‹ Traité de stomatologie (volume 2)Chapitre 84 sur 197 · VOÛTE PALATINE ET VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

VOÛTE PALATINE ET VOILE DU PALAIS

La paroi supérieure de la cavité buccale avec ses relations nasales et phaj-yngiennes a une pathologie qui se confond parfois avec celle de ces cavités ; il est possible néanmoins de grouper un assez grand nombre de faits intéressant le stomatologiste. Je laisserai toutefois de côté, pour l'étudier dans un autre chapitre, la pathologie propre aux os maxillaires supérieurs.

A. — AFFECTIONS TRAUMATIQUES.

Les plus légères et les plus fréquentes des lésions traumatiques sont dues à Taction vulnérante de certains aliments, arêtes de poissons, pointes osseuses. Elles peuvent donner lieu à des hémorragies ou à de petits abcès.

. Des blessures dues à renfoncement de corps étrangers tenus dans la bouche, crayons, crochets à tricoter ou à la pénétration d'une pointe de fleuret, etc., peuvent créer des plaies plus profondes. Bérard et Denonvilliers ont signalé le cas d'un enfant de cinq ans qui, en tombant avec violence, la bouche ouverte, s'était enfoncé dans le voile du palais le manche d'une petite pelle qu'il tenait à la main. Cette cloison musculo-membraneuse avait été perforée et présentait une ouverture à bords déchirés, de 5 à 6 millimètres de diamètre, qui se cicatrisa complètement dans l'espace de quelques jours. Le voile du palais peut être perforé : il a même été fendu au niveau de son bord libre.

Les coups de feu dans la bouche présentent des désordres très graves étendus au massif osseux, consistant en fractures et éclatements de la voûte, disjonction des piliers, hémorragies souvent très abondantes.

Hassler a cité un cas de plaie perforante de la joue par baïonnette d'infanterie qui s'accompagnait de lésions du pilier antérieur gauche et de l'amygdale du même côté; l'hémorragie, d'abord abondante, s'arrêta spontanément.

Page 1