Calcul d'une enchevêtrure. — {a) Données. — Une
enchevêtrure comprend : 1° les deux solives d'enchevêtrure; 2° le chevêtre (ou le linçoir) ; 3° les solives boiteuses.
Lorsque l'on étudie les dispositions à donner aux pièces d'un solivage enchevêtré, on ne se préoccupe pas, d'abord, des enchevêtrures, et l'on cherche la largeur a, la hauteur b des solives ainsi que leurs intervalles 3 comme si, constituant un solivage parallèle, elles devaient toutes reposer sur les
Fig. 201
deux murs de la pièce à couvrir. Ce seront les dimensions de ce que nous nommerons les solives coinçantes.
Puis, adoptant pour toutes les pièces de l'enchevêtrure la hauteur b trouvée pour les solives courantes, on détermine, comme nous allons l'indiquer, les largeurs qu'il convient de donner aux solives boiteuses, au chevêtre et aux solives d'enchevêtrure, c'est-à-dire, en somme, les coefficients de majoration ou de minoration à leur appliquer.
Le calcul du linçoir est d'ailleurs identique à celui du chevêtre.
Dans cette étude nous désignerons par
(b) la hauteur ) , .
; . . , des solives courantes (connues) ;
(a) la largeur )
8 l'écarlement, d'axe en axe, des solives courantes (id.) ; a' la largeur des solives boiteuses (inconnue); e la largeur des solives d'enchevêtrure (inconnue) ; c la largeur du chevêtre ou du linçoir (inconnue) ; n le nombre d'espacements courants [entrevous] qui répond à la longueur du chevêtre ou du linçoir (connu) ; / la portée du plancher (connue) ;
K le rapport suivant lequel le chevêtre, ou le linçoir, partage la demi-longueur 1/2/ des solives d'enchevêtrure (connu) ;
K' le rapport de la longueur des solives boiteuses à celle des solives courantes (connu) ;
0 la charge totale par mètre carré de plancher (connu).