TREILLIS
cTeux est égale à ce qu'elle serait si toute la charge était sur la semelle supérieure, plus la valeur de la charge appliquée au nœud inférieur. Les montants symétriques par rapportàl'axe sontégalement tirés ; le montant sur l'axe, IJ, ne fait que transmettre, au nœud de la semelle supérieure, la charge appliquée à son extrémité inférieure.
4° Dans les membrures, les efforts sont maxima au milieu de la poutre, et minima aux extrémités; dans les barres et les montants, les efforts sont, au contraire, minima au milieu et maxima aux extrémités.
II. Méthode des moments (Kulmann) (fig. 382-1, Il et III). — Comme dans le cas précédent, nous construirons un funiculaire de Collignon (fig. Il et III) qui nous donne les moments fléchissants en XZY et les efforts tranchants. Ces derniers sont figurés en traits mixtes horizontaux.
Nous calculerons encore les tensions des barres en coupant la poutre par un plan qui ne rencontre que trois barres; nous trouverons les résultats suivants :
1° Tensions des membrures (fig. I et III). — En coupant la poutre par le plan RS, nous rencontrons les deux membrures ED et FA.
Prenons les moments par rapportau nœud CDFA, nous obtiendrons la tension de la barre ED; c'est une compression. Les moments par rapport au nœud FGHE nous fourniront la tension de la barre FA; c'est une traction fa (fig. III).
Nous déduirons ces tensions de la courbe des moments, comme il a été dit plus haut pour la poutre Warren.
La tension dans une membrure se trouve donc encore en prenant les moments par rapport au nœud qui lui est opposé.
2° Tensions des barres obliques (fig. I et III). — Le même plan de section RS coupe la barre oblique DF; la projection, sur la verticale, de la tension de cette barre est égale et de signe contraire à l'effort tranchant at0 dans la section RS de la poutre.
Menons par le point a, une parallèle a,e à la barre DF, jusqu'à sa rencontre avec l'horizontale menée parle point 8; la longueur a,j donne la tension de la barre DF. C'est une compression.
La tension dans une barre oblique s'obtient donc au moyen de l'effort tranchant entre les extrémités de cette barre.
3° Tensions des montants (fig. I et III). — Coupons la poutre par le plan oblique RjSi qui rencontre le mon. tant CD. La projection, sur la verticale, de la tension de ce montant, c'est-à-dire cette tension elle-même est égale et de signe contraire à la somme des projections des forces appliquées au tronçon de gauche qui est enlevé, c'est-à-dire à la résultante de ces forces.
Ces forces comprennent : 1° toutes les forces situées à