‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 12 sur 129 · Manipulationïc,-!, non destruc- pilluns inutile · texte numérisé non relu

Manipulationïc,-!, non destruc- pilluns inutile

tive pour es dents saines. i

Libre accès et ciiupa^e des ansrlcs inutile.

OH AIJHESIF.

Le meilleur de tous.

Presque aussi bon que l'or adhési '.

La meilleure de toutes les matières.

Faible.

Exclut.

Très peu.

Bon conducteur.

La plus fatigante de toutes les matières.

Très difficile pourlecorps et l'esprit.

Médiocrement

Très bien.

Presque aussi l)on que l'or adhésif.

-VM.VLGAME.

Se boursoufle et s'écorne sur les angles.

Se corrode légèrement.

Mauvaise.

Médiocrement.

Très bien.

Considérable ment.

Moins bon conducteur que l'or adhésif.

Moins fatigant que l'or adhésif.

Difficile.

Moins bon conducteur que l'or mou.

Eacile pour le patient.

Facile.

Pas d'adhérence.

Sillons profonds nécessaires.

Nécessaire.

Sillons sou vent nécessaires.

Nécessaire.

Sillons pro ■ fonds nécessaires.

Nécessaire.

Sillons iiéce;^ saires.

Inutile.

TABLKAU DES DIVIC RSIÎS MATIERES OIJTUKATKICES. T.

matières obturatrices.

iXYPHOSrilATI-:

niî 7.l^^..

iwciii.iiiu lu; m: /.rx:.

Uonnc rësislaiiLC ù récrascniciit j)ar suite de radhérouce. Usure jiar abrasion.

Très fail)lc.

«-.IMKNTS

Ar.\ sii.u:ati:s.

GL'TTA - l'ICHCIIA .

Kic rnnciii.AiNE.

lM,\^s I» on.

Lesnicillcursde tous les cinienls à ce point de vue.

Résistent mieux (|ue les autres . ciments.

Bonne pour peu de temps seulement.

E.vclut partiellement.

l'arliellement.

Très peu.

Man(|ue de résistance à la pression.

Usure.

Faible.

Assez bonne.

Laisse passer aux bords.

Empêche.

l'Àlatcnt sur

les an^le^.

Excc 11 ente

ré-islance à

l'écrasement.

ICxcclIente.

La meilleure matière à ce nointde vue.

Exclut.

Ijii pèche.

I^.\c<;llente r('-sistancc,

Ivvcellciitc.

Faible

Exclut.

Empêche.

Excellent, comme mauvais conducteur de la chaleur.

La jilus facile de toutes les niiitièrcs.

Douloureux pour les denti nés sensibles.

La plus facile de toutes les matières.

Grande adhérence.

Sillons inutiles.

Le moins facile de tous les ciments.

Le moins facile de tous les ciments.

Le moins adhéi-ent de tous les ciments.

Sillons souvent nécessaires.

Inutile

Facile.

Facile.

Adhérence modérée.

Sillons souvent inutiles.

Inutile.

Facde.

l'"aciU

Assez difficile.

(îrande adlii'rence.

Sillons pas toujours nécessaire-*.

Absolumenl nécessaire.

28 M. GUIBAUD. — OBTURATION DES DENTS.

vailles. C'est un corps très mauvais conducteur de la chaleur et de rélectricilé. Sa couleur est assez semblable à celle des dents (gutta blanche) ou des gencives (gutta rose). Lorsqu'elle est ramollie parla chaleur, elle adhère aux cavités sèches. Elle n'est pas attaquée par les liquides buccaux ; elle durcit même dans les bouches où se dégage de l'hydrogène sulfuré (putréfaction, etc.), sans doute en subissant un commencement de vulcanisation. Enfin une précieuse qualité de la gutta, c'est qu'elle nesl pas irritante pour les tissus mous de la bouche et peut, par conséquent, être placée sans inconvénient au contact des gencives.

Son principal défaut réside dans sa faible consistance, qui la fait s'user très rapidement lorsqu'elle est exposée à des frottements. Ue plus, elle devient souvent poreuse lorsqu'elle contient de l'oxyde de zinc, ce sel pouvant être dissous par l'acide lactique. Enfin, elle se contracte légèrement en se refroidissant, mais dans les obturations bien faites, cette contraction est négligeable et ne nuit pas à son adaptation.

Indications. — Le principal emploi de la gutta consiste dans les obturations temporaires. Elle y est incomparable, à cause ue son étanchéité, de sa non-conductibilité pour la chaleur, de la facilité de sa mise en place et de son enlèvement.

Elle permet, pendant le traitement d'une caiie dentaire, de soustraire la cavité à l'influence du milieu buccal en empêchant l'infiltration des liquides chargés de microorganismes, et d'obtenir par conséquent le maximum d'action du pansement antiseptique. Réciproquement, elle s'oppose à ce que les médicaments caustiques ou toxiques du pansement se répandent à l'extérieur de la dent.

Sauf les cas où il y aurait inconvénient à faire de la compression (pulpe congestionnée, etc.), la gutta s'impose donc, comme pansement occlusif, de préférence aux cotons imbibés de benjoin, de Qollodion ou d'autres substances isolantes, qui ne remplissent pas toujours suffisamment leur rôle et laissent trop facilement des caries simples se transformer en caries pénétrantes par infection de la dentine et de la pulpe.

Lorsque le traitement est terminé, on peut encore obturer provisoirement une dent à la gutta de manière à la laisser en observation un certain temps avant une aurification, par exemple, et à s'assurer que la pulpe ne réagira pas (carie non pénétrante) ou que les canaux sont bien aseptiques.

(irâce à sa non-conductibilité pour la chaleur, la gutta peut serviià garnir le fond des cavités proches de la chambre pulpaire, surtout dans les cas où l'obturation doit être métallique. S'il s'agit, par exemple, d'une face triturante de molaire, le tiers inférieur de la cavité sera rempli de gutta et les deux autres tiers d'or ou d'amalgame.

Gomme obturation définitive, la gutta peut encore rendre des

OBTURATIONS A LA GlJTTA-l'ERCllA.

services dans les ras de caries proxirnales situées prrs de la gencive ou s'étendaul sous la gencive, lorsque les parois sont trop faibles pour une obluralion inélMlli(|ue, el que \e cinicnl est conlre-indiqui'; coninie pouvnul. irriler la inncpieuseou se dissoudre lro|) lapidcmenl. La gulla rose en plaques est celle <|ui convient Ic^ mieux pour cet usage, nt'lant pas rendue poreuse par l'acl ion des liipiides buccaux. La gulla est emplovée d'une manière systématitjuci par beaucoup de spécialistes pour le scellement des pivots, des coi^ronnes métalliques et surtout des bridges. On Tulilise encore pour Técartement

Fig-. 13. — Appareil de Flagg.

des dents trop serrées, avant de commencer le traitement des caries proximales. La chloro-percha sert surtout pour l'obturation des canaux; on peut encore en enduire le fond d'une cavité où elle forme une pellicule isolante.

Gontre-indications. — La gutta s'usant très vile lorsqu'elle est exposée à la mastication ne peut servir, dans ces cas, que pour des obturations de courte durée, et surtout pour des pansements.

De même pour les surfaces débordantes, les reconstitutions d'angles ou les cavités peu profondes et largement ouvertes, son adhérence n'est pas assez grande pour l'empêcher de se détacher <'l de se soulever en masse si elle vient à porter à faux dans un mouvement de mastication.

M. GUIBAUD.

OBTURATION DES DENTS.

Mode d'emploi. — La gulLa doit être ramollie par la chaleur au moment de son emploi. Le procédé le plus usilé consiste à la chaulïer au-dessus de la flamme (gaz ou alcool) du brûleur de la tablette. Il faut veiller à ne point dépasser la température voulue, — qui varie, avons-nous dit, aux environs de 100°, — et ony arrive aisément, surtout si l'on procède graduellement pour échauiïer également toute la masse.

Un excès de chaleur peut détériorer la gutta et lui enlever ses qualités, en particulier la rendre cassante, friable.

Il existe des appareils qui permettent de régler le degré de chaleur et d'éviter le contact de la flamme. Nous citerons celui de Flagg (fig. 13) à trois plateaux superposés, les deux plateaux supérieurs servant à ramollir les gui tas à haute ou basse température, l'inférieur à chaufter les instruments; celui de Storer How ou réchaud thermoscopique (fig. 14) avec plaque en stéalite gardant assez longtemps sa chaleur et index de métal fusible aux environs de 100".

Instrumentation. — Les instruments nécessaires pour les obturations à la gutta

Fi^^ 11. — Appareil de Storer How

Fiji. 15. — Fouloir électrique de Faugrht.

cons-îstent : 1° dans des fouloirs servant au bourrage ; 2° dans des instruments coupants destinés à enlever l'excédent et à finir l'obturation (fig. 16).

Les fouloirs en forme de tronc de cône sont préférables aux fou-

OBTURATIONS A LA GUTTA-FEllCHA,

loirs sjili(''ri»|ucs coiiimc n^issaiil piii- mil' |>liis lîu'j^e surface ; ils pcMMiiL'Ut'ul <r(''lalor la gui la sur lo loud de la i-avilé satis risquer de la voir se soulever à cCAr de la partie foulée. Leur (îxlréinilé doil (Mre lisse et non striée, pour réduire au minimum leur adhérence avec la gutla.

Les inslrumenls nécessaires au liuissage p euvenl être de petites lancettes à l)Ords tranchants ou des spatules à bords minces. Il existe des instruments doubles très commodes ayant à une extrémité un Ibuloir el à Taulre une spatule.

Mentionnons le fouloir de Fauglil (iig. 1."») à chaulVage électrique, destiné à empêcher le rel'roidisseuient de la gutta et à la maintenir plastique pendant le bourrage.

Obturation. — La dent à obtur«n' doit être tenue à Tabri de Ihumidité, la gutla n'adhérant que sur des parois sèches.

On peut se dispenser d'appliquer la digue dans la plupart des cas; ce serait fastidieux pour de simples pansements. On ne l'emploiera que si les autres procédés d'isolement de la dent sont insuffisants. Après Éj'étre opposé à l'accès de la salive, on séchera la cavité et même on réchauffera légèrement avec la poire à air chaud. La cavité n'a pas besoin d'avoir une forme spéciale ni des points de rétention.

Kii. 16. — Fouloiis et spiilulcs.

D'autre part, ou aura piqué un morceau de gutta au bout de la

spatule. Si la cavité est assez petite, on prendra un morceau un peu

plus grand que son calibre pour Fobturer d'un seul coup ; si elle est

étendue, on emploiera plusieurs morceaux, sans quoi la masse ne

serait pas également ramollie. Dans ce dernier cas, l'opération est

un peu plus longue et la nécessité d'éloigner Thumidité pendant

toute sa durée est particulièrement urgente, les morceaux de gulta

ne pouvant sans cela adhérer les uns aux autres. La figure 17

empruntée au traité de Kirk offre un exemple d'obturation d'une

grande cavité à la gutta, les numéros

de 1 à 4 désignant l'ordre dans lequel ont

été placés successivement les morceaux

qui la composent.

On tassera chaque morceau avec le

fouloir en tronc de cône chauffé à la

flamme. Une fois la cavité remplie, la

spatule égalementchauffée étalera l'excès

de gulta sur les bords. Il faut éviter que Fie:. 17. — Obturation dune , , i , -, , i • i

grande cavité à la f;uiia- Cet excédent soit trop volummeux, les

percha. efforts nécessaires pour le détacher pou-

vant soulever la masse. A ce moment, la prévention de la salive n'est plus nécessaire, et on peut faire rapprocher les mâchoires, si l'obturation intéresse la face triturante, pour obtenir « l'articulé », c'est-à-dire l'engrènement exact avec le tubercule antagoniste.

On ne cherchera pas à reconstituer les angles proximo-trituranls pour n'avoir pas de porte-à-faux ; on les taillera en biseau fuyant.

Il reste à finir l'obturation. L'excès de gutta qui déborde tout autour de la cavité sera enlevé pnr parcelles, soit au moyen d'une mince spatule chauffée, soit à froid à l'aide d'une petite lancette bien coupante. On raclera du centre à la périphérie, suivant le principe général déjà exposé, jusqu'à ce que la surface de la gutta se continue avec celle de la dent, sans bourrelet saillant sur les bords.

Le polissage de l'obturation sera obtenu soit par les minces bords de la spatule, soit par le frottement avec un coton imbibé de chloroforme, soit même avec des disques de papier à l'os dé seiche.

Enlèvement. — Pour enlever une obturation à la gulla, il sulfit d'un excavateur chauffé à la flamme ou d'une fraise mue par le tour.

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