PAROTIDE. — SYPHILIS
iiTossissonienl, nous voyons que la tumeur est constituée par du tissu glandulaire parolidien, d(''Cou[)é en zones irrégulières par une infiltration embryonnaire très abondante ; en certains points même, le tissu glandulaire a complètement disparu et se trouve remplacé par des amas de cellules embryonnaires. Dans leszonesqui apparaissent claires et qui sont les restes des acini de la parotide, on voit que les cellules glandulaires ont subi des altérations considérables ; leur protoj)lasma est clair, vaguement teinté en rose par Téosine ; certaines cellules seules ont conservé leurs noyaux colorés en bleu parThématéine. On ne trouve qu'en quelques points clairsemés des vestiges des canaux excréteurs des acini. Au niveau de ceux qui sont le moins atteints, on voit nettement que l'invasion du tissu glandulaire est périphérique, car le maximum d'infiltration embryonnaire se trouve dans les espaces interacineux, autour des capillaires qui remplissent normalement ces espaces. Les vaisseaux rencontrés par la coupe ne présententd'ailleursaucunelésionquipuissefaire penser à la syphilis. En certains points, à la limite de la zone d'infiltration embryonnaire et descellulesdel'acinus parotidien,on rencontre des cellules géantes typiques à noyaux excentriques, à centre granuleux mal coloré; sur une seule coupe, on voit environ dix à douze de ces cellules géantes ».
Dans la plupart des cas, les lésions débutent par la périphérie des acini ; l'inlection est donc d'origine circulatoire ; cependant il est des cas (Legueu et IMarien, Mintz)où la répartition des lésions permet de leur assigner une origine ascendante; dans l'observation de Mintz, la contagion de bouche à bouche delà mère à l'enfantétait évidente. Lecène a admis, pour son observation, une origine lymphatique ; des ulcérations gingivales ou des lésions de carie dentaire pourraient amener le bacille de Koch dans le système lymphatique tributaire de ces tissus et de là dans les réseauxglandulaires péri-acineux.
Le traitement doit être chirurgical : exiirpation totale des lésions lorsqu'elles sont circonscrites, extirpation aussi complète que possible, suivie de curettage et cautérisation des tissus adjacents, lorsque les lésions sont diffuses.
SYPHILIS
La syphilis atteint très rarement les glandes salivaires,et on avait cru à l'immunité absolue de ces granules, lorsque Fournier et Verneuil apportèrent à la Société de chirurgie des faits qui, du reste, ne turent pas admis sans discussion. Ce sont des lésions de la période tertiaire qui ont été observées au niveau de ces glandes ; en ce qui concerne la parotide, les premiers cas furent publiés par Lang( 1880); Bock (1888) rapporta un cas de syphilis gommeuse ; Neumann (1895) en publia cinq observations, et plusieurs autres sont duesàKoschel (1898). De Lapersonne a récemment observé une parotidite double coïncidant avec de l'irido-choroïdite et d'autres lésions manifestement syph'li-
tiques. Chez tous ces malades, on observe le gontlement de la glande, son induration irrégulière ; les ganglions préauriculaires sont aussi tuméfiés. Divers troubles fonctionnels (déglutition, mastication) peuvent résulter de cet engorgement uni ou bilatéral. Certains points de la glande tuméfiée peuventse ramollir, devenir fluctuants, s'abcéder, mais cette terminaison est très rare. D'après Koschel, la svphilis parotidienne se traduirait par une hyperplasie inflammatoire chronique ou par une infiltration gommeuse; Neumann décrit les formes scléreuse et gommeuse.
On peut confondre la syphilis glandulaire avec celle des ganglions de cetterégion; Hartmann croit que certains des cas publiés n'ont été que des adénites profondes consécutives à des lésions syphilitiques des cavités voisines.
Selon le genre des lésions, on pourra confondre l'affection avec une parotidite aiguë ou chronique, avec un kyste, un épithélioma, une tumeur mixte, mais presque toujours le sujetprésente d'autres signes de syphilis; en outre les lésions parotidiennes se caractérisent par la lenteur de leur évolution, leur indolence, leur consistance dure, leur peude tendance à la suppuration. En certains cas, le traitement mercuriel servira de critérium ; c'est aussi la seule thérapeutique rationnelle à instituer.
ACTINOMYCOSE.
On a observé dans divers cas des lésions actinomycosiques dans la région parotidienne; c'est une localisation de Tact inomycosecervicofaciale (Bernard, Guder); elle ne présente rien de particulier au point devuecliniqueetnediflere pas, dansses descriptions, de Tactinomycose génienne, déjà étudiée.