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I II III

Fgi. 4H7

3° Le rivetage à chaîne dit encore à double couvre-joint (fig. III), lorsque les deux tôles A et A' placées bout à bout sont réunies par deux pièces latérales B et B'.

[b) Disposition des rivets (même figure). — Nous avons: 1° Le rivetage parallèle (fig. IV), dit encore par files. — 11 est simple lorsqu'il n'y a qu'une file, il est double, triple... . lorsqu'il y a deux, trois. . . . files;

2° Le rivetage convergent (fig. V), lorsque le nombre des rivets de chaque file commence par être l'unité et croît

ensuite, en progression arithmétique, pour décroître de même. L'indice m d'un rivetage convergent est le nombre de rivets contenus dans la file centrale. Sur la figure V on a m = 3. Il est facile de voir que le nombre total des rivets, dans un rivetage convergent, est égal à m-.

{b) Eléments de résistance d'un rivetage. — Cette résistance dépend : 1° des rivets ; 2° des tôles qu'ils réunissent. Et la rupture proviendra de l'insuffisance d'un quelconque de ces deux éléments.

1° Adhérence des rivets sur les tôles. — La théorie (v. n° 165) nous a indiqué qu'une tige de fer en se refroidissant de 1 degré pouvait développer sur ses extrémités, supposées fixes, une traction de 0k,244 par mm2. Par conséquent, si l'épaisseur des tôles à réunir restait constante, l'abaissement de température de 500 degrés développerait dans le rivet un effort intérieur de traction égal à 122k par mm2, très supérieur à la limite de rupture ; pas un seul rivet ne tiendrait. Mais, en réalité, d'une part, les tôles se compriment sous la pression des têtes du rivet et, d'autre part, les tôles, au moment de la pose des rivets, ne sont jamais en contact parfait et la contraction de la tige a pour effet partiel d'amener ce contact.

Pour cette double raison, l'effort intérieur de traction est bien inférieur au chiffre précédent. L'expérience seule a pu le déterminer, indirectement il est vrai, en mesurant la résistance au frottement de tôle sur tôle qui en résulte.

D'après des expériences, faites lors de la construction des ponts Britannia, on a trouvé une résistance au frottement variant de 5k à 7k par mm2 de section du rivet. Et comme le coefficient de frottement de fer sur tôle peut être estimé, au maximum, à un tiers, cela représente une tension longitudinale du rivet variant entre 3x5 = 15k et 3 X 7 = 21k par mm2, ce qui est voisin et même supérieur à la limite d'élasticité du fer.

Gela prouve qu'un rivet qui développe toute son adhérence est, par ce fait même, dans d'assez mauvaises conditions moléculaires.

2° Résistance des rivets au cisaillement . — Supposons que le rivet joue le rôle de broche, c'est-à-dire que sa tête n'exerce aucune compression sur les tôles ; alors le mouvement latéral de ces dernières ne sera empêché que par la résistance du rivet au cisaillement. La résistance de sécurité au cisaillement est égale aux 4/5 (soit 0,8) de celle R à la traction, et si cette dernière est prise égale à 6k, cela représente 4k,8 au cisaillement, c'est-à-dire un peu moins que la résistance au glissement produite par le frottement.

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