DES FIGURES
meules coniques); elle est en pierre, en bois (surtout le chêne et le cormier) en fonte ou en bronze. La semelle est entourée d’un bord en bois, pour empêcher les matières poussées vers la circonférence de tomber. Au milieu de cette semelle se trouve une crapaudine en métal, dans laquelle tourne le pivot de l’arbre vertical mobile autour de son axe. Cet arbre est traversé horizontalement par un fort essieu en fer dont les fusées passent dans les moyeux des meules qui sont espacées entre elles de 1™ à l m ,30. Les meules sont également en pierre, en alliage d’étain et de zinc, en fer, en cuivre ou en bronze. Elles forment des disques cylindriques, ou bien des troncs de cône de 60 centimètres de hauteur (v. plus haut). Comme les premiers broient tandis que les seconds ne font que presser, on emploie quelquefois les premiers seulement pour mélanger, et les derniers seulement pour condenser. On donne quelquefois une voie différente à chaque meule en les éloignant inégalement du centre, disposition qui n’est pas avantageuse. Les meules doivent avoir du jeu sur les fusées, ou bien on doit donner à chaque meule un essieu propre, mobile dan» l’axe vertical, afin qu’elles aient de la liberté lorsque la matière s’amasse en un point. Les meules sont suivies par des servantes en cuivre qui détachent la matière des meules ou de la semelle et la ramènent sur la voie. Ce sont surtout celles qui agissent sur la semelle quisontavantageuses. Lorsque les meules ont des voies différentes, la meule interne est suivie d’une servante en bois qui ramène sur la voie interne la matière, poussée vers le centre, et les parties que la meule externe pousse en dehors, sont ramenées par un ouvrier sur la voie interne. Les servantes qui agissent sur la semelle, sont quelquefois chargées de plomb. La force motrice se transmet à la partie supérieure de l’axe vertical.
Si les meules ou la semelle sont en pierre, il faut que celte pierre soit d’une dureté moyenne et ne présente pas des fossiles siliceux enchâssés. La pierre puante (carbonate de chaux fétide), la pierre calcaire, le marbre, sont les plus employés. Les pierres boivent l’eau d’humectation, surtout lorsque leur surface est devenue rude par suite d’un service prolongé; on est alors obligé d’humecter davantage les matières; lorsque celles-ci s’enflamment, surtout quand le mélange n’est pas encore très-avancé, et que par conséquent la combustion est lente, les pierres formant la semelle et la meule s’échauffent fortement, et souffrent beaucoup. En employant des pierres pour les meules on est limité sous le rapport du poids, et si on veut les rendre très-lourdes on doit leur donner on diamètre très-grand , ce qui exige également de grandes semelles si l’on veut éviter que les meules ne s’usent promptement ; mais les grandes semelles supposent beaucoup d’espace. Ces motifs ont eu pour résultat qu’aujourd’hui on emploie presque généralement des meules métalliques , et aussi des semelles en métal ou en bois.
Les meules le plus employées à présent sont rarement des rouleaux massifs, mais se composent le plus souvent d’une couronne massive, dans laquelle on a ajusté quatre fais et un moyeu. La masse est dans tous les cas coulée en fonte, et si l’on veut que la surface travaillante soit en bronze, on chasse sur le noyau en fonte un anneau en bronze de 8 à 10 centimètres d’épaisseur. Le bronze doit avoir jusqu’à 20 p. <y 0 d’étain, sans, cela il devient rude par le travail. Il se forme bientôt une couche de sulfure de cuivre qui s’attache fortement, et diminue les chances d’inflammation. Lorsque la fonle travaille immédiatement, il faut que la surface travaillante ne contienne pas la moindre soufflure, ou fente, pas de places mastiquées ou qui n’auraient pas été dépouillées de la croûte de moulage. Les angles doivent être arrondis. On se sert aussi de meules en bois garnies d’anneaux en bronze (p. ex. au Bouchet). Les meules ont des dimensions et des poids très divers; les diamètres varient de lm à 2“,50, la largeur de 0, n ,30 à 0 m ,50, le poids de '•500 à 8000kg. Lorsqu’il n’y a qu’une meule, elle doit être très-lourde. On règle la^vitesse de rotation de manière qu’un point de la circonférence se meuve avec une vitesse riUfciu