L. DIEULAFE
MALADIES DE LA CAVriE BUCCALE.
substance, et, par son bord interne s'unit au bord externe de celle-ci ;
le vide qui résulte du déplacement du lambeau est comblé par suturé
des bords de la plaie (fig. 32 et 33)- Le procédé de Larger emprunte à la lèvre supérieure environ un de ses tiers externes ; on circonscrit un lambeau entre une incision verticale qui intéresse toute l'épaisseur de la lèvre et arrive jusqu'au voisinage de l'aile du nez, et une incision partant de celle-ci et se dirigeant dans le sens
Fi-. 31. - Cheiloplastie. Procédé tlu sillon naso-génien jusqu'à une de Sédillot. certaine distance de la commis-
sure. On avive ensuite le bord inférieur de ce lambeau par excision de la muqueuse du bord libre, on le déplace et on le suture dans la perle de substance. Mis en pra-
Fig. 32 et 33. — Chciloplaslie. Procédé d'Estlander.
tique par Larger, Jeannel, Morestin, ce procédé a donné de très beaux résultats plastiques (fig. 34 et 35).
Guinard a approprié ce procédé à la réparation de perles de
Fig. 34 et 35. — Cheiloplastie. Procédé de Larger.
substance correspondant à toute l'étendue de la lèvre inférieure. Sa technique comporte un double lambeau à la Larger et en outre utilise la muqueuse du bord rouge de ces lambeaux : de chaque côté de la ligne médiane, à l'union du tiers moyen avec chacun des tiers ex-
LÈVRES. — CIIEILOPLASTIE.
trrnos (le la lovro supérieure, incision dirigée vers Taile du nez, incision oblique parlant de ce point et se dirigeant en dehors de la commissure correspondante ; chacun des lambeaux est rabattu dans la perle de substance ; ils sont suturés l'un à l'autre sur la ligne médiane, et leur bord libre est disséqué, à partir de l'union de la zone rouge avec la peau, libéré de ses adhérences profondes et relevé à la rencontre de la niu(jueuse gingivale de manière à créer un culde-sac vesli])ulaire. La lèvre supérieure présente deux grandes brèches cpii sont comblées par rapprochement forcé des bords de la plaie et suture (fig. 36 et 37).
Fig:. 36 ei 37. — Cheiloplastie. Procédé de Guinard.
Bruns a refait toute la lèvre inférieure au moyen de deux lambeaux géniens verticaux, à pédicule inférieur ; pour chaque lambeau, on trace, à partir de la commissure, une incision se dirigeant en haut vers le sillon naso-génien, puis, d'un point éloigné de la commissure d'une longueur égale à la hauteur de la perte de substance, on tire une incision parallèle à la première et un peu plus longue ; on rejoint les extrémités supérieures de ces incisions; les lambeaux entaillés dans toute l'épaisseur de la joue sont rabattus et suturés ; les vides qu'ils laissent après eux sont faciles à combler.
m. Cheiloplastie à lambeau brachial (méthode italienne). — La méthode italienne a été peu employée dans la cheiloplastie ; elle donne des résultats médiocres ; le lambeau dépourvu de muscles et de muqueuse se ratatine, est insuffîsantà produire l'occlusion de l'orifice buccal. Cette méthode est surtout applicable à des pertes de substance très étendues en surface et peu en profondeur, à des cas où les téguments ont seuls été détruits.
Berger a employé cette méthode : un vaste lambeau taillé sur le bras y reste relié par son pédicule et est relevé sur la surface cruentée contre la muqueuse labiale restée intacte.
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