SOURCES DIRECTES D ENERGIE ELECTRIQUE. MACHINE STATIQUE
On sait que les sources d'énergie électrique sont de trois sortes : thermiques, chimiques et mécaniques.
Les sources thermiques, constituées parles piles thermo électriques, et les sources chimiques, qui se résument dans les piles hydro-électriques, sont incapables de produire directement les radiations de Rôntgen, leur force électro-motrice étant trop minime. Il faudrait alors un nombre immense d'élénu'iits, et même la fameuse batterie de MM. Warren de la Rue et Uugo-Mûller, composée de 25.400 éléments au chlorure d'argent, ne suffirait pas à alimenter une ampoule.
Il en est de même des machines dynamo-électriques alternatives et de celles qui, comportant un collecteur redresseur, produisent du courant continu ; elles ne peuvent être utilisées directement.
Les machines statiques, au contraire, peuvent être utilisées, car elles produisent un courant continu à haute tension. Elles se divisent en machines à frottement, dont le type est celle de Ramsden, et en machines à influence 4
SOL U CES D'iLKCtRICÏTJÉ
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premières ne sont pas employées ; parmi tes mitres, celle qui est surtout utilisée en France asf lu machine type Wim- Éhtirst. Elle l ètà modifiée pu* les constructeurs ; le nombre des plateaux a été e ■■■■ ittJ, les coudant -, ainsi
que les secteurs métalliques col lue sur les plateaux des pra-
i i i. - \i.h hnn statique i ao [iJ^loaux,
mi&rea machinée. On a ajouté des balais Trotteurs ; les plateaux ont été fait* an éh< nit*1, et leur vitesse^de rotation a pu être considérablement augmentée, La partie mécanique elle-même fut mieux établie ; *t, pour assurer une vitesse de rotation égale i tous les plateaux» la maison Drault les entraîne par une courroie unique et sans lin.
Pour préserver les plateaux tl> l'humidité et de la poussière,
la machine a été enfermée dans une cage de verre ; mais alors il faut avoir soin d'ouvrir largement les portes de cette enveloppe pendant le fonctionnement ; sinon, on risque de voir la machine se désamorcer et surtout se détériorer vite, par suite de l'influence de l'ozone.
Tous ces perfectionnements ont fait de la machine statique un instrument sinon supérieur, du moins égal à la bobine, pour l'alimentation des ampoules. On en trouve d'excellents modèles chez plusieurs constructeurs d'appareils électriques.
Pour obtenir la rotation de la machine, on peut employer la force humaine ; mais il est préférable de s'adresser à un moteur mécanique. Le moteur électrique, monté sur le bâti même de la machine, est de beaucoup le plus pratique. 11 peut être alimenté par le courant urbain, continu ou alternatif ; une courroie relie sa poulie à Taxe des plateaux. Un rhéostat réglable, intercalé sur le circuit d'alimentation du moteur, permet, en faisant varier la résistance, de modifier la vitesse de rotation de la machine.
11 suffit alors de relier le pôle négatif de la machine à la cathode de l'ampoule radiogène, le positif à l'anode, pour que la production de rayons X commence.
Un moyen pratique de déterminer la polarité d'une machine statique est le suivant. On met la machine en marche et, après amorçage, on regarde les plateaux au voisinage des collecteurs. A proximité des collecteurs d'une polarité, les plateaux sont illuminés par une lueur violette, affectant la forme d'un disque. C'est le pôle négatif.
Peu après la découverte de Rôntgen, le docteur Moncel (de New- York) songea à utiliser ces machines ; Destot(de Lyon), Leduc (de Nantes), Bergonié (de Bordeaux) les perfectionnèrent pour les adapter à ce nouveau genre de travail.
Grâce aux améliorations successives apportées dans leur fabrication, elles sont devenues d'un usage courant, et elles pré-
l'alcool à 90°. L'amorçage s'obtient en touchant du doigt un des plateaux à une distance convenable des collecteurs. Si cette tentative n'est pas suivie de succès, il suffit ordinairement d'enduire le doigt (qui sert à l'amorçage) d'un peu d'or mussif, et la machine se met à débiter.
Quoi qu'il en soit, la machine statique n'est peut-être pas arrivée à son maximum de perfectionnement. En effet, le professeur Leduc, de Nantes, a démontré, par une théorie très ingénieuse de la machine statique, que le débit d'une de ces machines est proportionnel à la capacité du condensateur formé par ses deux plateaux, c'est-à-dire varie en raison inverse de la distance qui sépare leurs surfaces externes, et est proportionnel à leur coefficient diélectrique.
« Ces conditions, ajoute-t-il, semblent d'ailleurs avoir été reconnues par tous les constructeurs, qui se sont appliqués à rapprocher autant que possible les surfaces externes des plateaux et à employer pour leur confection des substances ayant un coefficient diélectrique très élevé. Or il semble que des progrès pourraient être réalisés dans cette voie, qui devraient rendre 10 à 20 fois plus grand le débit des machines de Wimshurst. Ce résultat devrait être obtenu en réduisant à un minimum la distance entre les secteurs et en employant le mica comme diélectrique. Or la réalisation de ce programme n est qu'un problème de construction, dont la solution devrait être singulièrement facilitée par les considérations suivantes :
a Jusqu'à présent on a confondu dans un tout les organes actifs de la machine de Wimshurst, le condensateur, formé par les armatures et le diélectrique, et le support de ces organes ; il importe de les séparer, d'avoir d'une part le condensateur, que l'on pourra faire aussi mince que l'on voudra, constituer avec la substance que l'on voudra, le mica par exemple, pourvu qu'on lui donne un support solide, des plateaux dont l'épaisseur sera devenue indifférente et auxquels on donnera une résis-
SOURCES Il'ÉLECTHlCITL;
lance permettant de les faire tourner aux plus grandes vitesses. « Ce résultat s'obtiendra en fixant les secteurs métalliques de la machine de Wimshurst non plus sur les faces externes, mais bien sur les faces internes des plateaux ; on les recouvrira de minces feuilles île mica ; de petites chevilles métalliques, traient l'épaisseur des plateaux et se terminant sur les faces nés p.ir il»s boutons ou de petits secteurs, feront commuer les balais avec les armatures <1<- inhumes «l^spla- \ «apports ; ces armatures ne seront plus séparées que par deux feuilles minces de mica et un intervalle d'air réduit au minimum ; les plateaux résistants pourront tourner ê de iris ndsfl viteafias, et la machine ainsi réalisée devrait donner dtîs résultats qui en feraient un générateur vraiment nou- B, •■ Peut-être L'avenir donnera-t-il raison à l'èmi tient physicien de >ant