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leur composition moléculaire ou une dégénérescence graisseuse et peuvent être résorbés.
Nrïsser signale aussi une action spéciale sur les vaisseaux : s Dans ce que Ton appelle la radiodermite, on peut voir que la vieille opinion de l'irritation inflammatoire est fausse et que Weigert avait tout à fait raison quand il soutenait qu'il s'agit tmijours, dans tous les processus, d'une lésion primitive des vaisseaux, que suit simplement comme réaction l'inflammation. Ce que nous voyons dans les nécroses dues aux rayons X dépend 1res probablement de ces légères altérations primitives, » De ne, pour cet auteur, la guéridon du lupus serait due à une hyperémie de vaisseaux sanguins» qui faciliterait la cicatrisation des lésions, la fonte et la disparition des foyers tuberculeux.
Qudin, Barthélémy, Darier ont communiqué au Congrès de Moscou et publié dans la France médicale de 1898 le résultat d'intéressnntes recherches hîstologiques qu'ils firent sur des cobayes exposés aux rayons X ,
Darier avait fait des coupes dans un lnmheau spliaeélé qui s'était détaché delâvasteescharepériombiliçale du malade dWposloli. Le microscope montra que la gangrène sèche était complète. 11 Ae put remarquer aucune espèce de signe, ni dans les vaisseaux, ni dans les nerfs, ni en aucun points qui puisse lui faire penser que cette gangrène ait été produite d'une manière tout a fait exceptionnelle. 11 y avait gangrène totale du derme et il».* l'hypoderme, mais c'était tout.
A la suite de cet examen, Oudin et Barthélémy soumirent des cobayes à des irradiations intenses* À l'alopécie succédèrent desphlyetënes et des croûtes. Les examens histologiques furent faits soigneusement; en voici le résume : « Histologiquemeut, les poils qui tombent sont transformés en poils à bulbe plein, sans atrophie très notable de leur portion bulbaire. La peau alopécique offre des lésions énormes de l'épiderme et des folli-
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eulcs pileux ; le derme et les voies circulatoires ne semblent pas notablement affectés.
« L'épaississenient de 1 epiderrae dans toutes ses couches, l'augmentation colossale de lY;leïdine(kérato-hyaline), ainsi que l atrophie extraordiuairement marquée des follicules, peuvent être envisagés comme résultant d'un processus de réaction contre un irritant d'une intensité peu commune et pour ainsi dire sans analogue ; cet irritant paraît exalter la vitalité des éléments épidermiques les moins différenciés ou tout au moins différenciés dans le sens de la protection directe, sans produire aucune nécrose même partielle de ses éléments. Les éléments différenciés dans le sens des formations annexielles (glandes, poils, ongles) entrent, au contraire, en régression et s'atrophient, sans qu'on puisse saisir le mécanisme intime de cette atrophie (nécrose, trouble vasculaire, oblitération, etc*),
« Il n'est pas sans intérêt de faire remarquer que Taspect nouveau que prend la structure de la peau de cobaye ainsi irritée, présente une certaine analogie avec celle d'autres régions du tégument de cet animal. C'est ainsi qu'au talon, par exemple, on sait qu'il existe normalement un épidémie tout aussi épais, avec une couche granuleuse presque aussi riche en êléîdine, dépourvue de poils et de glandes; les légères différences qui subsistent consistent dans la présence de cônes épidermiques, vestiges des follicules, dans l'irrégularité des grains d'éléïdine et dans la régularité moins grande des papilles, »
Jutassy est arrivé aux mêmes conclusions dans ses recherches sur la radiodermite du lapin.
Unna a fait l'examen d'un morceau de peau humaine exposée plusieurs fois aux rayons X, et qui ne présentait macroscopiquement qu'un léger érythème et qu'un peu de pigmentation. Avec ses colorants spéciliques pour le tissu conjonctif (picro-carmin, orcéine, fuchsine), il constata que les fibres collagènes étaient devenues basophiies. Il en conclut que probablement, la subs-
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tance collagène étant altérée la première et dégénérant, ce processus dêgénérateur produisait lentement les phénomènes inflammatoires de réaction,
Gassmann examina un malade atteint d'une ulcération profonde produite par les rayons X, La couche la plus superficielle était formée d amas de coccus et de masses nêcro>
- organisation. Dans les couches profondes, au contraire, on trouvait des masses lîbrillaires incolores» des débris de noyaux et un grand nombre de leucocytes. Les vaisseaux un peu importants du derme et de Fhypoderme présentaient la dégénérescence en vacuoles de la tunique interne et de la mus- Cttleuse. C'est à cette modification des tissus qu'il attribue la lenteur de la guérison.
Lion, dans un tissez grand nombre d'examens pratiqués sur de la peau saine qui avait reçu <le légères irradiations et qui ne présentait macroscopiquement aucune modification nette, ne hiMiv;i qu'un |i^u d'altération de la couche en palissade de lYpit hélium. 11 fit d'autres préparation* sur du tissu provenant deschares produites par les rayons X sur de la peau saine. II trouva, au bord, la couche cornée fondée; le réseau de Malpighi diminué, aminci et vacuolisé dans toutes ses couches ; les éléments cellulaires paraissaient gonflés at comme perforés; la substance interstitielle était augmentée et criblée de lacunes yulières.
Dans les papilles, les petits vaisseaux étaient en partie augmentés de volume et remplis de sang. La paroi était amincie et montrait la vacuolisation décrite par Gassmann. Les vaisseaux plus volumineux présentaient un bourgeonnement endothélial. L'endothélium lui-même, ainsi que la couche conjonctive de la paroi vasculaire, était vacuolisé. Du reste, les faisceaux de tissu conjonctif étaient peu nets, comme flous et hyalins.
Ehrmanu, de Vienne, dit que riiyperémie est produite par une action directe sur les capillaire», dont la paroi est propre à
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la diapédèse des globules du sang ; c'est un passage et non une hémorragie. En même temps se produit une sortie plus abondante de plasma sanguin, dans lequel l'hémoglobine est dissoute. C'est à ce processus que Ton doit la coloration jaune de la peau hyperémiée. En peu de temps, rhémosidérine (jaune d'or) se précipite dans les interstices des tissus, et la peau conserve une coloration jaune brun, jusqu'à la résorption complète, qui survient au bout de quelques semaines.
Lorsque les rayons frappent une peau renfermant beaucoup demélanoblastes, ou cellules à pigment mélanique, celles-ci, sous Tinfluence de l'irritation, peuvent produire de la mélanine, qui donne les colorations sépias durant des années. La mélanine est bien différente de l'hémosidérine : la première reste dans les mélanoblastes, l'autre est diffusée dans les tissus.
Oscar Salomon excisa un fragment d'ulcère provoqué par les rayons de Rôntgen et constata au microscope des lésions ayant une grande ressemblance avec celle de la sclérodermie idiopathique : dégénérescence des papilles, hypertrophie du tissu collagène, épaississement considérable des parois des vaisseaux, qui sont entourées et traversées par de nombreux leucocytes. Tandis que le tissu élastique était normal dans la profondeur, on trouvait à la partie supérieure d'innombrables fibrilles, petites, tout à fait fines, colorables par les méthodes de Unna- Taenzer et Weigert, peu ondulées, le plus souvent parallèles, dirigées en haut et, dans la plupart des cas, à direction verticale.
Ces mêmes fibrilles augmentent en nombre à mesure qu'elles s'élèvent et arrivent jusque dans la zone sous-épidermique d'infiltration cellulaire.
On trouve des fibrilles semblables, particulièrement nombreuses sur l'adventice épaissie des vaisseaux; toutefois, en cet endroit, elles sont parallèles à la paroi des vaisseaux.
Toutes ces opinions, intéressantes à coup sûr, sont loin de
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concorder. La plupart des examens ont porté sur des pièces provenant d'ulcérations graves, et les indications sur le processus histologiquede la radiodermite sont vagues*
C'est Scholtz qui a le mieux étudié cette question, Il a fait des examens microscopiques dune manière systématique. La peau choisie fut celle du cochon* En effet, c'est la peau animale qui ressemble le plus a celle de l'homme, et les rayons X produisent sur elle des réactions analogues.
Le mérite de Scholtz est d'avoir pratique des examens histologiquài à plusieurs stades de réaction et d'avoir fait ses expériences dans des conditions à peu près identiques à celles où Ton se trouve en radiothérapie. Il a choisi un animal volumineux et a fait des applications se rapprochant autant que possible des irradiations thérapeutiques. Aussi ses résultats ontils une valeur plus grande que celle des observateurs qui ont étudié cette question sur des cobayes ou des lapins, auxquels ils avaient fait absorber une quantité considérable de rayons X,
Nous citerons un»; partie de ses travaux, car ils sont les plus complets qui aient été faits, dans l'état actuel de la science :
Las pièces excisées ont été durcies en partie dans l'alcool, OU partie fixées dans le formol, le sublimé et le Fleming, et durcies ensuite pari alcool absolu* Les préparations ont été ifl<t&es dans la paraffine et la celloïdine. Ou sVst servi, comme colorants des noyaux et du protoplasma, de {'hématoxyline-éosiiie, du bleu polychrome, du bleu de méthylène borique et delasafranine. Le tissu conjonctif a été coloré par la méthode de van a différentes méthodes de Unna, pour mettre en nce la collacine et la collastîne*
h Lr* libres élastiques ont été colorée* par lu procédé de Wei- ; t «ii Taenser-Uiina, la lïhrine par la méthode de Weigert, el les fibres protoplasmiques par celle de Kromayer.
Expérience 1"'. — Une petite portion de la peau du dos iTun jeune pure esi exposée, pendant une heure, a 20 centimètres
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de distance de l'ampoule. Vingt-quatre heures après, la biopsie fut pratiquée.
tf Examen macroscopique. — La peau ne présentait aucune modification.
« Examen microscopique, — Le derme et l'épidémie ne présentent aucune modification nette ; le protoplasma des cellules à piquants est coloré plus fortement qu'à l'état normal, et les contours des cellules ne sont pas tout à fait aussi nets. Les ponts intercellulaires se colorent bien par la méthode de Kromayer.
« Expérience II. — Le temps de pose est le même; l'excision est faite 7 jours Après*
« Examen macroscopique. — Les poils sont devenus fragiles et commencent à tomber ; à part cela, rien de net.
« Examen microscopique* — La couche cornée est un pendis* sodée, et on trouve, çà et là, des cellules à noyau coloré. La couche granuleuse n'est plus qu'indiquée ; par places, elle a dis* paru, La couche des cellules à piquants est nettement amincie. Les cellules elles-mêmes sont très modifiées; elles sont tuméfiées, à contours peu nets, et leur volume est augmenté même dans la couche à palissade. Le protoplasma se colore fortement, mais d'une façon diffuse, par Fhématoxyline, Le noyau, par contre, n'est le plus souvent que faiblement coloré, et la chromatine est divisée en petits amas et débris. La plupart des noyaux sont tuméfiés, parfois dentelés et vacuolisés. On trouve aussi des vacuoles dans le protoplasma, surtout au voisinage des noyaux.
« Presque dans chaque champ microscopique, on voit des cellules, dont le noyau est divisé deux à trois fois par division directe. Il n'y a pas de figure de karyokinèse, ou du moins il n'y en a que des débuts. Tous ces phénomènes de dégénérescence augmentent, en allant de la couche ha sale à la couche cornée. Pies de la surface, les contours des cellules sont à peine visibles, et leur protoplasma est presque fusionné en une masse homogène. Les noyaux ne sont, en partie, qu'indiqués schémati-
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quement. Les follicules pileux subissent des modifications identiques, qui suffisent à expliquer la fragilité et la chute des cheveux.
« Le derme est un peu distendu par de l'oedème, les tralnVules du tissu conjonctif sont moins bien dessinés et un peu gonflés. Où ne. peut noter une modification dans la façon dont se oolore le tissu conjonctif; la basophilie décrite par Unna n'existe pas, même en employant sa méthode pour la collacine et la collastine. Le réseau des fibres élastiques est conservé.
a Les vaisseaux de petit calibre ne présentent aucune altératïniï ; tout au plus des phénomènes inflammatoires y sont-ils indiqués.
« Les cellules conjonctives présentent quelques modifications les ; elles sont tuméfiées et ont parfois une forme anormale ; leur protoplasma commence à se colorer d'une façon uniforme*
« Les cellules des glandes sudoripares suivent le même processus de légère dégénérescence ; elles prolifèrent en partie et tombent dans le canal excréteur de la glande,
« Les vaisseaux un peu volumineux présentent des lésions dératiyes analogues de leur tunique moyenne et surtout de leur tunique interne* Les cellules de la tunique interne sont gonflées ; elles proéminent dans la lumière du vaisseau, prolifèrent manifestement dans certains endroits, se désagrègent et sont sur le point de se mêler au courant sanguin*
» Expérience 1IL — Le dos d'un jeune porc est exposé, 9 jours consécutifs, pendant un quart d'heure, à une distance de lô centimètres, L'excision est faite !>fi heures après la dernière séance
« Examen macroscopique* — Les poils commencent i tomber: la peau est légèrement atrophique et érythémateuse*
Examen kittotogiquê* — Lee modifications sont analogues SUS précédentes, mais plue accentuées, La réaction iufianima-