‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 114 sur 129 · EXTRACTION DES DENTS TEMPORAIRES · texte numérisé non relu

EXTRACTION DES DENTS TEMPORAIRES

(liic radiillc. Si, (('pciuJaiil, il résislc ol se rlôhal, « un aide main tiendra solidcnicnl rcnlani sur nnc chaise on sur ses genoux, selon l'Age; il lui <'iiserrera les jambes dans les siennes entre-croisées, lui maintiendra les mains avec sa main gauche, la droite forçant la l«Me à resler ai)i)uyée contre sa poitrine. Si reniant résiste \vo\), un deuxième aide peut devenir utile pour maintenir les mains, le preuiieise contentant de fixer la tète » (Goure). Pour forcer reniant à ouvrir la bouche, Topéraleur lui pince h; nez; pour maintenir la boucln; ouverte, il se garde bien de mettre les doigts entre les maxillaires pour éviter de cruelles morsures, — à moins d'avoir un doigtier métallique; — mais avec un doigt de la main gauche il déprime la joue près de la commissure, de manière à la refouler entre les deux arcades dentaires. Un ouvre-bouche, un bAillon peut au besoin être glissé du côté sain.

L'exlraclion des dents temporaires est ordinairement très facile, es parois alvéolaires étant tendres et peu résistantes. Lorsqu'elles sont près de leur chute physiologique, elles deviennent branlantes par suite de la résorption radiculaire, et l'extraction peut être demandée par suite de la gène apportée à la mastication. Dans ce cas, le davier est inutile et les doigts suffisent pour cueillir le moignon coronaire. Toutefois, une bonne précaution est de le saisir non avec les doigts nus qui peuvent glisser, mais par l'intermédiaire d'une fine compresse. Lorsque l'on a à faire l'extraction précoce de dents entières, — molaires provoquant des abcès, canines causant l'hétérotopie des incisives de remplacement, etc., — les daviers pour adultes peuvent, en général, être utilisés. Il existe, cependant, une série de daviers spéciaux pour dents temporaires, de dimensions plus faibles que les daviers ordinaires; ils sont très pratiques, mais nullement indispensables.

10 MAXILLAIRE SUPÉRIEUR. — Premier g-roupe : incisives et canines. — Le davier employé pour ces dents est du môme modèle que le davier droit des incisives et canines permanentes, mais de dimensions plus réduites. Les couronnes des dents de lait étant plus étroites, il est bon que les mors soient en proportion. Il y a peu d'elTort à faire pour luxer ces dents en dehors.

Deuxième g-roupe : molaires. — Les molaires temporaires ont trois racines, comme les molaires définitives. Il n'y a pas de prémolaires de lait. Le davier à molaires supérieures temporaires ressemble, cependant, à celui des prémolaires permanentes, parce que son mors externe est mousse et non pointu. Ce davier suffit pour luxer la dent en dehors.

•2° MAXILLAIRE INFÉRIEUR. — Premier groupe : incisives et canines. — Le bec de faucon à bords mousses, usité pour les dents permanentes, peut servir pour les dents de lait correspondantes; on luxera en dehors.

Deuxième groupe : molaires. — Le davier usité pour les molaires de lait inférieures est du même modèle que le davier à molaires inférieures d'adultes, dont les branches sont parallèles à l'arcade dentaire. On luxera en dedans ou en dehors suivant la direction de la dent, l'état de ses faces vestibulaire et linguale, en se souvenant que de toutes les dents de lait ce sont celles qui tiennent le plus (racines très diverg-entes). Toutefois, ne pas trop enfoncer les mors pour ne pas saisir la couronne de la prémolaire permanente.

On peut aussi employer le bec de faucon à molaires inférieures permanentes pour l'extraction de ces dents.

3" EXTRACTION DES RACINES TEMPORAIRES.— Les dents de lait très cariées perdent rapidement leur couronne friable, et il reste les racines ; celles-ci ne peuvent guère être extraites ensemble, et l'on doit les saisir l'une après l'autre. L'alvéole est assez tendre pour qu'on voie souvent l'apex des racines inférieures traverser la gencive en séton, au grand elfroi des parents qui craignent de voir la dent « percer la joue » .

On se servira pour les racines du haut d'un davier-baïonnette à mors fins, et pour celles du bas d'un davier à racines inférieures (droit ou bec de faucon). Ici, plus que jamais, il faut se garder d'enfoncer trop les mors pour ne pas blesser le follicule de la dent de remplacement. L'élévateur peut être utile dans le cas de l'apex faisant saillie dans le vestibule.

Quoique les racines des molaires de lait ne soient guère adhérentes, leur extraction est souvent une source d'ennuis parce qu'il y a plusieurs fragments à retirer les uns après les autres, chez un sujet qui crie, qui se débat, qui souffre de l'enfoncement du davier dans la gencive. L'aneslhésie locale au chlorure d'éthyle est la seule applicable, mais peut encore rendre des services si on la transforme en légère anesthésie générale par pincement du nez de l'enfant, d'où inhalation de quelques vapeurs de chlorure d'éthyle et narcose superficielle.

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