Deuxième séance
Quantité, 5 H.
Ces séances sont faites avec l'installation sur statique.
25 avril 4904. — La lésion guérie est montrée à M. Brocq, qui confirme la guérison. La cicatrice est belle et à peine visible. Au centre, un petit point blanchâtre, constitué par du tissu cicatriciel à la place qu'occupait la perle.
7 mai 1904. — Dernière séance de 15 minutes pour prévenir la récidive.
La malade a été présentée à la Société de dermatologie.
Obs. XIV. — Mme /?..., âgée de 57 ans. — Début d'épilhélioma sur la face dorsale du nez. Point central noirâtre, légèrement croûteux, avec petites perles périphériques sur base indurée.
Bayons n° 5.
17 février 1904* — Dose, 10 H sur le point malade.
10 mars. — Légère réaction à la périphérie; au centre, encore une petite croùtelle. L'ensemble est plus souple ; les éléments des bords sont en régression. On fait une légère application.
Dose, 3 H.
30.— L'aspect est excellent. Il ne reste plus trace de la lésion; encore un peu de rougeur, plus de perle. Contre la récidive on fait absorber 3 H.
Obs. XV. — MmeP..., 65 ans. — Èpilhélioma végétant des paupières de l'œil gauche. La malade a été envoyée par M. le docteur Abadie. Elle présente sur la paupière inférieure, englobant le tiers interne, une surface ulcérée, végétante, de la grandeur d'une pièce de 50 centimes. Dans la même région, la paupière supérieure présente, greffé sur la face interne, un gros bourgeon épithélial, saillant, débordant, non ulcéré. Les paupières ont conservé leur mobilité.
Le tout a commencé à évoluer il y a environ 3 ans.
5^2 ACTION RESOLUTIVE SUH LES PiéOFORMÀTIOH8 r.l'ITIliLLiAi .
t& uL-rit. — 6 I! ; rayon n ■ 5< L'cbU est protégé autant que possible. u. — Le bourgeon saillant de la paupière supérieure a diminua de volume; par contre, I ulcération sous-jacente (paupière inférieure s'est creusée et s'est élargie.
Les bourgeons sont plus rouges et plus saillants» et le bord de ruJcéralion a pris une teinte violacée. On attend,
♦>. — M. le dOCtoir Sulzer, qui voit la malade, estime que r in fia mena lion des paupières est de nature infectieuse; il conseille de continuer le* séances.
en.
27.— L ulcération a complètement disparu; la paupière n'est pas
rétractée, et c'est tout juste si sa coloration laisse deviner ranci'-nne lésion* Seul le bourgeon subsiste, maïs diminué de moitié. M. Abadîe, qui a revu la malade, trouve le résultat surprenant.
7 à 8 H sur le bourgeon.
La malade continue à se faire traiter ; mais le résultat, quoiqu incomplet, mérite d*étre considéré*
Elle est aujourd'hui presque guérie.
Ose* \VL — Marie fî..M 37 ans. — Malade envoyée par M. le docteur du Pastel. Epilhêlïama cutané ayant débuté, il y a H ans, sur le bord inférieur de laile gauche du nez. La lésion a été traitée par différent* procédés
Actuellement, lésion eronteuse, avec perles sur le nez; le sillon b géuien est atteint. Les rayons employés sont du n* 5.
9 ti lo mar$ 1901* — Dose absorbée, 9 H en 2 séances.
28. — La réaction a été vive ; it s'est produit un épistavis On o« lail pas de séances.
14 avril. - La réaction est calmée; nouvelle séance sur l du sillon tiaso-génieu ; dose absorbée, *J II en 2 séances*
*J mtii. — Le sillon naao-géntea est rouge. On voit sur |\ nei une croûte d'aspect séborrhéique, qui se détache par places, Uiau-dessous d elle une peau rosée cicatricielle, où les perles ont dJswtfU On fait néanmoins une nouvelle application. Dose absorbée, S IL
16, — liéactioa assez, vive, en évolution,
{"juin* — Le nez est très amélioré et peut être i <-<>rnine
I on voit cependant un point douteux sur le sillon rtasu-geuîen ; sur «et It- région, séance avec dose de S H*
La malade BBf encore en traitement ; mais la guérison peut et: dérée comme complète.
XVII. — M. J .... T."! uns Petit épilhëthma de laile droite du datant de o" ans, traita en décembre par les pointes de
ÉPITHÉLIOMA CUTANÉ 543
Actuellement ulcération avec croûte ; les bords de l'ulcère sont indurés et on y peut distinguer quelques perles épithéliales. Prurit. Pas d infiltration bien marquée.
Du 17 février au 20 mai 1904, la malade a reçu 6 applications, avec doses respectives de 8, 8, 6, 8, 10, 5 H.
L'ulcération a diminué notablement et la cicatrisation est en évolution; mais ce fut un des cas le moins favorablement influencés. Pour ce motif, nous avons dû augmenter la dose et la porter, le 4 mai, à 10 H.
La malade est aujourd'hui complètement guérie ; la cicatrisation est complète, sans rétraction ; l'aspect est superbe.
Obs. XVIII. — M. Z,..., 81 ans. — Èpilhélioma ulcéré et croûteux de l'aile gauche du nez.
18 avril. — 8 H, rayons n° 5.
9 mai. — Lésion stationnaire, la croûte est détachée par pulvérisation.
9 H, rayons n° 5.
Le malade est encore en traitement, mais l'amélioration est indiscutable et la lésion s'achemine vers la guérison.
Obs. XIX. — Mme P. B...t 67 ans. — Èpilhélioma de la région frontale, côté droit.
La* lésion a débuté il y a 3 ou 4 ans et a progressé peu à peu. Elle a été opérée au mois de novembre 1903, et le tout a été gratté jusqu'au périoste. Au bout de 6 semaines, récidive.
Aujourd'hui, la lésion présente un aspect spécial. Sur une base indurée, saillante et rougeàtre, de la grandeur d'une pièce de 5 francs, existent 2 saillies plus marquées, arrondies, bourgeonnantes et mesurant environ 8 millimètres de diamètre et autant de hauteur. Ces saillies sont cratériformes avec bords durs, croûteux, blanchâtres, saignant facilement. Le tout est dur et adhère aux plans profonds. Douleurs assez vives.
On enlève à la curette les croûtes qui existent, et on fait, le 20 et le 23 février, une séance de radiothérapie.
Dose totale, en ces 2 séances, 10 H ; rayons n° 5.
14 mars. — La lésion est un peu moins saillante, les douleurs ont été très vives. La réaction est peu marquée. Les surfaces ulcérées saignent moins facilement.
9 H ; rayons n° 5.
30.— L'amélioration continue, les deux éléments cratériformes ont presque totalement disparu et sont remplacés par un peu de rougeur périphérique et d'exulcération centrale (qui existait déjà au début ; cratère). On attend.
48 avril. — Lésion totalement aplatie avec cicatrice étoilée au centre; a droite, une toute petite exulcération.
6 H ; rayons n° 5.
8 mai. — Réaction en évolution, rougeur; un peu d'ex ulcération subsiste à droite ; plus trace de tumeur, plus d'infiltration, et il ne reste plus que de la réaction. La malade est considérée comme guérie ; elle viendra nous voir quand les phénomènes inflammatoires seront calmés.
iO juin. — La malade revue est guérie.
Obs. XX. — Mme P..., 50 ans. — Épilhélioma larvé datant d'un an, situé sur la région temporale gauche.
On voit une plaque érythémateuse, de la grandeur d'une pièce de 50 centimes, avec bords durs, saillants, squameux. Elle est parsemée de petites nodosités. Le tout est légèrement infiltré ; pas d'adhérence aux plans profonds.
Du 29 février au 26 mai, la malade a subi 4 applications, avec doses de 8, 5, 4, 3 H.
La lésion paraissait objectivement guérie le 26 mai. La dernière séance fut faite pour prévenir la récidive.
Obs. XXI. — Mme P..., 40 ans. — Épilhélioma superficiel du dos du nez. La lésion forme une dépression sur la région nasale. Elle date de 4 ans et présente un aspect cicatriciel avec induration et perles. Elle ^a été traitée depuis 4 ans par différentes méthodes.
26 mars. — 6 H ; rayons 5.
15 avril. — 9 H.
M mai. — Réaction très vive. Exulcération avec tour rouge violacé. La partie centrale semble vouloir s'éliminer. On traite la malade par la pommade à l'oxyde de zinc.
25. — La malade nous revient avec un nez en excellent état. La cicatrisation est complète ; l'aspect est superbe ; il n'y a plus trace de la lésion.
M. Rrocq, qui a vu la malade, a été surpris, comme nous, de la rapidité avec laquelle s'est faite la cicatrisation de l'ulcération réactionnelle et de la beauté de la cicatrice. Il faut remarquer que la faible quantité de rayons X absorbée (15 H) a été suffisante pour obtenir une guérison apparente.
Obs. XXIL — M. P.... 79 ans. — Épilhélioma de la face dorsale du nez, au voisinage de l'extrémité, ayant débuté il y a 7 ou 8 mois.
Le malade présente en cet endroit une ulcération d'environ 1 centimètre de diamètre et profonde de i centimètre et demi. Elle est anfrac-
kPITHKLIOMA CUTANB
tueuse, avec, au fond, un magma séro-purulent Le bord est H mi lé paru u bourrelet dur, saillant. Toute la lésion repose sur une base indurée» comprenant toute l'extrémité du nez. Si on presse avec les doigts les ailes du nez* ou fait sourdre du séro-pus par l'éDor rue cratère. Plusieurs lésions de même nature sur la figure, mais au début.
90 twriL — 9 H ; rayons n* 5.
11 mai, — L'ulcération s'est comblée légèrement; le bourrelet périphérique s'est aplati, La réaction est assez vive* On lait une séance sur une lésion épithétiomateuse située sur la pommette gauche. Croules et exulcération par- dessous, 10 IL
30. — La croûte est tombée sur la pommelle ; il ne subsiste qu'un rivthrinf assez prononcé. Le nez va bien mieux ; U est encore rouge, mais le cratère a diminué des deux tiers au moins. On ne voit plus qu'un pertuis d'environ 5 à G millimètres de diamètre, mais encore assez profond La suppuralion, qui avait été lr«* s prononcée à in suite de l'irradiation, a cédé la place à uo peu de suintement peu abondant. L'ensemble a bon aspect. 6 IL
Le malade est encore en traitement, il n'est pas guéri ; mais il est curieux de constater la rapidité avec laquelle la réparation (partielle) s'est elTectuée- Le cas étail inopérable chirurgicaJcmenl, à moins donlever toute l'extrémité du net.
Le malade, revu Je II juin, ne présente plus qu'une petite érosion sur l'extrémité du nez ; elle est, du reste, en voie de cicatrisation,
La malade, revue en octobre, est guérie.
Oas. XXIII. — M. 7\.., 76 uns. — ÊpiihéliomQ ulcéré du nez avec croûte ayant débuté en octobre 190*2. Depuis cette époque, la malade a subi 5 cautérisations, sans que l'évolution de la maladie ne soit arrêtée
l \ janvier 1901. — Une application avec dose de 11 JI en deux séance* consécutives. Barons na 5.
De Celte Époque au 1*2 avril, elle a reçu 1 applications, avec dose respective de 7, *"i, ri, i II
À cette époque les croûtes étaient tombées, l'ulcération était réduite à un point légèrement suintant; ce n'était plus qu'une légère exulcération.
Nous n'avons pas revu ta malade depuis le 12 avril.
I, XXIV. — 3/< />... — La malade a été grattée autrefois pour épithélioma développé sur séborrhée concrète. Elle vient nous voir» ayant surtout de la séborrhée concrète couvrant les deux tiers inférieurs du net et envoyant des prolongements dans l'orifice des glandes sébacées.
546 fcCHOM RÉSOLUTIVE SUR les NKOFOR MATIONS fcPfïBÉLIAEBfl
Sur la cicatrice consécutive au gra liage , située au bout du quelques éléments commençant à proliférer.
56 août 1903, — Séance de 23 minutes, à 15 centi moires ; étincelle équivalente de 2 centimètres et demi ; rayons n" 5 ; quantité absorbée, 4 II environ sur tout le nez,
-27. — Séance analogue sur la même région,
13 octobre. — Pas d'amélioration notable; la malade ayant été ini n'a pu venir régulièrement*
Séance de 20 minutes; quantité, 3 H et demi à 4 H,
18< — Seconde séance de 15 minutes, dans les niâmes coud i lions
2 novembre* — Le nez s'est considérablement modifié, la séborrhée est atténuée en partie ; if reste, à l'extrémité du nez, quelques , èpithéliales.
Séance de -20 minutes ; quantité, 4 H,
13, — La séborrhée existe toujours ; en plus, apparition de petites perles blanchâtres à la racine du nez.
Séance de io minutes; quantité, 4 H et demi.
IL — Deuxième séance de 20 minutes de durée ; quantité, 3 à if).
27- — Le nez est un peu rouge ; au bout du nez une croule est apparue : toujours des perles à la racine du nez ; on agit seulement sur cm points en protégeant le reste qui est en réaction.
Séance de 15 minutes; quantité, i IL
4 décembre— La rougeur a diminué ; les perles épitbéliales se sont aflaîssées, mais elles existe ni toujours.
Séance sur elles de la minutes ; quantité, 4 II environ.
I L — Le BftSE est encore un peu rouge ; quelques lilameûls séborrhéiques sortent des glandes sébacées ; la croûte de l'extrémité du ne/ -
voie de disparition. Les perles sont très abaissées; elles tendent à dispa rallre, La malade accuse des démangeaisons; et comme (0 jours seulement nous séparent de la dernière séance, on lait une seule séance de lîî minutes; quantité, t B, sur les pertes encore en évolution.
30. — Les démangeaisons subsistent; on constate une fine desquamation du nez; pas d'érythème.
ince de 15 minutes ; quantité, 2 à 3 H.
I I janvier 1904, — Le nez s'est recouvert de squames adhérentsensés, augmentées probablement par l'influence de la saison, La croûte de I Vxh émilé du nez s'est reformée, plus grande et jaunâtre. Pas de démangeaisons, pas de rougeur prononcée,
QCe de 18 minutes sur tout te nez; quaultlé, 3 IL L2T. — La croûte est tombée et laisse à sa place une belle cicatrice ; li Séborrhée est très atténuée, quoique les orifices glandulaires soient très prononcés, M. Brocq, qui a vu la malade, la considère comme gué»