Épulis très volumineuse i^daprès lleath
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Fi};. 191. — Sarcome à myéloplaxes, aspect microscopique (Sultan-Kuss).
rouge caractéristique. Au point de vue de labondance et de la répartition de ces éléments, on distingue deux ordres de tumeurs qui correspondent bien à deux aspects macroscopiques difl'érents.
TUMEURS CONJONCTIVES DU BORD ALVEOLAIRE. 327
Il existe, en elVeL, des sarcomes durs dans les(juels les éléments fascicnlés prédominent et où les myéloplaxes iroccupent que la rég-ion centrale et des sarcomes mous où les myéloplaxes sont xibondants et répartis un peu partout, en relation évidente avec les nombreux vaisseaux néo-formés.. Il existe môme des cas où les myéloplaxes baignent dans des lacunes vasculaires.
On peut trouver des formes exceptionnelles de sarcome : sarcome à cellules polymorphes (Stepinski,) myxosarcome (Trélat), ostéosarcome (Marié), ostéo-fibro-sarcome (Stepinski) ; les fibro-sarcomes sont assez fréquents.
Toutes ces tumeurs sont sessiles et adhèrent, par leur face profonde, an périoste ou au ligament alvéolo-dentaire ; leur surface est recouverte parla muqueuse gingivale ; celle-ci présente au niveau du chorion de Tinfiltration inflammatoire plus ou moins marquée, de sorte queletissu conjonctif qui enveloppe la tumeur n'est pas nettementdistinct de celle-ci ; en certains cas même, le chorion est entièrement envahi etTépithélium recouvre directement le néoplasme. En certains points, lépithélium dégénère, la tumeur est ulcérée; en d'autres points, les bourgeons interpapillaires shypertrophient. Quelquefois ces bourgeons hypertrophiés s'avancent très profondément dans l'épaisseur de la tumeur, et leurs éléments cellulaires subissent une transformation qui les amène au type étoile de Tépithélium adamantin (Albarran, Stepinski). Stepinski fait de ces. tumeurs une variété mixte, épithélioconjonctive.
Pathog-énic. — L'origine des sarcomes du bord alvéolaire a été attribuée par Nélaton auxéléments médullaires des canaux de Havers qui s'abouchent à la surface de l'os. Pour Virchow, l'origine serait sous-périostée ; elle se ferait aux dépens du ligament alvéolo-dentaire d'après Magitot. Le début de la tumeur se ferait au niveau du collet daprès Salter, dans la profondeur de l'alvéole d'après Magitot.
Il est vraisemblable que l'origine doit varier selon la structure de la tumeur, les sarcomes globo etfuso-cellulaires pouvant être d'origine périostique et les sarcomes à myéloplaxes d'origine médullaire.
Symptômes. — Le début de l'affection est variable selon le point d'origine de la tumeur ; tantôt née à l'intérieur de l'alvéole, la tumeur comprime la dent et le ligament et, avant même d'être apparente au niveau de larcade, provoque de violentes névralgies; tantôt née dans un espace interdentaire ou sur le collet d'une dent, la tumeur ne donne lieu à aucun symptôme appréciable.
Plus tard, la tumeur ayant acquis un certain volume, devient apparente ; si elle siège sur la face vestibulaire de l'arcade, elle refoule la lèvre ou la joue. Lorsqu'on s'aperçoit de l'existence de la tumeur, elle a un volume variable : grosseur d'un pois, d'une cerise, d'une
noix; chez des malades négligents, elle peut avoir acquis un volume très considérable.
Ces tumeurs sont très adhérentes à Tos sous-jacent ; leur consistance est variable, molle, dure, selon la variété anatomique. Elles provoquent peu ou pas de troubles fonctionnels.
La muq ueuse gingivale, sous Tinfluence de la poussée du néoplasme , s'enflamme, s'amincit, s'ulcère.
La marche de ces tumeurs est lente; sauf quelques cas de sarcomes globo-cellulairesoufuso-cellulaires, qui onteuuneévolutionmaligne, le pronostic est bénin.
Dîag-iiostic. — Avant l'apparition de la tumeur, en cas de début profond, les douleurs peuvent être confondues avec celles de la carie ou des kystes radiculaires.
Lorsque la tumeur est apparente, elle peut être confondue avec une épulis fibromateuse; on In distinguera des inflammations de l'os, qui donnent lieu à un gonflement moins saillant et moins circonscrit.
Lorsqu'elles sont ulcérées, on a pu les confondre avec un bourgeon charnu (Sebileau) ; l'épilhélioma présente des fongosités saignantes^
Les diverses variétés de sarcome ne se distinguent qu'au microscope; cependant, dans certains cas, les formes globo ou fuso-cellulaires présentent une évolution rapide.
. Traitement. — On doit faire l'ablation delà tumeur et de la région où elle s'implante; pour cela, ondoitruginerl'os ou même en enlever un fragment à l'aide de la pince coupante; il est parfois nécessaire d'enlever une ou deux dents.
L'anesthésie locale est souvent suffisante.