SURCHARGÉS ET ENCHEVÊTRÉS
devront être établies en porte à faux qu'en calculant tout spécialement la poutre, nommée /?o^ra?7 ou filet, sur laquelle on devra les supporter.
Dans ces calculs on devrait tenir compte du vide des portes, mais il est plus prudent de ne pas le faire.
Comparons la charge que nous avons ainsi trouvée cidessus à la charge du plancher.
Si nous admettons, pour intervalle entre les solives, 8 = 0m,75 et une charge moyenne de plancher Q = 450k par mètre carré, cette charge répondra à un poids de 450 X 0,75 par mètre linéaire de solive, soit337k, nombre à peu près égal au précédent. Nous pourrons donc énoncer la règle suivante.
(c) Règle (usuelle à Paris). — Une cloison légère (briques creuses ou carreaux de plâtre logés dans un bâti en menuiserie) équivaut à peu près comme poids, dans un plancher en fer, à la charge que supporte naturellement la solive.
Cela justifie la pratique ordinaire des constructeurs parisiens qui consiste, lorsqu'ils ont une cloison longitudinale à supporter, à placer deux solives courantes, au lieu d'une, au-dessous de la cloison.
(d) Observations. — 1° Cette pratique ne se justifierait pas pour un plancher en bois dans lequel l'espacement 2
Fig. 221
est moindre que dans les planchers en fer. Ainsi en supposant dans un plancher en bois 3 = 0,35 ou 0,40, la charge,
PLANCHERS EN FER A TRAVURES SIMPLES
due au plancher correspondant à chaque solive, sera la moitié de ce qu'elle est avec l'écartement 3 =0,75; elle sera donc aussi la moitié du poids de la cloison légère; d'où il résulte que sous celle-ci il faudrait tripler la largeur de la solive en bois.
2° Si la cloison est construite avec bâti en menuiserie, il sera bon de le faire en décharge, c'est-à-dire de reporter le plus possible, au moyen d'écharpes, une partie de son poids près des murs d'appui, comme l'indique la fig. 221.