ASSEMBLAGES PAR RIVURES
La solution la plus avantageuse consiste à donner au couvre-joint la même épaisseur qu'à la plus forte semelle ; des formules précédentes, on peut alors déduire ce qui suit :
1° Le nombre des rivets entre deux joints consécutifs doit correspondre à une section totale équivalente aux cinq quarts de la section de la plus forte des deux semelles qui sont coupées en ces points.
Par exemple si Q2 > Q3. on devra avoir
c 4 d* "nX—T.- = Q,.
2° D'un joint extrême à l'extrémité du couvre-joint la section des rivets sera équivalente aux cinq quarts de la section de la semelle interrompue en ce point. Si nous avons p semelles égales, û étant la section de l'une d'elles, le nombre total de rivets sera
ce qui déterminera la longueur du couvre-joint.
[b) Joints croisés (fig. 511). — Considérons encore un joint des trois semelles de sections Qj, £î2 et û3, et conservons les notations précédentes. En étudiant les' différentes ruptures qui peuvent se produire, nous voyons que les conditions 1, 3 et 4 trouvées plus haut subsistent, mais que la condition 2 disparaît.
le*
Di.
Fig. 5H
Il en résulte qu'en augmentant l'épaisseur du couvrejoint, on peut rapprocher les joints, mais sans changer les nombres ni et des rivets compris entre les joints extrêmes et les extrémités du couvre-joint.
Si nous considérons la rupture BiB2C2CiA nous aurons la condition
les rivets entre B et G travaillant au cisaillement sur deux sections 11 en résulte, comme :
KX — ^—>a.i, que o 4
Le nombre de rivets compris entre deux joints devra donc être tel que leur section soit les cinq quarts de la moitié de la semelle la plus forte.
S'il y a plus de trois semelles, nous retombons pour les autres sur la disposition en escalier.
Si nous avons à réunir trois semelles égales de section £2,
l'espacement minimum des joints sera donné par le nombre de rivets
en portant cette valeur dans l'équation (1) nous aurons
alors et
et le nombre total des rivets sera de 15 Q : r.d1, tandis qu'il serait de 20 Q: izd'2 si le couvre-joint avait même section qu'une semelle ; cette solution est celle qui exige le moindre nombre de rivets.
Remarquons qu'elle en exige moins que la disposition en escalier, car pour celle-ci, et dans le même cas, il en faudrait 16 Q : T.d\
(c) Joint en escalier à double couvre-joint (fig. 512). — Dans le cas où les semelles d'une poutre sont très larges, on peut placer un couvre-joint de chaque côté dans l'espace restant entre les cornières et le bord de la semelle ; on a ainsi un couvre-joint AE extérieur à la poutre, et un couvrejoint intérieur A'E' formé de deux parties égales, une de chaque côté de la poutre.
Bi
Fig. 512
La rupture suivant A'B4B3C3C2D2D1E nous amène à la condition
ni + «S -h n°c -+- ni) - *T > 2> + "2 + "3
qui, comparée à la condition (3) trouvée dans le cas du couvre-joint simple, montre que le nombre total des rivets sera moindre si l'on emploie un couvre-joint double. La rupture AB1B4A' donne la condition
d'où
soit moitié moins que dans le cas du couvre-joint simple, en supposant que le nombre des rivets sur les deux couvre-joints, intérieur et extérieur, est le même.
Sinon, c'est la somme des sections de rivets résistant au cisaillement sur les deux couvre-joints entre le point A et le point B, que l'on doit prendre au moins égale à fl3 X 5/4. La rupture suivant un joint en BB' amène à la condition
ASSEMBLAGES EN FER
que la somme des sections des deux couvre-joints extérieur et intérieur doit égaler la section de la plus forte semelle.
Si l'on considère la rupture B'BaQiC, elle nous donne la condition
«g X ^ t.— 4 - Qj > Q3 -+- Q2
Qj étant la section totale des couvre-joints égale à la plus forte semelle, il en résulte que
Le nombre de rivets entre deux joints sera double du nombre de rivets compris entre un joint et l'extrémité du couvre-joint.
Si toutes les semelles sont égales entre elles, le nombre total des rivets à employer sera de 15 £î : r.d2 comme dans le cas du joint croisé à couvre-joint simple; mais la somme des sections des couvre-joints n'est que Q, tandis qu'elle est 3/2 Q dans le cas du joint croisé.
(rf) Joint croisé à double couvre-joint. — C'est le mode d'assemblage des semelles qui nécessite le moindre nombre de rivets, et qui permet aux efforts de se transmettre de la façon la meilleure. (Mêmes calculs qu'au n° 525-6.)
Considérons toujours le cas de trois semelles ; si nous donnons encore aux couvre-joints une section totale égale aux 3/2 de la semelle la plus forte, il suffira de placer entre deux joints un nombre de rivets donnant une section égale aux cinq huitièmes de la section de la plus forte semelle ; le nombre des rivets compris entre un joint extrême et l'extrémité du couvre-joint sera encore moitié moindre que celui des rivets compris entre deux joints.
Si le nombre des rivets n'est pas le même sur les deux couvre-joints, intérieur et extérieur, la somme des sections des rivets résistant au cisaillement entre un joint extrême et l'extrémité du couvre-joint devra être égale aux cinq seizièmes de la section de la plus forte semelle
g 0. - Boulons et chevilles