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CORPS ETRANGERS DU LARYNX

1° Mais ils peuvent descendre plus bas cL empiéter sur la troisième partie du pharynx ; 2° échapper à l'examen direct, en déterminant des signes de suffocation ; S» résister aux tractions directes faites par les voies naturelles.

Dans ces cas-là, il faut les enlever par la pharyngotomie.

Extraction directe du corps étranger. — I. Le corps étranger est petit. — A. il faut d'abord voir le corps étranger. — Pour cela, il suffit de faire ouvrir la bouche et d'abaisser la langue. Le fond de la gorge étant bien éclairé, on peut apercevoir le corps étranger et le saisir (1).

Si le malade se révolte, si la langue et les piliers, par leurs contractions violentes, gênent cette exploration, il faut placer Touvrebouche et faire Tanesthésie du voile à la cocaïne.

L'exploration du pharynx devient alors possible ; mais le corps petit et aigu peut être fixé derrière un pilier, dans l'amygdale, contre la paroi pharyngée, et échapper aux regards.

Il devient nécessaire de reprendre cette exploration au miroir. II ne peut dès lors échappera l'examen.

Cependant certains corps aigus ulcèrent ou piquent le pharynx et passent dans l'œsophage. L'éraillure qu'ils ont faite donne au malade l'impression que le corps étranger reste fixé. Et quoique notre exploration ait été négative, le malade n'en persiste pas moins à affirmer qu'il sent toujours son corps étranger. Il faut savoir résister à ses affirmations.

B. Le corps étant vu, il faut l'enlever. — Il suffit de le saisir avec une pince quelconque. S'il est fixé un peu bas dans le pharynx, il sera bon de se servir d'une pince coudée.

II. Le corps étranger est volumineux. — Les corps volumineux ayant franchi l'isthme du gosier, le malade ne peut ni les retirer avec ses doigts, ni les rejeter dans un effort de vomissement.

Or, surplombant l'orifice supérieur du larynx, ils peuvent déterminer une suffocation immédiate : ou bien, évoluant d'une façon moins dramatique, provoquer des menaces d'asphyxie lente mais certaine.

Si la situation est urgente, il faut maintenir ouverte la bouche du malade et tenter immédiatement l'extraction avec les doigts. Il faut être bien sûr de ce que l'on fait, car on peut manquer son but, enfoncer un peu plus le corps étranger contre l'orifice laryngé et amener l'asphyxie immédiate.

De sorte qu'il peut être plus prudent, si l'on n'est pas sûr de son coup, de faire d'emblée la trachéotomie.

Si la situation n'est pas d'une urgence excessive et que l'extraction

(1) Dans les asiles d'aliénés, les gardiens surveillent particulièrement les malades gloutons et sont habitués à leur retirer directement avec les doigts les gros morceaux d'aliments qu'ils ont engloutis et qui les étranglent.

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parles voies naturelles ait échoué, il faut tenter cette ablation parles voies artificielles.

Nous renvoyons aux divers procédés de pharyngotomie et principalement à la pharyngolomie latérale de Quénu et Sebileau. Voici en quelques mots les temps principaux de cette opération.

Pharyng-otomie latérale rétro-thyroïdienne de Quénu et Sebileau. — Premier temps. — Inciser le long du bord antérieur du sterno-mastoïdien, en dépassant en haut et en bas de 2 centimètres environ le cartilage thyroïde.

Fig. 134. — Pharyngolomie rélro-lhyroïdienne (d'après Quénu et Sebileau). A. vaisseaux thyroïdiens supérieurs; B, écarteur; JE, jus^ulaire externe sectionnée.

Inciser la gaine du muscle qu'on récline en dehors et mettre à nu l'aponévrose moyenne. On voit le muscle omo-hyoïdien, et derrière qui, parallèlement à lui, on incise l'aponévrose et on la récline.

Apparaissent alors au fond de la plaie : 1° le corps thyroïde avec sa capsule, recouvert parles muscles sterno-thyroïdiens et thyroïdiens; 2o le pédicule des vaisseaux thyroïdiens supérieurs, obliqueen bas et en dedans ; 3° en écartant ce pédicule en arrière, le muscle constricteur inférieur, dont les fibres se dirigent obliquemment en haut et en arrière (fig. 134).

Deuxième temps. — Sectionner le pédicule vasculaire thyroïdien supérieur ; écarter le corps thyroïde en avant : bien dégager la face externe du constricteur inférieur (fig. 135).

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