‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 29 sur 129 · AUIUFICATIONS A L'OR NON AUIIKSIK OU OR MOU · texte numérisé non relu

AUIUFICATIONS A L'OR NON AUIIKSIK OU OR MOU

sens de sa lonji^ueiir, le coiilcau à or, on replie sur lui la sri-vielle. I.a feuille d'or est ainsi neltemcnl pliée en deux dans sa longueur. On recommence Topéralion, el on oblient un ruban d'une épaisseur cjuadruple de celle de la rruillc d'or |)rimilive et d'un seizième de sa lartj;eur.

Au lieu de plier la feuille ainsi en rubans aplatis, on peut disposer la feuille en rouleaux. Pour cela, ou bien on se sert d'une liy;e métallitiue spéciale autour de Ia(|uell(! on enroide les bandes précédentes, ou bien on place ces bandes sur une serviette et, en appliquant un instrument cylindrique au milieu de leur longueur, on oblige les bords à se recroqueviller, de telle sorte <{u"ils se rejoignent presque. Il suffit alors de prendre la serviette entre les paumes des deux mains et de faire un mouvement de va-et-vient qui transforme la bande en un rouleau.

Veut-on laisser ce rouleau épais et lâche, il suffit de ne pas le serrer entre les deux faces de la serviette : au contraire, en le serrant de plus en plus fort pendant le va-etvient, on obtient un rouleau mince et serré. Qu'on ait adopté la méthode des rubans ou celle des rouleaux, on procédera maintenant de la même façon. Prenant l'extrémité de l'un d'eux à l'aide de la pince, on le porte contre la paroi la plus éloignée, à la jonction de celte paroi avec le fond de la cavité. On se sert pour cela d'un fouloir cunéiforme courbe. On rabat alors la partie extérieure sur la partie déjà placée. Le bout intérieur de chaque pli touche le fond de la cavité, tandis que le bout extérieur dépasse l'orifice de 2 ou 3 millimètres. On continue ainsi jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de faire pénétrer de nouveaux plis dans la cavité. On introduit alors le fouloir cunéiforme au centre de la masse d'or, et on la foule énergiquement dans tous les sens contre les parois. On détermine ainsi au centre de l'or une nouvelle cavité que l'on remplit par laFig. iu.^ — même méthode. Cela fait, on prend un fouloir semblable, ^'^"'^^'^"

'a or.

mais de calibre moindre, et on cherche à déterminer le

long des parois des cavités nouvelles pour les remplir d'or à leur tour.

C'est ainsi qu'on arrive à remplir la cavité d'or en totalité. Il faut

alors condenser toutes les parties qui dépassent la surface de l'or et

la masse entière ensuite. Pour les parties qui dépassent, on prend

des instruments à pointes mousses droits ou courbes, et on condense

Vig. 'i5. — Ciseaux pour or feuilles.

NOGUÉ. — AURIFICATIONS.

l'or avec toute la force dont on est capable. Les instruments à manche de fortes dimensions, à pointes robustes, qui permettront des pressions puissantes seront les meilleurs.

Fig. 47. — a, feuille d'or ; b, feuille divisée en quatre fragments ; c, couteau à or transformant un des fragments en ruban; d, fragment de la feuille et ruban.

Mais, dans cette méthode d'aurification comme dans les suivantes, la condensation à la main n'est jamais suffisante, et cela est si vrai

que, l'opération terminée, si Ton suppose qu'on puisse faire sur elle l'essai d'une pression supérieure à celle déjà appliquée, on verra celte masse métallique céder sur les points où s'exercera cette pression, indice certain que la condensation de l'or n'était pas suffisante.

Gomme la condensation en masse se fait de la même façon^ quelle

Fig. 48. — Fouloir pédiforme plaçant le ruban.

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