végétale. C’est pour cela que tous les mélanges intermédiaires de s. n. et de p. n., quoique saturés par des quantités différentes de matière végétale, doivent brûler avec des vitesses passablement égales. Lorsque la substance végétale n’est pas mêlée au s. n., mais se trouve seulement en contact avec la composition , et par conséquent se trouve attirée dans la combustion de celle-ci, la vitesse de combustion est augmentée, parce que dans ce cas la décomposition du végétal se fait en dehors du s. n., dou résulte que la lenteur de celte décomposition ne peut plus compenser 1 accélération due à l’excès de carbone cédé en f® veur de la combustion.

Si l’on môle au p. n. (les substances organisées plus difficiles à décomposer, par exemple de la laine, etc., ces substances ne participent pas à la c °mbustion, mais sont pendant leur décomposition lancées au loin sous forme d étincelles ardentes.

Ainsi qu’il a cté dit plus haut, la quantité d’une substance végétale qu’on Peutmôleraus. n., sans qu’un'excès de charbon soit abandonné dans le résidu, est de i plus grande que celle qu’on peut mêler au p. n. Il résulte de là que *a mixture de s. n. avee la substance végétale produira de carbure d’hydrogène de plus que celle au p. n. mélangé à une substance de celte nature. Par conséquent lorsque l’efFet de la flamme du carbure d’hydrogène est utile, °n emploiera de préférence à toute autre mixture le s. n. saturé de substances v égétales,et les meilleures à choisir pour cela sont les huiles essentielles, bes mixtures pulvérulentes sont d’ailleurs difficiles à mélanger intimement avec une substance végétale; et lorsque ce mélange n’est pas intime, le p. n. brûle avec agitation et inégalement, d’où résulte qu’il agit d’une manière Oioins certaine que le s. n., qui brûle toujours tranquillement.

Lorsqu’on mélange au p. n. une quantité de substance végétale , quelque petite qu’elle soit, il doit se substituer de l’oxide de carbone à une partie de * acide carbonique. Dans le s. n. au contraire une petite quantité de matière v cgétale produira d’abord l’acide carbonique, ce qui aura lieu jusqu’à ce que la moitié du maximum correspondant au point de saturation soit atteinte. Au dessus de cette moitié il se forme de l’oxide de carbone à la place d’une partie de l’acide carbonique. II est vrai que le développement du premier de ces fiaz est accompagné d’une moindre température et d’une moindre tension, ^ais dans les circonstances où il s’agit de l’effet de la flamme du carbure d hydrogène, la grandeur de celle-ci a plus d’importance que la température ,

une grande tension des gaz n’est même pas avantageuse alors, parce d’elle chasse trop rapidement la flamme du carbure d’hydrogène; lors donc ^u’on compte sur les effets de cette flamme, il convient mieux d’employer le Maximum que la moitié du maximum de la substance végétale.

bans les mixtures qui laissent pour résidu un sulfate , l’addition d’une subs tance végétale a pour effet la transformation du sulfate en sulfure métalli- ( I Ue i et la libération des quatre atomes d’oxigène (en changeant X , SenX,S).

substance végétale rend donc le résidu de ces mixtures moindre et plus déliquescent. L es mixtures telles que le p. n. qui produisent par elles-mêmes l ’ n sulfure métallique comme résidu, ne sont pas modifiées sous ce rapport P 3 ’’ l’addition d’une substance végétale.

TRAITÉ

Les substances végétales produisent avec le chlorate potassique des mi*' lures inflammables par la chaleur et par l’acide sulfurique , qui décomposent le chlorate de potasse et la matière végétale avec une très-faible élévation de température j ces mélanges brûlent avec une flamme rose.

La mixture au chlorate de potasse et àu sulfure d’antimoine consiste eri :

pour 100

lit • .**•

Sb (2216,38)+f K, €1 (2298,82) ou49,09sulfure d’antimoine50,91 cli. pot- Par la combustion celte mixture devient

résidu: f K, S (1636,60) , gaz : 8b Cl 3 (2278,86) -f f-S (601,74) ou bien : pour 100

résidu 36,28 gaz 63,73

La mixture est très-inflammable, tant par la chaleur, que parla réaction de l’acide sulfurique , qui décompose le chlorate avec une élévation de température très faible. La combustion a toujours lieu avec explosion , el presque tout le résidu est entraîné sous forme de fumée blanche et épaisse. La mixture se laisse très-bien condenser et n’est pas hygroscopique. EH e peut recevoir sans inconvénient une substance végétale servant de liant.

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