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Résistances de sécurité des maçonneries

(a) Résistance à la compression. — On évalue ordinairement la résistance de sécurité d'une pierre, à la compression ou à l'extension, au dixième de la charge qui en amène la rupture par compression ou par extension dans un temps très court.

On se tient généralement très au-dessous de cette limite, mais on peut la dépasser dans des ouvrages très soignés et aller jusqu'au cinquième.

On donne souvent des moyennes de ces résistances, s'appliquant aux différentes sortes de pierres; mais il est toujours préférable, lorsqu'on veut construire un ouvrage important, de ne pas se fier à ces moyennes et de faire des essais sur les matériaux mêmes qu'on devra employer.

Nous donnons ci-dessous d'après M. Résal (Ponts en maçonnerie) un tableau de ces moyennes.

' D'après des expériences de M. Tourtay, Ingénieur des Ponts et Chaussées, faites sur des maçonneries constituées avec du calcaire dur, du calcaire moyennement dur ou du calcaire tendre, le mortier employé étant du mortier de ciment à prise lente, dit ciment Portland, du mortier de chaux hydraulique, ou un coulis de ciment à prise lente, il résulte les conclusions suivantes :

1° L'écrasement du mortier dans les maçonneries a lieu sous des pressions très supérieures à la résistance du mortier seul, niais très-inférieures à celles de la pierre seule.

2° Toutes choses égales, la pression qui produit l'écrasement du mortier est en raison inverse de l'épaisseur du joint.

11 semble donc qu'il y aurait intérêt à réduire autant que possible l'épaisseur des joints.

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