ÉPURE DE LA CROUPE DROITE
Pl. 6q. 906. Les divers tracés de fermes que nous avons donnés précédemment , n'offraient que des profils où deux dimensions seulement étaient exprimées; il s'agit maintenant de tracer Tépure complète d'un comble , avec toutes lesprojcctions nécessaires pour tailler les diverses pièces ainsi que leurs assemblages. hafig. 1 2 indique en plan la forme générale de ce comble qui est composé de deux longs-pans et de deux croupes triangulaires; et comme c'est dans le voisinage de la croupe que les pièces sont nécessairement plus nombreuses et présentent des combinaisons plus compliquées, c'est aussi cette partie du comble 'que nous allons étudier plus spécialement.
Pour simplifier l'épure, nous supprimerons les arbalétriers, pi conséquemment aussi les pannes ; de sorte que les chevrons devront s'étendre tout d'une pièce depuis la sablière jusqu'au faîtage. Dans la pratique , cette disposition aurait de graves inconvénients; car dès lors il faudrait employer pour tous les chevrons des bois d'une grande longueur et d'un fort échantillon , ce qui serait très'dispendieux , et comme frais de premier établissement et comme frais d'entretien , attendu que les chevrons étant en contact avec la couverture , se pourrissent plus rapidement que les autres pièces du comble. En outre ^ quand il faudrait remplacer un chevron de ferme, labsence momentanée de cette pièce compromettrait l'équilibre du comble entier, puisque le poinçon ne serait plus arc-bouté et maintenu dans sa position verticale par les arbalétriers. Mais, quand il ne s'agit que du tracé de l'épure, les arbalétriers et les chevrons de ferme ont des fonctions et des assemblages tout à fait analogues; ils ne se distinguent que par des équarrissagcs plus ou moins grands, et quelques légères différences que nous signalerons plus loin (n** 947); ainsi tous les détails, les coupeiset les projections quenousallons donner pour les chevrons, seront applicables aux arbalétriers dont nous faisons ici abstraction , dans la vue de ne pas trop charger l'épure de ligues homologues. Pl. 6q 907. Cela posé , sur un plan vertical perpendiculaire aux murs de long-pan , FiG. a. traçons le profil de ces deux murs , d'après leur écartement qui doit être donné parla question, tant hors œuvre que dans œuvre; puis, marquons-y l'entaille nécessaire pour loger le tirant, en prenant soin de placer le niveau supérieur A'O'B' de cette pièce un peu plus haut que le dessus de la corniche, d'une