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toire commence à 86 montrer ; autour des vaisseaux du chorion apparaît une légère infiltration avec leucocytes et quelques polynucléaires ; on trouve dans le corps de Malpighi quelques cellules migratrice*. Les petits vaisseaux du corps papillaire semblent un peu dilatés.
« Expérience IV* — L'oreille d'un porc est irradiée 11 jours, à une distance de 15 centimètres, pendant un quart d'heure. Six jours après la dernière séance, on excise un petit lambeau du bord de l'oreille.
« Examen macroscopique. — Sur les deux faces de l'oreille, les poils sont tombés. La peau est rouge, d'aspect atrophique. Sur la face externe de l'oreille, au milieu, on voit un léger soulèvement phlycténoide de l'épithéliunu
« Examen microscopique. — Les processus de dégénérescence sont analogues à ceux des expériences II et III ; ils sont cependant plus avancés. La réaction inflammatoire est vive, avec migration abondante de polynucléaires. Des masses de leucocytes se dirigent vers l'épiderme ; quelques-uns pénètrent dans Tintérieur des cellules dégénérées, et on constate qu'ils se comportent comme de véritables phagocytes. Au milieu des globules de pus, on rencontre des «c mastzellen », fortement chargés de granulations.
« Au centre de la partie irradiée, la couche cornée est soulevée, et au-dessous on trouve des masses de leucocytes serrés les uns contre les autres.
« Aux endroits plus altérés par les rayons X (surfaces suintantes), la couche cornée fait complètement défaut et on voit les premières modifications de Teschare.
« Le réseau fibrillaire élastique se colore moins bien, mais est conservé ; les modifications subies par le tissu conjonctif sont analogues à celles de l'expérience III; le cartilage de l'oreille est peu modifié.
« Daus la gaine épithéliale externe (des poils), se voient des
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processus de dégénérescence tout à fait semblables ii ceux du pg i!r MalpîghL Le follicule pileux est ainsi détruit peu â peu et remplacé par des masses de leucocytes.
« Expérience V, — Le dos d'un porc est exposé aux rayons X pendant 9 jours, durant un quart d'heure, à 15 centimètres de distance. L'excision est faite 8 jours après la dernière séance. « Examen macroscopique. — La région, qui commençait à suinter ft jours après la dernière séance, est superficiellement nécrosée et recouverte d'un fin enduit fibrîno-purulent. La lésion ressemble à peu près ù une brûlure du deuxième degré, en cours d'infection, après ablation de la phlyetène.
« Examen histolofjique* — Les modifications sont les mêmes que précédemment. Le réseau de Malpighi et la couche cornée ont totalement disparu, À leur place, on voit un amas de leucos. polynucléaires enveloppés d*un fin réticulum. Entre tes jocyteô on aperçoit quelques débris cellulaires et nucléaires. Par place, on peut déceler par la coloration de Weigert un fin réseau de fibrine. Au-dessus de cet amas leucocytaire se trouve une mince couche composée de globules de pus desagrégés, de ris de noyaux et d'un grand nombre de bacilles et cocci se .»nt colorer en violet foncé par le Gram* <t L'escliare des radiodermites se trouve donc formée de restes de leucocytes, de débris cellulaires et nucléaires et de bactéries. Du cùh* du derme, cette couche de leucocytes est assez nettement limitée en certains points ; en d'autres places, elle se confond avec rinliHratioii du tissu conjonctif sous-jocent,
î < corps papillaire est relativement bien conservé dans sa configuration ; il est toujours facile à reconnaître.
« Les libres conjonctives, au voisinage delVscbare, sont pour la plupart imbibées de sérosité et très gonflées; par endroits, commencent > se dissocier. Le réseau élastique est presque entièrement cousen
<. Les cellules du tissu conjonctif sont dégénérées : leur proto-
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plasma est tuméfié ; il se colore d'une façon diffuse ; le noyau prend mal les colorants ; quelquefois la cellule en possède plusieurs ; ils ont des formes très irrégulières. Les vaisseaux un peu volumineux présentent de la dégénérescence des cellules de leur tunique interne et moyenne. Les cellules de la tunique interne prolifèrent, se détachent et produisent ainsi la vacuolisation des paf ois, décrite par Gassmann et Lyon.
« Les petits vaisseaux sont très dilatés, remplis de sang et entourés de leucocytes. Parfois, dans les amas de leucocytes et dans le derme, on trouve des foyers d'hémorragies, plus ou moins importants.
« Les glandes sudoripares présentent des altérations dégénératives de leurs cellules. Les follicules pileux et les glandes sébacées sont complètement dégénérés et détruits ; à leur place, on trouve des amas leucocytaires, mélangés de débris de noyaux et de masses fibrillaires ne prenant plus les colorants.
« Toutes les dépendances profondes du corps de Malpighi présentent les premières modifications propres à la radiodermite. »
« La manière dont se fait la réparation a été aussi étudiée par Scholtz, cette fois sur la peau humaine :
« L'infiltration du chorion disparait, les cellules conjonctive» deviennent normales, et le corps papillaire, là où il était détruit, se reforme en couche horizontale, beaucoup plus fin et plus ténu. L'épiderme se régénère d'abord à la périphérie, recouvre le corps papillaire et envoie des prolongements interpapillaires. La peau est enfin complètement réparée, il ne manque que des follicules pilo-sébacés.
« Quoique la réparation paraisse complète, les tissus conservent encore longtemps certains caractères anormaux. Les cellules présentent, pendant un certain temps, les modifications constatées au début des radiodermites. Ce fait explique la sensibilité spéciale de la peau rontgenisée aux agents irritants et aux rayons X eux-mêmes. »
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En Amérique et ailleurs, d&J études histologiques ont été faites sur le même sujet ; mais, le plus souvent, il s'agissait de tumeurs ou de lésions eareinomateuses modifiées par les rayons Kiïntgen; nous en parlerons à propos de chaque affection.
Pour M* Pusey, les rayons X agissent primitivement sur les cellules épithéliales elles-mêmes; les altérations qui surviennent dans celles-ci, précédent de beaucoup l'apparition des Lésions vasculaîres* Ces modifications se produiraient dans tous les lissus nêoplasiques ou normaux, mais avec une rapidité et une intensité variables. Ce n'est qu'a une période ultime que les modifications de la circulation locale interviennent dans le processus réparateur.
L'action élective sur les cellules épithéliales est admise aussi par le professeur von Bruns (de Tubingue). C'est â cette propriété qu'il faudrait attribuer la guérison du cancer, comme nous le verrons plus loin.
Les expériences récentes d'Albers Schonbcrg et Freiben semblent établir que les rayons X n'agissent pas seulement sur lèmcnts eu ta nés , mais aussi sur les cellules du testicule de cobaje. Ils semblent avoir provoqué une dégénérescence de lVpif hélium des conduits sémînifères, dégénérescence qui eut comme conséquence une azoospermie complète ; mais ici encore il faudrait établir que les résultats sont identiques sur les animaux et sur l1 homme, et qu'ils se produisent dans les conditions où l'on doit se placer en radiothérapie, pour qu'ils présentent un grand intérêt clinique. On peut, en effet, obtenir les résultats tâa plus divers suivant la quantité absorbée par le sujet, suivant le poids et le volume de celui-ci.
Nous n'avons pas vérifié, par nous-méme, les résultats histologiques de Seholtz. La temps nécessaire a ces études nous paraissait mieux employé a des essais thérapeutiques, d'autant plus que nous serions probablement arrivé à des conclusions
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analogues, les travaux de cet auteur ayant été conduits avec méthode et précision.
Il est cependant certain que les résultats histologiques obtenus dans certains cas ne sont pas probants, et que la plupart des modifications signalées peuvent être causées par un agent irritant tout autre que les rayons X.
Néanmoins, nous terminerons ce chapitre en citant textuellement les conclusions de Scholtz, qui nous paraissent être le meilleur résumé du processus histologique :
« I. Les rayons de Rôntgen influencent surtout les éléments cellulaires de la peau. Ceux-ci sont atteints les premiers et subissent une dégénérescence lente, tandis que les tissus conjonclifs, élastiques, muscles et cartilage, ne sont altérés qu'à un faible degré et secondairement, à la suite de la dégénérescence des cellules et des phénomènes inflammatoires de réaction.
« II. La dégénérescence atteint d'abord et surtout les cellules de l'épiderme, puis à un degré moindre les cellules glandulaires, celles des vaisseaux, des muscles et du tissu conjonclif.
« III. Les phénomènes de dégénérescence sont de nature variable et s'étendent aussi bien au noyau quau corps cellulaire.
« IV. Dès que la dégénérescence des éléments cellulaires a atteint un certain degré, des phénomènes de réaction inflammatoire se produisent. Ils se manifestent par une dilatation des vaisseaux, par Vimbibition séreuse des tissus, par une forte migration leucocytaire arrivant à constituer des infiltrats considérables.
« Si, à la suite d'une irradiation très forte, la dégénérescence cellulaire est 1res prononcée, les leucocytes s'y dirigent en masse et aident à la destruction complète du tissu altéré.
« V. Les lésions des grands et petits vaisseaux jouent probablement un grand rôle dans révolution de l'ulcère et dans sa réparation extrêmement lente. »