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Ces rayons se propageaient dans tous les milieux, en ligne droite, mais avec plus ou moins d'absorption et sans diffraction. Ils ne se réfléchissaient pas el n<' se réfractaient pas, notaient
pas polarisés et ne subissaient aucun phénomène d'interférence. Ils étaient insensibles aux aimants et aux champs électriques, mais, par contre, ils abaissaient rapidement le potentiel des corps es, Invisibles pour noire œil, ils n'apparaissaient que p;ir l.i fluorescent» qu'ils donnaient à certains corps lorsqu'ils Tenaient à le a rencontrer.
Le mémoire présenté par IVutlgen à la Société physico-médicale de Wurtzbourg, au mois de décembre 1895, eut un retentissement énorme. Les savants de tous les pays s'emparèrent ette découverte. Les expériences qui avaient servi à lui donn.iissaiiee furent répétées dans te monde entier. Tous les aux en cours furent suspendus, « Ce qui passionna les esprits, dit M* Bcrtin-Sans, ce fut moins le nouveau progrès qui venait d'être réalisé dans l'étude de la décharge que l'annonce d'un nouveau procédé d'investigation, aussi inattendu que pré- [»n permettail d'obtenir une photographie du squelette intérieur de l'organisme et d'effectuer, sans danger comme sans douleur, une sorte d'autopsie de tout être vivant, «
Aussi les progrès furent-ils rapides. On augmenta la puiss générateurs; les bobines furent perfectionnées, et les machines statiques, mieux établies, furent timidement utilisées. En lHiKi, Thomson construisit le premier tube focus, en intercalant sur le trajet des rayons cathodiques (à L'intérieur du luhej une petite plaque de platine. Grnce à ce dispositif, la puissance des ampoules fut considérablement augmentée. La durée Ag la pose, qui pour une radiographie atteignait au début plus (fane demi-heure, tomba à quelques secondes pour certains objets, è quelques minutes pour d'autres. Les philosophes de la science et Rontgeu lui-même cherchèrent à établir une théorie
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qui puisse expliquer ces phénomènes, sans aller contre les notions acquises en physique.
A la suite des nombreuses expériences qui furent exécutées avec les rayons X, on constata que ces nouvelles radiations déterminaient, sur la peau et sur les tissus de ceux qui s'en servaient, des réactions spéciales, parfois même des accidents graves. Schiff et Freund eurent l'idée d'utiliser cette action pour le traitement de certaines maladies. Ce fut l'origine de la radiothérapie.
Puis, on connut mieux cette nouvelle forme de l'énergie, on en mesura la qualité et la quantité, et la méthode, jusque-là empirique et arbitraire, devint une science réelle, puisque toute science est faite de mesures.
Il nous faut maintenant examiner comment et par quels moyens on peut produire les rayons de Rôntgen. Nous verrons rapidement quels sont les instruments nécessaires à leur production et à leur utilisation et par quels procédés on peut les mesurer et les régler.
En terminant nous rappellerons brièvement leurs propriétés et quelques-unes des hypothèses émises sur leur nature.
Pour donner naissance aux rayons de Rôntgen, il faut essentiellement :
1° Une source d'électricité à haute tension ;
2° Une ampoule où le vide est suffisant, autrement dit un tube de Crookes.
§ t. — Sources d'électricité.
Afin de réaliser la décharge électrique au travers des tubes à grand vide, et de provoquer la formation des rayons X par l'intermédiaire des rayons cathodiques, il est indispensable d'employer des courants électriques à très haute tension et faible intensité. Or, la plupart des générateurs primaires d'électricité produisent l'énergie électrique sous forme de courant de grande intensité et de potentiel relativement peu élevé. Seule, la machine statique donne naissance à un courant convenable, c'est-à-dire à un courant de potentiel élevé et de faible intensité ; aussi est-ce une source électrique que l'on peut employer pour la production des rayons de Rôntgen.
Si l'on veut utiliser les autres générateurs électriques, on est obligé d'avoir recours à des appareils intermédiaires appelés transformateurs, et qui, comme leur nom l'indique, peuvent trans-
former un courant de basse tension et grande intensité en un courant de haut potentiel et faible intensité, ou inversement ; cette transformation, du reste, ne s'effectue pas sans une certaine perte d'énergie. Le rapport entre l'énergie électrique absorbée et l'énergie restituée indique le rendement de ces appareils.
Le transformateur type employé pour la production des rayons X est la bobine d'induction de Rhumkorff. Elle peut être alimentée, soit par un courant provenant de piles ou d'accumulateurs, soit par une dynamo à courant continu, soit même par un courant alternatif, à condition d'employer un appareil spécial.