ABLATION DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE
Les inflammations chroniques sclérosantes, les calculoses compliquées de suppuration ou d'atrophie glandulaire, les diverses tumeurs nécessilentrablationde laglande sous-maxillaire. La ligure 107 montre que cette glande est facile à atteindre par la voie sus-hyoïdienne ; c'est celle qui est ordinairement suivie. La technique de cette ablation doit être ainsi réglée :
1° On mène une incision parallèle au bord inférieur du maxillaire, tout le long de ce bord et à 1 centimètre au-dessous de lui. L'incision intéresse, la peau, le tissu celhdaire, le muscle peaucier;
•2° A l'aide d'une sonde cannelée, on soulève l'aponévrose cervicale superficielle, et on l'incise tout le long du bord inférieur delà glande ou de la tumeur.
3» On dégage le pôle postérieur de la tumeur ou de la glande, on le soulève et on recherche l'artère faciale, on pratique une double ligature, au-dessous et au-dessus des branches destinées à la glande. La veine faciale peut être ménagée à la condition de pincer les vaisseaux qui viennent de la glande et de les forcipresser ; on peut ainsi, si les adhérences de la tumeur l'exigent, sacrifier cette veine, entre deux ligatures ;
4° On dissèque la glande dans la profondeur; on la libère grâce à son enveloppe celluleuse ; on la lire hors de sa loge et on atteint le pôle antérieur qui est profond, insinué sous le muscle mylo-hyoïdien, on sectionne à ce niveau le canal de Wharton ; on a des veinules à comprimer (fig. 107).
Lorsque la tumeur est adhérente aux organes voisins, on doit parfois sacrifier des muscles, ruginer la surface de l'os maxillaire.
On enlève les ganglions, s'il en existe, en même temps que laglande et la tumeur.