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AMYGDALES. — HYPERTROPHIE DES AMYGDALES

cl'amy<>(lalites répétées, aussi bien chez l'enfanl que chez ladolescent ou l'adulte. La glande est alors envahie j)ar du tissu de sclérose et l'hypertrophie est dure.

Les lésions sont généralement bilatérales, mais pas toujours symétriques.

Le volume des amygdales est très variable ; il peut atteindre celui d'un œuf de poule. Ces organes sont tantôt saillants dans l'isthme bucco-pharyngé, pédiculisés pour ainsi dire, tantôt étalés entre les deux piliers étranglés, enchalonnés.

Les signes fonctionnels varient dintensilé selon l'importance de l'hypertrophie et sont plus marqués lorsque les lésions amygdaliennes coïncident avec des

végétations adénoïdes ; ils pj^, ^^^ Hypertrophie des amygdales

consistent en gêne de la (Grunwald-Laurens).

déglutition, de la respiration, ou modification du timbre de la voix (voix amygdalienne), ou diminution de l'acuité auditive.

Ces lésions ont une influence sur la conformation de la voûte palatine (voûte ogivale) et de la face (faciès adénoïdien).

L'existence de celte hypertrophie prédispose les sujets qui en sont atteints à de fréquentes poussées inflammatoires, périodes pendant lesquelles les troubles fonctionnels ne font que s'accentuer. Les suppurations amygdaliennes ou péri-amygdaliennes peuvent aussi survenir.

L'examen de la gorge amène vite au diagnostic ; les lésions en effet sont ici bilatérales, et les organes hypertrophiés ont une surface assez régulière ; les tumeurs, au contraire, sont unilatérales, et la muqueuse présente des modifications d'aspect.

Lelymphadénome seul peut être bilatéral, mais il coïncide toujours avec une énorme tuméfaction ganglionnaire.

Le traitement doit être médical et chirurgical ; médical, il aura pour objet de modifier l'état local des organes affectés par des badigeonnages répétés au chlorate de potasse, au menthol, au jus de citron. Assez souvent, sous l'influence de ce traitement régulièrement et longtemps appliqué, on voit disparaître des hypertrophies résultant d'inflammations prolongées.

On modifie l'état général du sujet par l'emploi de la médication iodée, arséniée, sulfureuse.

Mais, dans de nombreux cas, ce traitement est insuffisant ; les troubles fonctionnels restant très marqués, les inflammations surajoutées se répétant, il est nécessaire d'intervenir. On pratique l'ablation des amygdales et on peut recourir pour cela à divers procédés : ablation aux ciseaux, araygdalotomes, pince-emporte- pièce de Ruault, anse froide, anse galvanique (Voy. article de M. Baudet).

L'opération doit être pratiquée en dehors de toute période inflammatoire.

La complication la plus grave, souvent redoutable, est l'hémor^ ragie ; ce n'est pas à des lésions des gros troncs artériels que sont dues les hémorragies opératoires, mais le plus souvent à un état particulier des artères tonsillaires, qui, étant sclérosées, restent béantes à la coupe. En vue d'éviter cette complication, le chirurgien doit prendre quelques précautions préopératoires (emploi de la cocaïne, de l'adrénaline) et opératoires (choix de l'instrument selon l'âge du sujet et l'état des lésions).

TUBERCULOSE

Comme tous les organes lymphoïdes, l'amygdale peut être le siège de lésions tuberculeuses qui présentent le caractère général de tuberculoses locales bénignes.

Les irritations, les infections répétées, l'hypertrophie sont des causes prédisposantes à la localisation du bacille de Koch sur les amygdales. L'infection tuberculeuse de ces organes peut n'être qu'une localisation d'une infection généralisée (tuberculose miliaire), ou apparaître à la suite d'autres lésions de même ordre, tuberculose pulmonaire le plus souvent (tuberculose secondaire), ou bien atteindre d'emblée les amygdales et n'intéresser aucun autre organe (tuberculose primitive). Cette dernière a seule un intérêt chirurgical.

Elle a été mentionnée par Schlenker (1894), étudiée par Lermoyez (1894) et Dieulafoy (1895). En particulier, Dieulafoy montra que les hypertrophies amygdaliennes sont souvent de nature tuberculeuse. Whright, Botey, reprenant les expériences de cet auteur, arrivèrent à des conclusions inverses; pour eux, l'hypertrophie amygdalienne est rarement d'origine tuberculeuse. Cependant Brindel, Pluder, Chappell, Petit, Lermoyez et Macaigne en ont observé des cas qui ne sont pas douteux. Marfan, Scheibner pensent que certaines méningites tuberculeuses, en apparence primitives, sont la conséquence d'hypertrophies amygdaliennes tuberculeuses.

Les lésions ne prennent un aspect particulier que lorsque l'hypertrophie s'accompagne d'ulcérations.

La forme la plus fréquente de tuberculose amygdalienne est la

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