‹ Traite de radiotherapieChapitre 75 sur 128 · CANCER · texte numérisé non relu

CANCER

Bien avant la découverte de Rôntgen, on avait songé à utiliser diverses modalités de l'énergie électrique pour le traitement des tumeurs malignes.

Dans quelques observations très rares, on a parlé de guérisons totales ; mais on peut, avec raison, se demander si le diagnostic porté avait été exact. En général, la méthode était surtout palliative, et on peut dire que toutes les formes de cou-

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rut furent successivement appliquées sans donner plue tic résultats les unes que les antres.

Lm découverte de Runtgim a complètement changé la face des choses: cette nouvelle forme de l'énergie, d'Abord réservée aux: ftra&ena radioscopiquesouaux épreuves radiographiques, passa dans le domaine de la thérapeutique.

Les premiers essais furent timides, niais lorsque les techniques furent plus précises, des affections morbides diverses furent guéries par des applications bien conduites.

Parmi elles, le cancer fut l'objet de nombreux essais, i*t après une période d'indifférence de la part du monde médical, on finit par s'émouvoir des résultats publiés. Quelques observateurs conseil m h>ux voulurent se rendre compte par eux-mêmes de la valeur du nouveau traitement, et entreprirent des expériences. Elles furent concluantes dans certains cas % dans d'autres, elles ne furent suivies que d'insuccès. Néanmoins, l'idée que le cancer pouvait être modiGé, amélioré, guérî même, parce nouveau procédé se répandit de plus en plus.

Après les dermatologistes, ce furent les chirurgiens qui s'emparèrent de la question, car les résultats favorables, limités d'abord à l'épithélioma cutané, semblaient s'étendre aux néoptasies moins superficielles.

On peut dire que le traitement radiothérapique du cancer est aujourd'hui à Tordre du jour. Presque tous les périodiques lui consacrent quelques articles, et cette question est l'objet de nombreuses discussions dans les diverses sociétés savantes. Cette méthode a la prétention de convenir non seulement aux néoplasies cutanées f niais encore aux tumeurs des organes profonds, comme l1 estomac, le foiet les reins, l'intestin, aussi bien qu'aux néoformations cancéreuses du sein, de la langue et de l'utérus.

Elle n'agit pas comme un caustique, mais comme un résolutif; le détermine la rétrocession du processus cancéreux ; elle est

^|8** ACTION RÉSOLUTIVE SLR LOB NLOF0RMATI05S ÉPITHÉLLtLES

donc de ce fait tout à fait différente des traitements empl jusqu'ici, si Ton en excepte la sérothérapie, qui ne compte encore que des succès discutables.

Ce qu'il faut bien savoir, c'est que la radiothérapie n'est pas capable, pour le moment, de modifier tontes les formes de cancer. Nous disons modifier, carie mot guérison nous parait risqué, malgré les résultats indubitables obtenus, notre expérience étant encore de trop courte durée.

A peu près constants sur les néoplasies cutanées, les succès sont rares sur les cancers du sein et sur ceux des autres organes, De* formes objectivement semblables à d'autres améliorées par les rayons X, restent stationnaires, ou, cequi est plus grave, évoluent vers l'issue fatale. Peut-être faut-il en chercher la raison dans des différences de nature , d'évolution ou de terrain?

Aussi, croyons-nous indispensable d'étudier isolément les

différentes localisations du cancer et ses différentes formes.

Nous indiquerons pour chacune les résultats et les méthodes,

après avoir fait brièvement un aperçu historique de la question,

rvant pour la fin du chapitre l'histologie et la pathogéoie.

Aperçu historique- Évolution. — C'est un Français, le docteur Despeignes, de Lyon, qui, le premier, essaya de traiter I. cancer par les rayons X* Il publia, en 1896, l'observation d'un malade atteint d'une tumeur maligne de l'estomac, déji frappé de cachexie avancée. Après huit jours de traitement, il présentait une diminution de la douleur, un arrêt de l'amaigrissement et la rédaction du volume de la tumeur; néanmoins, la maladie évolua vers la terminaison fatale. Comme le sujet avait -oumis en même temps aux injections de sérum, au régime lacté et a un traitement médicamenteux, l'observation passa inaperçue ; il était, en effet, difficile de déterminer la part réelle revenant l\ la radiothérapie dans l'amélioration passagère qui avait été constatée,

À la tuili Ûêê tri vaux de Schiff et Freund sur le traitement

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