‹ Traite de radiotherapieChapitre 67 sur 128 · Seconde séance identique. Quantité totale, 7 à 8 IL · texte numérisé non relu

Seconde séance identique. Quantité totale, 7 à 8 IL

15 décembre, — Il ne s'est produit aucun phénomène douloureux, les plaques traitées sont moins dures, moins atrophiques. On peut voir à leur surface un fin quadrillé. La peau saine est hyperptgmentée au voisinage. Séance de 15 minutes et le lendemain séance identique. En tout, 7 à 8 II.

8 janvier. — La plaque est pigmentée, la peau s'est ramollie ; la malade n'éprouve aucune sensation désagréable. On ne continue pas sur cette région. On traite une petite plaque située à droite, région du triangle de Scarpa» 15 minutes, et le lendemain séance identique; en tout 7 à 8 H.

19. — La plaque de la cuisse droite s'est améliorée. On continue, mais sur la plaque du liane, droit, 2 séances de 15 minutes, soit environ 8 H.

3 février. — Pigmentation très marquée au flanc droit. Sur la cuisse droite, amélioration, mats toujours un peu de réaction. Sur le flanc gauche, la pigmentation qui subsiste nern pèche pas de faire 2 séances de 15 minutes analogues aux précédentes.

23. — Pigmentation 1res prononcée sur la cuisse droite, à la périphérie de la lésion. Amélioration stationna ire.

Le flanc gauche est rouge ; la pigmentation y est uniforme sur la peau saine et la peau malade. La lésion s'est rétrécie un peu.

Sur le flanc droit, la peau est plus souple.

Séance de 25 minutes sur la plaque de la cuisse droite, 6-7 H.

8 mars. — Une nouvelle séance, identique à la précédente, sur le flanc gauche.

26. — Une séance de 25 minutes sur la cuisse droite. Quantité absorbée en tout, 8 H environ.

Toutes les régions traitées sont plus ou moins améliorées, aucune n'est complètement guérie.

KÉLOIDES

Une des premières guérisons de kéloïdes par les rayons X est celle obtenue par M. L. Herschell Harris, et rapportée par Williams, dans son ouvrage : The Rœntgen Rags in medicine and surgery. Il s'agissait d'une kéloïde consécutive à une intervention chirurgicale sur des ganglions tuberculeux. Un traitement intermittent finit par la faire disparaître complètement.

Barney cite un cas rebelle, qui fut opéré chirurgicalement et qui récidiva trois fois. Il fut guéri complètement par la nouvelle méthode .

Le docteur Fordyce croit que la radiothérapie est très favorable, et Fox rapporte un cas qu'il a traité avantageusement.

Varney obtint rapidement des résultats satisfaisants, ainsi que William L. Heeve.

De même, Taylor constata l'assouplissement d'une cicatrice consécutive à une brûlure, après un certain nombre d'irradiations.

Enfin, en 1904, au mois de janvier, Bisserié a signalé à la réunion de la Société de dermatologie quelques résultats favorables qu'il aurait obtenus.

KELOÏDES 4^9

Nous avons traité à Broca !\ malades, et les résultats concordent tout à fait avec ceux de nos prédécesseurs.

Il faut éviter en général toute réaction violente, et nous n'avons jamais dépassé par irradiation la dose de 6 à 7 H, Les applications peuvent être répétées tous les 15 ou 20 jours, suivant l'état des téguments.

La surface traitée devient rose, puis peut se pigmenter un peu, et la kéloïde commence à s'assouplir et à diminuer- de volume dès la deuxième ou la troisième séance.

Dans un cas, où la lésion était peu étendue, nous avons obtenu une amélioration qui équivaut à la guérison. La patiente présentait sur la joue une kéloïde consécutive à une brûlure oecasinnuée par une application pliotothérapique intempeMi Aujourd'hui, la kéloïde traitée par les rayons X n'existe plus, eton voit à peine la place qu'elle occupait.

Dans un autre cas, l'amélioration a été considérable, il s agissait dune énorme kéloïde greffée sur une cicatrice consécutive à un coup de couteau. Elle s'étendait sur une partie de la joue et allait jusqu'à l'oreille. Six applications (avec do.se moyenne de 6 à 7 H par irradiation), réparties en 5 mois, ont fait diminuer la lésion de plus de moitié; ce qui en reste est souple, et nous espérons arriver sous peu à une guérison relative, Nous n'avons pas eu de phénomènes réactionnels intenses ; du reste, nous avons pris la précaution de protéger les parties saines par une feuille de ploittb, dont Tnuverture épousait exactement la formr de la kéloïde,

L'électrolyse, qui avait été essayée au début, n'avait produit d'autre effet que de rendre la lésion plus apparente par les taches cicatricielles que laissaient les piqûres. En tout cas, il aurait fallu avec ce procédé beaucoup plus de temps et de patience pour arriver au même résultai.

Sans vouloir dénigrer la valeur de cette dernière méthode, il nous semble qu'elle doit être réservée aux lésions peu éten-

43o ACTION RÉSOLUTIVE SI H LES NÉOFORMATTONS CONJONCTIVES

dues, et que la radiothérapie s'applique aux kéloïdes géantes» que l'on rencontre quelquefois sur les cicatrices, Elle n'est pas un procédé infaillible, mais elle semble donner parfois de bons résultats.

Oas* l. — Mme £L*.f %b' ans. — À reçu, il y a 2 ans, un coup de couteau qui a fendu la joue depuis la commissure labiale droite jusqu'à la partie postérieure de l'oreille. Consécutivement est apparue une kéloîde sur la cicatrice. Elle commence à 3 ou 4 centimètres de ia bouche et se continue en liffne droite jusqu'au-dessous du lobe de J oreille ; là elle se divise en ramifications nombreuses. Cette tumeur fait une saillie d'un demi centimètre environ et a l'aspect habituel des kêloîdes-

L'éleclrolyse, la haute fréquence, etc., n ont donné aucun résultat. Ou essaie la radiothérapie ; pour cela, on relève le calque de la lésion et on le reporte sur une plaque de plomb, qui est découpée de façon a prol le reste de la joue et à ne laisser à découvert que la partie malade.

Du 27 novembre 4903 au 28 avril 490L — La malade a reçu b série? de deux irradiations. À chaque série, la peau malade a absorbé environ 6 à 7 H, Ce qui fait un total approximatif de 10 IL La réaction n'a jamais été constituée que par un peu de léger éryllième. Nous poursuivions, du resle, ce buL car la malade, ayant à sortir, ne voulait paa avoir sur ta face de violenle irritation*

28 mai, — La kéloîde a diminué des trois quarts, et même par places» au-dessous de ToreiHe, elle est à peine visible.

La malade continue le traitement, ci nous espérons obtenir une guérison complété.

Obs. IL — Mlle /Ï.,M 2$ ans. — Sur la joue droite, la malade présente une petite kéloîde de la grandeur d'une pièce de 50 centimes. La lésion est légèrement saillante par place et est consécutive à une application intempestive faite avec î appareil photothéra pique Hroca Chatin pour un lupus de la joue.

Du 30 novembre 1903 au 22 janvier 1904. — Elle a subi trois irradiations, avec une dose moyenne de 3 à 4 H par séance,

6 janvier. — Après les deux premières séances espacées de 15 jours, apparut une pblyetène sur la partie traitée, suivie elle-même de la formation de croûtes.

5 février. — Nous revoyons la malade, qui avait eu sa dernière séance fin janvier (22); la kéloîde s'est modifiée, elle n'est presque plus visible. La peau est souple et présente simplement un aspect un peu atrophique, tranchant a peine sur l'aspect général de la ligure.

SARCOME 43 1

Obs, III. — Mme t\..( âgée de 50 ans. — La malade présente, sur la face dorsale du nez, une keloide consécutive a la destruction par Les pointes de feu d'une lésion épîtbéïiomateuse. En ce moment, on ne peut voir qu'une production kéloïdienne, mais on peut craindre que sous cet aspect se cache une récidive.

Rayons n° 5,

Il mars 1904. — Dose absorbée, 8 H.

31. — Rougeur nette qui, du reste, a été plus prononcée; on voit un peu de desquamation. Les démangeaisons qui existaient avant le traitement ont disparu, La kéloïde semble moins volumineuse. Ou fait une nouvelle séance.

Dose,;. II.

19 avril* — La réaction est assez vive. La rougeur est très prononcée» et au centre de la lésion on voit une petite ulcération de la grandeur d une lentille, On ajourne la malade.

28. — La région traitée est en complète cicatrisation, on fait néanmoins une séance.

Dose, 4 H.

iQ mai. — Encore un peu de rougeur, îi reste une belle cicatrice a peine visible, souple ; la kéloïde a presque totalement disparu,

La malade est mise au repos et en observation.

SARCOME, - MÉLANO SARCOME

Les cas de sarcome traités avec succès par la radiothérapie sont relativement rares* Les auteurs sont, du reste, loin d'être d'accord sur cette question.

Depuis longtemps , en Amérique, cotte méthode est appliquée au traitement du sarcome, mais elle ne parait pas avoir donné d'aussi bons résultats que sur répithélioma.

Turnure, du Columbia médical Collège de New-York , a essayé les rayons de Rôntgen dans le traitement de cette affection. L'amélioration chez ses malades n'a été qu éphémère, et, après un arrôt momentané, le néoplasme n'a pas tardé à reprendre sa marche progressive. Pour Varney, l'effet des rayons X est surtout palliatif*

Coley admet Faction favorable de la radiothérapie, et William

Newcomb partage cet avis, mais il croit que, dans un certain nombre de cas, il faut s'attendre à des complications et à des métastases.

Pusey, en 1902, a publié l'observation d'un malade qui avait été très amélioré. Il s'agissait d'un sarcome à petites cellules rondes, ayant débuté à l'angle de la mâchoire et ayant envahi une partie du cou, des deux côtés. Un côté fut opéré, l'autre traité par les rayons X. Les rayons employés furent très pénétrants ; il survint néanmoins un peu de dermatite, qui disparut rapidement. Peu à peu, la tumeur s'affaissa et finit par disparaître presque complètement.

Au commencement de Tannée 1904, une intéressante discussion sur la question* eut lieu à la Société império-royale des médecins de Vienne, à propos dune présentation de Kienbôck. Il s'agissait d'une femme de 38 ans, qui, de 1900 à 1903, avait subi des opérations multiples pour un sarcome des fosses nasales, ayant eu des récidives successives et envahi peu à peu le pharynx, puis les deux sinus maxillaires. L'examen histologique avait été positif. Quand Kienbôck vit la malade, elle était inopérable. Il la soumit, du 15 octobre 1903 au 19 janvier 1904, à 13 séances de rôntgénisation, en laissant 8 jours d'intervalle entre 2 séances. La malade a été considérablement améliorée. Le voile du palais s'est redressé, les globes oculaires ont repris leur place ; la malade a recouvré l'ouïe et peut se diriger seule.

Ce fait est très intéressant, et, quoique la malade ne soit paa complètement guérie, Kienbôck espère arriver à ce résultat, grâce à un dispositif spécial, qui lui permettra de faire agir directement les rayons X dans les cavités nasales.

Voici l'opinion de cet éminent spécialiste sur le traitement du sarcome (en général) par la radiothérapie et la façon dont il procède : « Il existe des formes de sarcome (par exemple, sarcomes à cellules rondes ou endothéliomes de la face, originaires

SARCOME

des cavités nasale, buccale, maxillaire) qui diminuent de volume, jusqu'à la disparition temporaire (ou même définitive ?), après des séances très faibles, répétées tous les 8 à 15 jours (exposition de 2 ou 3 minutes à 30 centimètres de distance, avec une petite quantité de rayons assez pénétrants). Contre les mélano-sarcomes, la radiothérapie a donné aussi de bons résultats.

« Les cellules des néoplasmes à pullulation rapide sont donc, fort heureusement, très sensibles aux rayons de Rôntgen. Ceuxci provoquent une dégênération et une destruction des éléments cellulaires des tumeurs néoplasiques avec do faibles doses, insuffisantes pour irriter la peau qui les recouvre.

« Encouragés par de tels exemples, nous avons le droit d'espérer que d'autres processus morbides, situés dans la profondeur du corps, pourront être guéris par la radiothérapie, mais c'est encore tout un champ d'études à explorer. Souhaitons que cette œuvre trouve pour Taccomplir de vigoureux travailleurs, *

À propos de la communication de Kienbôck, Grossmann cita un cas analogue, qui fut rapidement guéri par cette méthode; malheureusement, au bout de quelques semaines une récidive se produisit; mais elle se fit en une place qui n'avait pas été atteinte par les rayons X, de sorte que cette récidive n'infirme nullement la valeur du traitement,

Holzknecht pense que le sarcome est plus sensible à l'action des rayons X que Tépithéliome. Cette sensibilité spéciale permet de se rendre compte d'effets produits en profondeur (sarcome de l'ovaire), sans qu'il oit été nécessaire de faire absorber une grande quantité de rayons X, que Sauraient pas supporté les tissus interposés, Aussi, comme les épithélîomes sont plus réfract aires, ils ne peuvent être atteints par les rayons, dans la profondeur, sans qu'il en résulte des dommages pour les tissus intermédiaires,

Freund ne partage pas cette manière de voir. Pour lui, le

Il K LOT. S§

sarcome n'est pas rapidement influencé. Il cite un cas de sarcomatose cutanée généralisée, qu'il a soumis à la radiothérapie, depuis déjà plusieurs semaines, et sur lequel il n'a encore observé aucune modification apparente.

D'après Morton, le sarcome serait modifié comme l'épithélioma et dans les mêmes conditions. On trouve, dans le British médical Journal d'avril 1904, 2 cas de sarcome traités par cet auteur. L'un fut guéri; l'autre, très amélioré, fut perdu de vue. Gomme ces lésions sont vascularisées et comme leur développement est subordonné à une bonne irrigation, les rayons de Rôntgen agiront en oblitérant les petits vaisseaux.

De même Rieder obtint la disparition d'un sarcome de la narine gauche, à la suite d'irradiations bien conduites.

Mertens a communiqué le cas d'une fillette de 11 ans, atteinte depuis 9 mois de sarcome de l'omoplate droite, atteignant le volume du poing, avec ganglions tuméfiés de l'aisselle et de la région cervicale. L'ablation fut essayée, mais ne put être complète, la malade ayant présenté du collapsus. Elle démontra cependant que toute l'omoplate et le muscle sous-scapulaire étaient envahis. Le microscope permit de constater qu'il s'agissait d'un sarcome à petites cellules fusiformes.

Au bout de 10 jours, récidive; 15 jours après l'intervention, la radiothérapie fut essayée. Les séances eurent lieu tous les jours, pendant 15 jours, avec un tube dur et durèrent chaque fois 6 minutes ; plus tard, les séances furent séparées par un jour de repos.

Dès la sixième séance, la tumeur commença à diminuer ; à la dixième, elle avait disparu ; à la quatorzième les ganglions axillaires et cervicaux disparurent à leur tour. On fit en tout 20 séances. A la lin du traitement il ne restait plus qu'un petit ganglion tuméfié au bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien. Six semaines plus tard, on ne trouvait plus trace de récidive.

La cicatrice, de linéaire qu'elle était, devint mince et bleuâtre

SARCOME

et s'étala en surface; les rayons X exercèrent donc une action manifeste sur les cellules néoformées du tissu cicatriciel.

Dans un autre cas, Fauteur eut un moins bon résultat ; il se produisit une dermatite intense ; le traitement fut suspendu, de nombreuses métastases se firent et la malade mourut,

Monllr croit que les résultats donnés par la radiothérapie sur les tumeurs sarcomateuses sont loin d'être aussi brillants que ceux annoncés dans les épitlirliomcs. Mais ici, dit-il, les procédés chirurgicaux échouent également, dans la grande majorité des cas. La conduite la plus sage serait JV>pérer les cas de sarcome limité. Dans les autres cas où la multiplicité ou l'étendue des lésions empêche toute intervention, on pourrait essayer la radiothérapie, votre même combiner son action aux injections souscutanées d'arsenic ou de toxines, d'après la méthode de Coley,

Ali Krogius a traité par la radiothérapie un homme atteint d'un volumineux sarcome de la voûte crânienne (périoste). Le malade avait subi en 1901 une opération incomplète. En 1903, la récidive se produisit, et une nouvelle intervention chirurgicale incomplète fut pratiquée. La lésion avait envahi la région occipitale. L'examen histologique montra qu'il s'agissait d un sarcome à cellules rondes, avec çà et là quelques cellules polymorphes plus grosses et de rares cellules géantes sarcomateuses.

Le traitement radiothérapique détermina, au bout de 2 mois, le rétrocession des nodules*

Quatre mois après la cessation du traitement, il ne s'était pas encore produit de récidive*

Dans une discussion qui eut lieu le 2 juin 1904 à la Société de dermatologie, Brocq a émis l'opinion que le sarcome sur lequel parait agir le mieux la radiothérapie, est le sarcome mou, en nappe, du thorax.

Sabouraud a rapporté un cas qui n'a commencé à rétrocéder qu'après absorption de 16 H.

436 ACTION tlÉSOLUTIVE SUR LES NÉOFORM AXIONS CONJONCTIVE

À ce propos^ M.Leredde se demande s'il y a guérison véritable ou seulement fonte de l'œdème, tassement des éléments cellulaires. D'après lui, seule, l'histologie pourrait le dire. Mais, comme Ta très bien fait remarquer Sabouraud, l'histologie ellemême ne le dirait pas, En effet, M. Darier, il y a quelque temps t a signala le fait d'une autoplastie faite après apparente guéri* son d'un épithélioma, à l'occasion de laquelle il avait pu déceler l'existence de travées épithélialcs survenues depuis l'ablation. Or, cette récidive histologique durait depuis 4 ans, sans avoir entraîné la récidive clinique.

Le 10 juin 1904, le docteur Bec 1ère, notre maître, a présenté à la Société médicale des hôpitaux un malade guéri par la radiothérapie d'un sarcome du maxillaire supérieur, récidivé après deux interventions chirurgicales. Il a bien voulu nous faire part de sa communication; nous allons la reproduire eu partie.

Il s'agissait d'un sarcome malin, dont le diagnostic hisfe gique avait été fait par M. Piéry et vérifié par le profesi Tripier : la malignité du néoplasme ressortissait de ce double fait. : la petitesse des cellules rondes composant la tumeur el l'abondance de la vascularisation.

Le traitement radiothéra pique avait été commencé à Charabéry, â la suite des insuccès donnés parles méthodes habituelles, et les résultats obtenus étaient encourageants. Les applications radiothérapiques étaient précédées d'une injection sous-eutanee de quinine.

Le 6 janvier $ le malade fut confié au docteur Béclère par le docteur Walther* Le traitement fut institué de la façon suivante ; Une fois par semaine, â partir du 6 janvier, on fit une irradiation , avec absorption d'environ 3 H. Après la neuvième séance, le 2 mars, la circonférence de la joue traitée a perdu 2 centimèlres, À partir du 6 avril, les séances n'ont lieu tous les 15 jours» Au commencement de mai le malade peut être considéré comme guéri»

SARCOME

Chacune des 11 premières séances a été précédée, à une demi-heure d'intervalle, d'une injection sous-cutnutV de bichlorhydrate de quinine à la dose de 30 centigrammes.

« II ne paraît guère possible, dit Béclère, de ne pas attribuer la régression et la disparition de cette tumeur à l'action des rayons de Rontgen, puisque c'est seulement à partir de leur emploi quelle a diminué de volume, tandis que ni l'arsenic ni la quinine a Fortes doses, longtemps prolongées, sous diverses formes et par diverses voies, n'ont arrêté ses progrès. »

On peut se demander cependant si la guérison est due à la seule action des rayons de Rontgen ou à l'emploi combiné de ces rayons et des injections de quinine.

« Vous me permettrez ici, dit Béclère, d'ouvrir une parentb- C'est le docteur Morton, de New- York, qui, dans un article du New York médical Record, a conseillé, en radiothérapie, l'emploi combiné des rayons de Rontgen et des injections de quinine. L'action favorable attribuée à la quinine dans le traitement des néoplasmes n'est entrée pour rien dans ce conseil. L'idée théorique qui a guidé le docteur Morton est toute différente,

« On sait que pour abréger le temps de pose en radiographie on a recours aux écrans dits renforçateurs. La plaque photographique est recouverte d'un écran portant à sa surface une substance capable de devenir fluorescente, c'est-à-dire d'émettre de la lumière visible sous l'influence des rayons de Rontgen. La plaque photographique -est ainsi impressionnée à la fuis jkiî les m vous de Rontgen eux-mêmes et par les rayons de lumière provenant de l'écran fluorescent; elle est donc plus rapidement impressionnée ou, dans le même espace de temps, plus fortement impressionnée. Le docteur Morton a eu l'idée, pour rendre plus eflicace la radiothérapie appliquée aux tissus profonds, d'introduire dans l'intimité de ces tissus une sorte d'écran renforçateur, en mêlant au liquide sanguin qui les baigne une solution fluorescente capable d'émettre de la lumière sous l'influence

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des rayons de Rontgeu ; les éléments cellulaires doivent être ainsi impresionnés à la fois par les rayons de Runtgen et par les radiations lumineuses, en particulier par les radiations violettes et ultra-violettes qui proviennent de la substance fluof cente. Un grand nombre de substances , douées de cette propriété, peuvent être introduites dans la circulation par la voie hypodermique. Parmi Ces substances, c'est au bichlorliydrate de quinine que le docteur Mortoa donne la préférence : il recommande de faire l'injection une heure ou une demi-heure au moins avant l'exposition aux rayons de Rontgen.

« 11 semble, d'après ce qu'a observé le malade et comme je l'ai rapporté plus haut, qu a Chambéry l'amélioration a progressé simultanément avec l'emploi combiné des injections de quinine et des rayons de Rîintgen, tandis qu'elle est demeurée stationnaire pendant la période où ces rayons ont été employés seuls. Si je ne tenais compte que de ce fait, j'inclinerais à regarder comme démontrée Futilité de la combinaison thérapeutique imaginée par le docteur Morton. Mais une série d'autres observations me laisse dans le doute et ne me permet pas encore, au point de \u\> pratique, une conclusion ferme, » Et à la fin, notre cher maître conclut : * L'action élective et spécifique des rayons de Runtgen manifeste aussi bien vis-à-vis des sarcomes que vis-n-vis défl épithèliomas* L'action élective et spécifique des rayons deRôatgen sur les néoplasmes peut s'exercer au travers de la peau saine, sans nuire à son intégrité, b

Le docteur Rebouh deNimes, a communiqué au Congrès de Grenoble un cas de kysto-sarcotne du maxillaire inférieur, qu'il traita, après intervention chirurgicale, par 12 séances de radiothérapie. À la suite de ces applications, les tissus (muqueuse buccale, peau) qui avaient été altérés par le développement des kystes, avaient repris leur consistance et leur aspect normaux : l'état général était excellent.

SARCOME

Il est vrai que, dans ce cas, les rayons X furent plutôt employés comme moyen prophylactique; mais cette observation montre que quelques chirurgiens commencent à soumettre leurs opérés aux rayons Rûntgcn dans le but de prévenir les récidives.

Nous avons traité plusieurs cas de sarcome, et nous devons dire que les résultats obtenus ont été très satisfaisants.

Dans un cas de sarcome cutané primitif diffus de la région dorsale, un nombre très restreint d'applications {2} conduisit h une disparition complète des tumeurs ; mais le malade fut perdu de vue, de sorte que le cas n'est pas probant.

Une autre malade présentait sur la cuisse droite un ensemble de tumeurs vasculaïres rougeàlres, saillantes» relativement peu dures, de nature sarcomateuse. La lésion était limitée à la peau. Nous l'avons traitée par la nouvelle méthode, La réaction fut assez vive, sans cependant être grave, La dose absorbée avait été de 9 à 10 H. Quand tout fut calmé, les tumeurs s'étaient aplaties, <t leur coloration «Hait motus intense. Une nouvelle irradiation moins forte fut fuite , et aujourd'hui il ne reste plus qu'un peu de coloration rougeàtre, mais toute saillie a disparu, et si la malade ne peut être considérée comme guérie» elle est -en tout cas fortement améliorée. Des résultats analogues furent obtenus sur le tiers Inférieur de la jambe gauche qui était atteinte de sarcomatose, d'un aspect objeetif différent, Ou ne voyait pas di tumeurs saillantes comme à la cuisse t mais toute la jambe (partie inférieure) était envahie par un tissu dur, rougeàtre, îniiltré, d'aspect atypique. L'examen histoiogique montra qu'il s'agissait la de sarcome.

Les irradiations furent plus modérées, et, quoique la malade soit encore en traitement, l'amélioration est incontestable.

Nous soignons en ce moment une femme qui fut opérée par le docteur Walther pour un sarcome de la parotide, et qui vit se produire une récidive G mois après. Le chirurgien jugea la malade

44o ACTION RESOLUTIVE SUlt LES NÉOFORMATIONS CONJONCTIVE*

inopérable. Quand elle vint noua trouver, elle présentait quatre grosses tumeurs dures, bosselées, occupant les régions parut idienne, temporale, rétro-auriculaire et l'hélix lui-même. Le toul était très adhèrent aux plans profonds- Le diagnostic clinique porté fut celui de chondro-sarcome, La malade avait dê]i\ traitée, chez deux médecins, par la radiothérapie sons aucun résultat; la lésion progressait et les douleurs augmentaient, Nous lui avons fait absorber 9 II environ en deux séances consécutives. Quinze jours après, la malade revenait, Les douleurs s'étaient atténuées et la tumeur s'était déjà modifiée* Une nouvelle dose de 7 H fut absorbée. Quinze jours plus tard, la malade était en réaction assez vive* Par places, Tépiderme était tombé , mais le volume de la tumeur avait diminué de moitiés au dire de la malade. Son aspect n'était plus le même, et la peau de son visage, qui était tirée par le soulèvement néoplasique, avait repris sa souplesse, par suite de l'affaissement évident des ments sarcomateux.

Au bout de quelque temps, une nouvelle séance fut faite, et la malade, sans être fruéric, est très améliorée. L'état général est excellent, le poids ne s'est pas modifié*

Aujourd'hui la malade ne présente plus qu'une petite tumeur, qui a déjà considérablement diminué de volume, et tout fait espérer une complète disparition. L*état général est parfait; les douleurs n'ont pas reparu.

Le traitement est continué avec des doses de 5 H par semaine.

Enfin Bisserié a bien voulu nous communiquer les résultats qu'il a obtenus sur deux malades atteints de mélano-sarcome. L'un, un homme, présentait un mélano-sarcome du mamelon avec ulcération et sillon péri-mamelonnaire donnant issue â un liquide purulent, sanïeux et fétide, 11 s'accompagnait d'au pathie de l'aisselle, Une première dose de 9 H avec des rayons r° 4 ou 5 fut absorbée, puis 15 jours plus tard, une seconde dose

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analogue à la première. Une réaction très vive se produisit ; les bords de la tumeur devinrent moins nets, sa consistance se mo< diiia. Au bout de quelque temps, la cicatrisation se fit, Les ganglions de l'aisselle avaient disparu, et le malade, revu 3 mois plus tard, ne présentait plus qu'uno tumeur de la grandeur d'une pièce de 5 francs, de consistance lipomateuse, sans ulcération. Les douleurs avaient totalement disparu. Une nouvelle application (4 ïl) fut faite, et tout fait espérer que l'amélioration continuera.

L'autre, une femme, a été très améliorée par un procédé différent : les doses furent plus légères et plus fréquentes ; toute réaction violente fut soigneusement évitée .

De tout cela il résulte que le sarcome oiï du moins certaines formes de sarcome sont plus rapidement modifiés que les épitluliomes des mêmes régions et situés à la même profondeur.

Comment doit-on procéder ?

Si la lésion est grave, à extension rapide, il faut aller le plus vite possible et par conséquent faire absorber la plus grande quantité de rayons X compatible avec l'intégrité des téguments.

On peut, dans ce cas, faire absorber, en une séance, & à 5 unités H avec des rayons de pénétration n° 8 ou9, et attendre, avant de recommencer, une huitaine de jours. C'est le procédé qu*emploie le docteur Béclère à Saint-Antoine* 11 est excellent, mais on peut lui reprocher de ne pas attendre, pour faire la deuxième application, que la première ait fini ses manifestations inflammatoires. Aussi, arrive-t-il parfois qu'au bout de 2 ou 3 séances, la peau est très enflammée; il faut alors suspendre momentanément le traitement.

La méthode qui nous a donné les meilleurs résultats est analogue, avec cette différence que, suivant la région et l'état des téguments, nous portons a 6 ou 7 unités H la quantité absorbée en une séance (ou en 42 séances consécutives), mais nous

44^ YUTIOS HLSOLt TIVE *VH Lfi0 NÉ0Ï OH MATIONS CONJONCTIVES

mettons entre chaque séance un espace de temps un peu supérieur à 8 jours, soit 10 a 15 jours suivant les cas.

Si la lésion est très grave, à extension très rapide, on peut même dépasser un peu la dose de 7 H; mais il faut alors savoir qu'il surviendra souvent un peu de radiodermite . Ce dernier procédé doit être exceptionnel, et seul un cas grave peut le justifier.

Ordinairement, la réaction doit être légère ; érylhème plus ou moins foncé, rarement excoriation superficielle- Toute radiodermite ulcérative doit être soigneusement évitée dans la majorité des cas. Elle relarde les applications suivantes, et le malade n'en tire aucun profit.

S'il survient un peu d'exulcération, il ne faudra trop s'en inquiéter, car la réparation est ordinairement rapide.

La pénétration des rayons doit varier évidemment avec la nature du sarcome, sa situation, sa profondeur, Nous employons, dans les cas ordinaires, des rayons n° 7 ou 8 ; quelques auteurs ont conseillé des rayons n° 10 ou 11 ; nous n'y voyons aucun inconvénient.

S'il s'agit dostéo-sar corne, les rayons devront être pénétrants (n* 9 ou 10) et il pourra y avoir intérêt à recouvrir la surface cutanée irradiée d'une mince feuille d'aluminium, qui absorbera les rayons les moins pénétrants. Le godet de réactif d'Holzknecht devra alors être placé au-dessous de la feuille de métal.

Nous sommes d'autant plus convaincu qu'il faut% dans le traitement de cette affection comme dans bien d'autres employer la méthode des doses massives, que notre malade au ehondro-sarcome avait été traitée, sans résultat aucun, par deux praticiens qui procédaient pur séances de quelques minutes, 2 ou 3 fois par semaine* Loin de diminuer, la lésion progressait. Il nous a suffi de faire 2 ou 3 séries d'applications pour voir les tumeurs s'affaisser et l'ensemble diminuer de plus

SARCOME

de moitié. Aujourd'hui l'amélioration s'est accentuée, et sous peu la guérison apparente sera complète.

Quant à l'état général des malades que nous avons traités, il a toujours été excellent. Aucun d'eux n'a présenté les phénomènes de toxémie légère signalés par quelques auteurs ; au contraire leur poids a augmentée! leur appétit a été meilleur. Ifs n'ont jamais eu de vertiges ni de fièvre* dus, d'après les observateurs qui ont constaté des accidents, à une résorption trop rapide des éléments néoformés. Il est vrai que ces accidents peuvent être mis souvent sur le compte d'un état nerveux.

En résumé, on peut dire que certains cas de sarcome sont très rapidement améliorés et môme guéris objectivement par les rayons X ; mais il faut reconnaître que d'autres cas sont tout à fait rebelles au traitement i seuls, les phénomènes douloureux sont calmés.

A quoi peut tenir cette différence?

Il est évident que des lésions très étendues, ayant envahi les plans profonds, ne peuvent être aussi favorablement influencées que les cas plus superficiels et moins généralisés. Mais» à part la question de grosseur et d'étendue, il semble bien qu'il y a, dans des cas d'apparence identique, des différences trèfl nettes dans Fa façon dont ils réagissent au traitement.

Il est probable qu'il faut en chercher la cause dans des différences de forme et d'évolution, différences encore très mal connues, On sait en effet que le groupe des sarcomes renferma un grand nombre de néoplasies ayant entre elles des différences très nettes. Peut-être des examens histologiques méthodiques des cas traités pourraient-ils nous éclairer sur ce point et préciser d'une façon plus scientifique les indications de la méthode. Mais on sait combien sont difficiles, pour ne pas dire impraticables, ces sortes d'expériences.

Loin de nous l'idée de préférer la radiothérapie à la chirurgie. Toutes les fois que l'opération sera possible sans trop de

V/l ACTION RÉSOLUTIVE SUR LES NÉÛFûïtM.YTIOKS CONJONCTIVE*

grands délabrements et avec la certitude morale d'enlever tout le tissu malade, elle devra être faite* Quelques jours après l'intervention, même avant la cicatrisation, on devra commencer les irradiations radiothérapiques pour prévenir la récidive. Ces premières applications seront légères, 3 à 4 H par semaine, et pourront très bien être faites à travers le pansement, Elles doivent être contînmes à intervalles plus éloignés (tous les 15 jours environ) pendant les 2 mois qui suivront la cicatrisation totak de la plaie opératoire.

Au moindre signe de récidive, le traitement radiothérapique sera repris selon la méthode habituelle.

Si l'intervention chirurgicale est possible, mais si la profondeur est telle qu'elle sera forcément incomplète, il faut encore opérer d'abord si le malade consent, et faire suivre l'intervention d'irradiations bien conduites.

Dans les cas inopérables, la radiothérapie peut déterminer, parfois, une guérison apparente complète, si la lésion n'est pas trop étendue.

Même si la guérison ne doit pas suivre les applications radiotluTapiques, cette méthode calmera les douleurs, pourra même arrêter quelque peu révolution, et constituera, en tout cas, un excellent palliatif, en permettant aux néoplasiques de s'éteindre sans trop souffrir, avec l'espoir de la guérison.

nus, I. — M, B..., tailleur, 37 an** — Sarcome de la région dorsale. Début il y a 5 mois par une petite tache bleue ou violacée t jaunâtre par places, qui s'agrandit de jour en jour. La lésion, d'abord plane, devint sail Jante, et on put apprécier au toucher un certain relief. Démangeaisons.

Actuellement, la lésion présente l'aspect de la photographie (planche VI). Les tissus sont infiltrés, durs; la coloration est rouge lie de vin.

20 octobre. — Adénopalhie rapide, cervicale, occipitale et axillaire. Purpura au cou.

On traite simplement les tumeurs elles-mêmes (3 gonflements)» et ces! pour cela que nous relatons celle observation

39 décembre. — Durée, 15 minutes; distance, 10 centimètres; rayons n° 6; dose, 4 à 5 II,

SARCOME

30,— Durée, 10 minutes: distance, 10 centimètres; rayons n* G ; dose, 3 IL 12 janvier. — Les tumeurs se sont considéra b ement a {laissées. Il reste un peu d'intiltralion de la peau; elle est rouge violacé, squameuse; les démangeaisons se sont calmées. La surface, au lieu d'être nodulaire, est uniforme et plane. Eu bas et a gauche de la partie traitée, il subsiste une petite tumeur d'environ 1 centimètre de diamètre. Il est probable qu'elle avait été moins atteinte par les rayons, étant à la périphérie, ou plutôt ayant été recouverte par le plomb protecteur* Le reste de la tumeur est protégé par du plomb, et sur cet élément on fait une séance de iO minutes à iû centimètres, 3 II environ.

22, — Les tumeurs se sont totalement affaissées, même celle qui était encore saillante la dernière fois. La peau est toujours rouge violacé... mais n'est plus inlîltrée.

La seconde photographie représente la partie malade à cette époque, Le malade n'a pas été revuT quoique notre intention fût de traiter l'adénopaLbte énorme, concomitante. Elle n'avait pas diminué du reste ; et il est probable qu il s'agissait là d'une leucémie.

Dus* IL — Mme V, CLM 47 ans. — Sarcome cutané situé sur le milieu de la lace interne de la cuisse droite (diagnostic histologique). La lésion mesure environ 9 cen lî mètres de long sur 3 do large, Elle est rouge violacé, de consistance légèrement mollasse, irrégulière et débordant le plan des téguments normaux d'environ 6 à 7 millimètres. La malade porte au bas de la jambe gauche une lésion de un* me nature, mais présentant un autre aspect objectif.

11 février 19U4. — Dose absorbée: 9 Hf rayons n° 5, sur la lésion de la cuisse droite.

lor nutrg, — Rougeur vive, un peu de démangeaisons ; l'ensemble semble s'être un peu affaissé.

18. —La réaction est très vive. L'épidémie s'est soulevé en phlyetènes. Elles se sont rompues et ont donné issue à un liquide séro purulent. Les douleurs ont été vives au début. Aujourd'hui, toute la surface traitée est recouverte de croûtes, mais la peau est moins infiltrée.

38 avril, — Tout est rentré dans l'ordre ; mais La lésion, quoique très modifiée, existe toujours, accompagnée d'un peu d'infiltration. On fait une irradiation, avec dose de 8 IL

10 mai. — La réaction a été vive; elle est aujourd'hui presque calmée; on attend,

H1 juin. — La lésion semble guérie ; la peau n'est plus colorée en rouge, l'infiltration est à peine sensible ; on ne constate plus de saillie de la partie jadis malade. La peau présente encore quelques squames. Les douleurs ont disparu.

La jambe gauche a été, elle aussi, améliorée.

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