LÈPRE
trothérapie, Oudin a présenté 2 cas de lèpre tuberculeuse traités par la radiothérapie. Il s'était basé sur ce fait que : « les rayons X semblent avoir une action spécifique sur les tissus morbides, les faisant peu à peu disparaître, sans altérer l'intégrité des tissus sains de voisinage ». Il n'est pas d'avis de dépasser Térythème : toute réaction plus intense ne présente que des inconvénients.
« Les malades que j'ai traités, dit-il, sont loin d'être guéris, et je ne viens pas vous proposer ici la radiothérapie comme traitement de choix de la lèpre ; mais les lésions ont subi une marche régressive très remarquable aux points qui ont été traités. »
Cette action est-elle d'ordre microbicide, trophonévrotique ou vaso-moteur ?
Il est bien difficile, dit encore cet auteur, d'émettre même une hypothèse, en raison de la complexité des lésions et de la présence dans la lèpre d'altérations précisément nerveuses et vasculaires d'origine microbienne.
Quant à la technique, elle devra être sensiblement la même que dans le mycosis fongoïde. Il faudra faire absorber à chaque élément la plus grande quantité possible de rayons X compatible avec l'intégrité des téguments, c'est-à-dire environ 5 à 6 H. C'est la méthode que, le cas échéant, nous appliquerions à cette dermatose.