DES ESCALIERS
835. On construit des escaliers de formes bien diverses; mais, dans tons, il faut observer certaines conditions qui sont dictées par nos besoins , par no» > habitudes ou par les convenances. Nous dirons d*abord que les marches d'un escalier étant des pierres posées eu retraite les unes au-dessus des autres, chacune d'elles présente à lextérieur deux faces principales : la première qui est horizontale est la marche proprement dite ; l'autre qui est verticale se nomme la contre-marche. On appelle giron d une marche, la partie de la face horizontale qui n est pas recouverte par la marche supérieure , et sur laquelle pose le pied : ou plutôt , le giron est la largeur de cette partie de la face horizontale. Il est vrai que quand les arêtes saillantes des marches ne sont pas parallèles enti^e elles, la laideur du giron serait une quantité variable dans Tétendue d une même marche ; mais alors on est convenu de mesurer ce giron , pour toutes les marches d'un escalier, sur une courbe tracée parallèlement à la projection horizontale de la rampe, et à une distance constante de 48 centimètres, attendu que c'est là la direction que Ion parcourt le plus habituellement , pour pouvoir s appuyer commodément sur la rampe, en montant ou en descendant un escalier. Aussi cette courbe est nommée la ligne de foulée , et elle joue un rôle important dans les escaliers à rampe ôourbe , où elle sert de directrice essentielle pour la distribution des marches , comme nous le verrons dans la suite.
836. La grandeur G des girons et la hauteur H des marches doivent être rigoureusement constantes dans toute l'étendue d'un même escalier, si l'on veut qu'il produise un effet satisfaisant pour l'œil et pour le parcours; mais, d'un escalier à un autre, ces deux quantités peuvent varier entre certaines limites, selon l'importance et la destination du bâtiment, et suivant l'espace disponible en plan, comparé avec la différence de niveau à laquelle il faut atteindre. Le plus ordinairement on prend G = o",3a et H = o'^,i6; toutefois , suivant les circonstances, on peut faire varier le giron de a5 à 4o centimètres, et la hauteur des marches de 1 1 à 19 centimètres, ou ao tout au plus, lorsque la nécessité y oblige; car lescalier devient alors très-fatigant à monter. D'ailleurs, il est toujours convenable d'établir entre G et H la dépendance exprimée par la formule
G -t- aH = 64*^*»^»'»^'*'^" ,